Tuesday, 18 June 2013

MISE A JOUR II

Du Terrain:

Après avoir temporisé inutilement depuis décembre 2012, juste après que la CIGRL ait convaincu le M23 de quitter Goma pour négocier avec son gouvernement, c’est aujourd’hui 18/06/2013 que Joseph Kabila veut montrer la carte qu’il entendait jouer depuis le début. En effet, on apprend que l’attaque généralisée contre le M23 sera lancée par le président en personne, en tant que commandant suprême de la bizarre coalition comprenant les ineptes FARDC, les génocidaires FDLR et les forces de la Brigade onusienne faite de troupes envoyées par des Etats africains pillant la RDC.


Des informations crédibles font état de mouvements massifs des éléments armés de FDLR et FARDC partis dans la journée de Bambo et de Tongo avec pour mission d’attaquer Kalengera et Rumangabo. Une autre troupe de même composition, assistée d’experts Français, est sensée contourner les positions avancées du M23 autour de Goma, pour déboucher vers Kibumba et traverser la frontière congolo-rwandaise. Cette manoeuvre n’a évidemment pas d’autre visée que la très alléchante opportunité de déstabiliser le Rwanda, quelque chose dont les FDLR aussi bien que leurs parrains Français rêvent depuis 19 ans. C’est d’ailleurs la seule raison pour laquelle les français révisionnistes aiment accuser le M23 d’être rwandais et le Rwanda d’appuyer le M23, juste pour se donner une raison de mettre en pratique leur dessein, Kabila en profite.



Le troisième facteur de l’équation, pour completer l’assaut contre le M23, et une possible attaque contre le Rwanda par la même occasion, c’est la MONUSCO, en sa composante SANDF (South Africa National Defence Force) de la Brigade d’intervention, qui va faire effectuer à ses avions, les vols de reconnaissance, cette nuit du 18 au 19 Juin 2018, sur l’ensemble du territoire sous administration du M23. La zone sous control du M23 est couverte par un épais brouillard et le froid de la saison sèche, mais tout cela risque de prendre feu par le triple intérêt de Joseph Kabila, la guerrière ONU et les génocidaires FDLR. Pourquoi Kabila voudrait-il bloquer non seulement la paix de la region, mais aussi la session des Examens d’Etat nationaux qui devraient commencer le lundi prochain 24/06/2013?



La zone sous control du M23 est couverte par un épais brouillard et le froid de la saison sèche, mais tout cela risque de prendre feu par le triple intérêt de Joseph Kabila, la guerrière ONU et les génocidaires FDLR. Pourquoi Kabila voudrait-il bloquer non seulement la paix de la region, mais aussi la session des Examens d’Etat nationaux qui devraient commencer le lundi prochain 24/06/2013?

MISE A JOUR I

De Luigi Elongui

Vers la guerre totale ?

Les rafles de Goma sous les yeux de la MONUSCO dévoilent la convergence de forces locales, sous régionales et internationales autour de la solution militaire de la crise dans l’Est de la RDC. Mobilisée par une idéologie raciale et par des intérêts obscurs, cette coalition vise le pouvoir de Kigali au risque d’une conflagration générale et d’une épuration ethnique dans les Grands Lacs

« Il ne sera pas question de philosopher. Le M23 dans sa forme de groupe armé politico-militaire et force négative doit cesser d’exister. Le M23 doit déposer les armes et certains membres de ce mouvement qui ne sont pas coupables doivent suivre un programme d’intégration sociale…… Un processus sans fin (des pourparlers) empêcherait la Brigade de faire son travail » (Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères de la RDC, le 11 juin à Kampala, Ouganda ).   

 « Nous allons utiliser tous les moyes : pas seulement la force d’intervention, mais tous les moyens disponibles pour aller à la poursuite de ceux qui commettent des crimes contre les populations civiles » (Général Alberto Dos Santos Cruz, commandant brésilien de la MONUSCO, le 12 juin à Kinshasa).
 « La MONUSCO ne traite pas avec le M23, le MONUSCO ne collabore pas avec le M23, la MONUSCO ne s’adresse pas au M23. Donc, il faut que ceci soit clair, car nous n’avons aucune relation avec le M23, qui par ses pratiques, continue toujours à semer la violence dans les territoires qui sont sous son contrôle » (Lieutenant-colonel Félix Basse, français, porte parole militaire de la MONUSCO, le 13 juin à Goma, au Kivu, dans l’Est de la RDC). 

