Wednesday, 11 February 2009

SOUFFRANT DE L'EXCLUSION LUI IMPOSEE PAR LE RWANDA ET LA RDC, L'ONU CHERCHE A RENTRER SUR SCENE PAR LES PETITES PORTES

C'est en tout cas ce que suggère le voyage hypocrite que vient de conclure John Holmes sous-secrétaire général des affaires humanitaires de l'ONU. C'est aussi cela que suggère le retour d'Olosegun Obasanjo. Il était à Kinshasa hier et serait en route pour Kigali avec passage obligé à Goma bien sûr, comme le rapportait radio okapi tout à l'heure. Il serait souhaitable que ces voyages ne servent pas seulement à avaliser l'extension de la présence des troupes ougandaises et rwandaises au pays. C'est trop souhaiter parce que l'ONU déjà justifie l'extension depuis le week-end.
Par ailleurs, il serait opportun que ces personnalités et les media, normalement loquaces, de profiter de l'occasion pour dénoncer les interpellations en cours et décourager également celles planifiées par les autorités au Rwanda visant des congolais. En effet, des rumeurs circulent au pays comme quoi des éléments de la police et de l'armée rwandaises contactent des individus par écrit ou par téléphone distribuant soit des menaces, soit des avertissements. Dans l'ensemble, ils sont soupçonnés de ne pas cautionner les nouvelles alliances et leurs conséquences immédiates ou futures. Peut-être il est difficile pour les voisins de l'autre côté de la frontière à Gisenyi de comprendre la méfiance des congolais, même tutsis, envers le trio Kamanzi-Munyampenda-Ntaganda. Cette méfiance est naturelle, rationnelle et logique parce que ce trio là n'a pas à coeur la restauration de la dignité du Congo et du Congolais. On n'a même pas besoin d'autre preuve, ce qui se passe là aujourd'hui suffit pour comprendre. Tout congolais sain d'esprit sait que de toutes les alliances que notre cher Kivu a souffertes, la dernière en date est la moins efficace parce qu'elle ne tient pas en compte une cause légitime et dont la défense était sur les bons rails. Obasanjo a vu cela, quand il déclarait au bout de sa première rencontre avec Laurent Nkunda, que toutes les doléances de ce dernier étaient légitimes. S'il le voulait Obasanjo pourrait aller voir le traitement reservé aux refugiés congolais au Rwanda depuis le jour où ils ont osé reclamer la libération de Laurent Nkunda. De sources discrètes affirment qu'ils sont encore encerclés dans les camps par des éléments de la police et de l'armée. Non seulement faut-il supporter l'exil, mais en plus il faut soudainement renoncer à la bataille pour retrouver son pays? Les militaires du CNDP n'ont besoin de personne pour les convaincre de se méfier des manoeuvres du trio Kamanzi-Munyampenda-Ntaganda. Plus que personne, ils connaissent la cause pour laquelle ils ont pris le maquis, et aujourd'hui ce trio veut faire croire que tous ces vaillants soldats tournent casaque à l'improviste et sur le sang de leurs copins qui ont combattu les FARDC-FDLR au Rutshuru et à Masisi? Ils connaissent aussi le rôle que leur mouvement a affirmé assumer pendant les opérations en cours, il est donc légitime pour eux de ne s'en tenir qu'à cela. Dans tous les cas, les intimidations, menaces, interpellations, le musellement des refugiés etc. sont des mesures qui peuvent créer un malaise social plus difficile à gérer. Une aventure risquée dans une aventure déjà risquée. Et on nous parle de paix à Kinshasa, à 2000 km!

7 comments:

Anonymous said...

A l'heure qu'il est et des possibilités futures de revirement des événements, il vaut mieux profiter de l'occasion actuelle pour mieux s'organiser et se préparer pour l'inexorable retournement de la situation.
Soit la guerre autrement, soit la paix des braves, enfin!

D'emblée, il faut une analyse correcte de cette situation: comment et pourquoi cette situation et ce retournement des alliances entre Kigali et Kinshasa?

Que pensent réellement les autres intervenants surtout étrangers comme la Belgique, la France et les autres EU?

Quelles sont les forces en présence y compris les FDLR? Combien de temps cette situation peut-elle durer? A court, à moyen ou à long terme?

Quels sont les forces en présence, les risques et bien entendu les faiblesses de chaque force un peu du type: pierre, papier, ciseaux.

Enfin, que devient et que deviendra la population dans tout cela? Car, c'est elle l'enjeu majeur dans l'occupation du terrain et de la production.

Il ne faut surtout pas compter sur les humanitaires ni sur la MONUC qui ne sont là que pour "piller" en émargeant sur des budgets colossaux pour faire présence et gêner les populations dans leur milieu naturel. HRW ne peut démentir ce constat surtout dans ses rapports qui montrent l'absence d'implication de la MONUC pour ses missions comme à Kiwanja.

Bagambiki

Antoinette said...

D'après ce qui se passe, tout peut arriver. Car en ce moment ce n'est seulement au Kivu que ça chauffe. Je continue à croire qu'à Kinshasa ça va barder, sauf si Louis Michel va attérrir tantôt avec une baguette magique en forme d'euros. Personnellement j'aimerais voir l'évolution du duel Kabila-Kamerhe arbitré par Katumba, mais pour le compte de qui? En tout cas pas de la population!

Roger said...