Emblématiques et très orientées politiquement, les déclarations de ces trois hauts officiels de l’Etat rdcongolais et de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO) sont tombées dans le moment de majeure intensité des rafles de prétendus sympathisants du M23 dans la ville de Goma, pour la plupart des ressortissants Tutsi congolais. Elles confirment la convergence d’une coalition de forces congolaises, sous régionales et internationales autour d’un projet de guerre totale qui, depuis l’Est de la RDC, pourrait embraser le Rwanda voisin.

Les ratissages, dans les rues et dans les maisons de Goma, mais aussi de Bukavu, et la déportation à Kinshasa de ressortissants congolais, en majorité appartenant à la communauté banyarwanda, accusés de connivence avec le mouvement révolutionnaire du M23, s’inscrivent dans la logique de l’épuration ethnique et de la diabolisation d’un groupe humain censé porter la responsabilité des conflits, des atrocités et des dévastations qui ravagent le Kivu depuis 20 ans.

Leurs objectif est également (comme cela fut le cas le 20 mai, lors de l’attaque de l’armée régulière, les FARDC, contre la rébellion à Mutaho) de pousser le M23 à riposter sur le plan militaire, pour ensuite l’acculer au rôle supposé de ‘force négative’, et de provoquer une réaction diplomatique vigoureusee de la part du Rwanda, pour en démontrer subrepticement ses accointances avec le mouvement dirigé par le général Sultani Makenga et  le président Bertrand Bisimwa.

La France, les experts de l’ONU et les honorables correspondants

Ces opérations aux allures de véritables pogroms -démarrées il y a une quinzaine de jours selon la Radio Okapi de la MONUSCO- se sont déroulées en présence des Casques Blues, dont le nouveau chef venait pourtant d’affirmer que la protection des populations demeure la fonction primaire de son mandat. Elles ont été l’œuvre d’une cellule spéciale des services de renseignements militaires des FARDC qui a été créée à Goma pendant l’été 2012 pour fabriquer des preuves attestant le soutien de Kigali au M23. Selon nos sources à Goma, cette cellule, dite T2 du lieu où le siège de la sécurité militaire se trouve, est dirigée par Kalev Mutond -le tout puissant patron de l’Agence nationale de renseignement (ANR), sorte de Gestapo congolaise. Elle est à l’origine, parmi ses autres forfaits, du faux témoignage des six prétendus soldats rwandais démobilisés et censés avoir servi dans les rangs du M23 lors des premiers combats d’avril-mai 2012.

La cellule a aussi collaboré avec un très controversé groupe d’experts des NU dirigé par Steve Hege, depuis reconnu comme sympathisant des rebelles hutu rwandais et anciens génocidaires des FDLR. Le panel est à l’origine du fameux ‘addendum’ (S/2012/348/Add.1) du 26 juin 2012, dont le but était de prouver l’implication de Kigali dans la naissance du M23. Dans le texte même, on ne fait pas mystère d’avoir utilisé les informations venant des renseignements de la RDC. Et ce n’est pas un hasard non plus que, quelques temps après, le 3 août, le représentant de la France au Conseil de Sécurité rédige une déclaration dans laquelle les quinze membres de ce dernier « réitèrent leur ferme condamnation de tout appui extérieur apporté au M23… et… demandent en outre à tous les pays de la région de coopérer activement avec les autorités congolaises pour le démantèlement et la démobilisation du M23 ». Suivant l’allusion au soutien prétendu de Kigali à la rébellion, l’appel à l’intervention musclée des Etats voisin de la RDC donne -déjà à l’époque- toute la mesure du risque de l’escalade militaire ou même de la conflagration régionale pris par l’instance onusienne sous influence française.
 