Oui, les intimidations, les interpellations et menaces verbales/écrites sont quasi quotidiennes dans ce pays de mille collines (si pas le pays de mille problèmes et «mille matiku») depuis que nos compatriotes qui vivotent dans ces cas de réfugiés (devenus comme des camps de concentration) au pays de Paul ont osé reclamer la libération de leur leader qui incarne encore leur espoir, le général-major Nkunda Mihigo arrêté illégalement et qui subit jour et nuit une torture morale et physique.

Les jeunes gens congolais vivant au Rwanda (en dehors des camps) sont tous soupçonnés d'avoir organisé les manifestations dans des camps de réfugiés (surtout ceux vivant à Gisenyi/Mudugudu, etc). Ces jeunes ne peuvent en toute liberté se rendre dans leurs activités quotidiennes de peur d'être arrêté... Les étudiants de l'ULK, de l'UNILAK et d'autres écoles secondaires du pays n'ont fréquenté leurs institutions car, la police nationale est allée avertir les autorités scolaires que ces jeunes une fois vus à l'école seront arrêtés et pourtant, ils n'y sont pour rien... D'après les récentes nouvelles, les camps de Byumba et Kibuye sont toujours encerclés par la police et sommes sans nouvelles de la dame qui avait essuyé des tirs à Kibuye lors de la manifestation. Tous ces jeunes arrêtés en cette période, leurs familles restent sans aucune nouvelle; les responsables civiles du camps (réfugiés) sont tous menacés du jour au jour. A quoi bon SURvivre dans ces camps de concentration au pays de mille problèmes «matiku» où tout le monde est soupçonné? Si l'un de ces émissaires (Obasanjo ou autre) qui circulent en RDC pouvait avoir le courage d'aller visiter ces gens dans leurs camps afin de se rendre compte de leurs souffrances morale en plus de celle physique et matériele qu'ils ont enduré pendant ces dizaines d'années, peut-être que leur doléance de les localiser dans un autre pays serait exaucée car, Kagame, Kabarebe et Nziza leurs font perdre complement espoir de retourner un jour chez eux.

Antoinette said...

Waow, je ne savais pas tout cela, les bribes de nouvelles qui m'arrivent proviennent du Kivu.

Anonymous said...

Exactement ce qui semblait poindre à un certain moment pourrait arriver comme annoncé dans mes blogs passés.
Il y a du rififi dans l'air et Kamerhe semble être conforté par un je ne sais quoi.
La clique autour de Kabila semble inquiet quant aux possibilités de retournement des événements.
Il se pourrait qu'ils aient piégé les Rwandais pour s'en sortir "élégamment".
Mais, ce serait sans compter avec les fourberies de Scapin alias Sarkozy etc avec ses propositions assassines.
Le comble est que beaucoup de Congolais, presque tous, sont tombés dans le panneau au lieu de s'en foutre.

A l'heure qu'il est, il n'est pas possible pour les militaires rwandais puissent reculer car trop engagés et encore moins, à temps.
Ils tomberaient dans le même panneau que Saddam l'irakien, dans sa guerre contre le Koweït.
On lui avait assuré que les USA n'allaient pas et ne pouvaient intervenir.
Erreur, ils sont intervenus pour le démolir.
Il faut craindre que cela n'arrive malheureusement au Rwanda. Le Congo et d'autres pays en pâtiraient.

Bagambiki

Antoinette said...

Dear Bagambiki, don't you think they will have to stop and go back. Because I don't see how Kabila will extend the invitation, unless Rwanda wants to actually create a civil war inside a civil war, which won't be going down well in either countries. I have been thinking the direction of this mess is going to depend much on how Rwandan elections are being calculated and how the international community wants to stangle DRC or not, by an intense implosion in the circles of power. I have no idea as to whether Rwanda is waiting for that implosion so as to be able to go on hunting FDLR.

Anonymous said...

You're right Antoinette but ... how and why now and not later?

Actually, there was no rational on the Rwandan military intervention in Kivu on this time unless some FDLR danger was planed from Congo.
Though, this was in the air...

All other reasons given by medias like Nkunda is receiving Rwandan support, are fake and rubbish. That could continue without big impact even on Rwanda economy. All parties are needing so bad Rwanda facilities.

Since it's a deal between Kinshasa and Kigali, they can proceed with FDLR destruction.
However, I don't see Kinshasa being reliable enough to go further even, as I think, the RDF can do it, defeating FDLR in some months but not in weeks.

Actually, there won't be any civil war if no other outer third party is entering the "boogie-woogie" RDF expedition.

Besides, there is some backup from GB but this gives no real guaranty for a happy end.

Could this be a trivial trap where the Rwandan government and RDF jumped into without close and wise analyzing?

More on that, why was it necessary to involve Nkunda's unfair capture when this is highly illegal in terms of international laws, as for me? I don't understand why this unless Nkunda had a secret contract with several people in Kinshasa, government, deputy and senat chambers to get rid of Kabila's mafia.

That's why CNDP should keep organized for the backfire and before things become worse.
CNDP should change its entire strategy to get less harmed people and to be able to recover from that join venture.

Let's imagine Rwandan troops are going back home at the end of this month or even 2 later, who will stay with problems if it's not NCDP?
Not the Ntaganda's one but the genuine one.

What if Kabila also is gone? So, you see that things were prepared and done without clear reasons though it is going with the political stability of Congo.
This could raise more questions than solutions soon.
I recognize that I raise many questions than responses on them.

Bagambiki