Le processus de Kampala

Si la stratégie concoctée à Paris en liaison avec le Département onusien des missions de maintien de la paix (DPKO), également sous commandement français, n’a pas abouti rapidement, cela est dû à l’entrée sur la scène diplomatique des pays de la Conférence international de la région des Grands Lacs (CIRGL) qui imposent la solution négociée de la crise entre Kinshasa et le M23. Ils se battent pour l’application du principe de la solution africaine aux problèmes africains, mettent en place les pourparlers de Kampala entre les deux parties et optent pour la formation d’une Brigade internationale neutre à envoyer à l’Est de la RDC avec une fonction dissuasive. Depuis, le bras de fer s’installe entre le CS et la CIRGL, le premier essayant à tout prix d’absorber le processus de Kampala, entamé par la deuxième en vue d’un règlement pacifique de la crise. Pour ce faire et dans le but de torpiller les efforts de paix, l’Elysée décide de donner une impulsion aux déjà très bonnes relations avec la Tanzanie, membre influent de la CIRGL et aussi de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Cette dernière avait entre-temps fait son apparition dans le jeu diplomatique à soutien de la CIRGL, mais avec une attitude plus belliciste, à cause de la présence, comme pays membre, de l’Afrique du Sud, allié de taille de Kabila.

Les bonnes œuvres de Kikwete et la « révolution onusienne »

Le 21 janvier dernier, le président tanzanien Jakaya Kikwete se rend à Paris à la rencontre de Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères. Au menu de la discussion, la crise en RDC est l’enjeu principal de la relation bilatérale. Les Tanzaniens se verront ainsi attribuer le commandement de la Brigade spéciale d’intervention, version agressive, making war, de la Brigade internationale neutre de la CIRGL/SADC, dont le déploiement, en discussion à partir de la rentrée 2012,  a été formellement établi par la fameuse résolution 2098 du CS (S/RES/2098), du 28 mars. Un acte qui marque l’étape d’une véritable révolution. Pour la première fois dans l’histoire de l’ONU, un mandat offensif est confié aux Casque Bleus avec la tâche de traquer et démanteler un adversaire bien ciblé, de surcroît l’une des parties en cause d’un conflit auquel on devrait au contraire trouver une issue négociée.

Sur les 3000 soldats affectés à cette force, on fixe que mille seront Tanzaniens, mille Sud-africains et mille Malawites. Le général tanzanien James Mwakibolia en est le patron établi, mais moult observateurs pensent que la direction réelle des opérations sera plutôt du ressort des barbouzes français qui, fin avril, ont posé leurs valises à l’Hôtel Linda de Goma. Le mêmes qui ont été dernièrement aperçus par nos correspondants à Goma, dans les premières patrouilles de la Brigade, pas trop loin des lieux où les rafles anti-Tutsi ont eu lieu. 
On sait aussi  que, quelques semaines après le meeting de janvier à Paris, la commission de l’armée tanzanienne ayant en charge la mission de la Brigade spéciale invite à Dar-Es-Salaam les hautes hiérarchies des FDLR -impliquées dans le génocide 1994 au Rwanda- pour qu’elles apportent leur expertise et leur contribution directe sur le terrain dans les combats à venir contre le M23. Cela fait bientôt neuf ans en effet, que ces anciens Interhamwe et ex-FAR se battent contre le même mouvement, hier appelé Congrès national pour la défense du Peuple, le CNDP de Laurent Nkunda, aujourd’hui M23. 

Au cœur de l’option guerrière, les génocidaires

Par conséquent, nul ne s’étonnera si, pendant le sommet de l’Union Africaine (UA) du 26 mai à Addis Abeba, Kikwete affirme, premier chef d’Etat à le faire, que le Rwanda doit négocier avec les FDLR pour une solution globale de la crise dans les Grands Lacs. Facile de prévoir, à la aune de cette attitude, et vues toutes les relations nouées, que les opérations de la Brigade évolueront sur le terrain avec le soutien des FARDC et des FDLR, ces deux dernières ‘travaillant’ déjà ensemble depuis des années. Il est aussi évident que cette coalition -France, Tanzanie, MONUSCO, FARDC, FDLR- décèle un conglomérat de forces extrémistes, animées par une idéologie négationniste, rwandophobe et anti-Tutsi, avec des composantes qui cultivent depuis belle lurette le rêve malsaine de porter la guerre jusqu’à Kigali, et une idée macabre de solution finale dans l’esprit de certains.

Les rafles de Goma sont un signe troublant de cette guerre totale qui s’annonce. Quand les effectifs de la Brigade, appuyés par FARDC et FDLR, s’attaqueront aux positions du M23 qui délimitent le territoire sécurisé par ce mouvement et densément peuplé par des communautés en majorité rwandophones, de quelle protection de populations civiles pourront alors se vanter les officiels onusiens après avoir pris le responsabilité d’avoir mis en place un tel engrenage meurtrier ?  A Rumangabo, où se trouve la plus importante base militaire du M23, les combattants du mouvement politico-militaire sont déterminés. Ils ont le moral, les moyens pour se défendre, la conviction d’être dans le juste et de n’avoir rien à perdre. Prêts à payer le prix du sang pour vivre ou mourir sur la terre de leurs ancêtres.

Ailleurs au Kivu, les esprits ont été surchauffés  par les faucons locaux, comme le gouverneur Paluku, et on entend des propos évoquant la sinistre Radio des Mille Collines qui diffusait les messages génocidaires en 1994. Bâti sur la haine de l’autre et sur la prédation, le pouvoir de Kabila vacille, la Brigade et ses alliés historiques des FDLR étant ses derniers remparts, avec la France qui tire les ficelles.
 Sentant monter la pression militaire, Kigali choisit le silence. Attitude prudente et responsable. Mais le profil bas sera-t-il toujours payant face à la poursuite de l’escalade ?      




Monday, 17 June 2013

THE UN ABOUT TO FIGHT A WAR

This is an interesting view from quarters that we know. In the middle of lies such as affirming that the UN imminent war in the DRC is a last resort after careful diplomatic efforts, hah! They are boycotting all diplomatic efforts. The truth that can be found is about the UN risking its own reputation and so called moral authority, but doe sit have any??? Maybe The Economist still believes it does... What one does not understand is the fact that, even though the analysis shows risks and arbitrary decision on behalf of the UN security council, the Economist is actually begging for support, guess what? For the UN brigade coming to fight M23... Foreign powers mediatic or otherwise can really underestimate local determination.

http://www.economist.com/news/leaders/21579462-almost-unnoticed-un-about-fight-its-first-war-gamble-worth-taking-art

Thursday, 13 June 2013

JOSEPH KABILA A LA RECHERCHE D'UNE CATASTROPHE REGIONALE

Tshibanda a été catégorique à Kampala: il y revient mardi prochain pour intimer au M23 l'ordre de se dissoudre. Pourquoi, croyez-vous, la fameuse communauté internationale ne dit rien de l'obstination de la RDC à ne pas négocier? Simple, Kinshasa suit ses ordres, mais là il s'agit d'une provocation énorme. Il faut traduire les déclarations de Tshibanda: Kabila ne négocie pas, il prépare la guerre toujours et encore. Le mouvement des FDLR est le signe avant-coureur clair, ainsi que les arrestations à Goma. Le cycle inférnale de 1998 est en marche. Seulement, il y a du nouveau dans le coin: la fameuse brigade de l'ONU, résolution éàç!, etc... Qu'est-ce à dire? Que ne voulant pas pousser Kabila à la paix, la communauté internationale méprise ouvertement la bonne volonté du M23 de chercher la paix. En revanche, elle supporte la brigade d'intervention qui, sous couvert de combattre le M23, vise en réalité briser les régimes de la région. Ne vous y trompez pas, l'utilisation de la Tanzanie est faite à dessein, le discours de Kikwete n'en était qu'une confirmation. Quelqu'un cherche-t-il une destabilisation régionale style Afrique du Nord? La résolution 2098 voile une catastrophe régionale bien préparée. Nous verrons bien

Wednesday, 12 June 2013

FRANCOIS MWAMBA AND THE M23 CHALLENGE

This is quite laughable: Mwamba trying hard to sing the song that congolese ears love to hear. Boosted by his new role of spearheading the amorphous Adis-Abeba mechanism in the DRC, he came out today to declare that M23 will disappear out of sheer isolation, which the most cherished dream in Kinshasa. But he went further to say that the project geared towards peace as presented by M23 delegation in Kampala is not valid because it means simply balkanizing the country. I would like to believe that Mr. Mwamba knows how to read, and he is from the old school when the educational system of our country allowed people to learn how to analyse both spoken and written word. But I guess he did not bother reading, he wants to protect his boss in Kinshasa and does no how best to do that other than brandish the old ghost of balkanisation. 

Let us state a few things clear:

1. The total absence of the State in the Kivu has lasted too long: who can objectively blame M23 for fighting to bring back a semblance of order allowing populations in the East of the country to stop wandering from IDP camps to IDP camps? To my knowledge that should only bother the UNHCR that makes a living out of swelling numbers of refugees and displaced people.

2. No  one in the DRC, and much less M23, is interested in balkanising the country. What is sought is an inclusiveness that respect the great diversity of our people and resources. This means, that the DRC must stop victimizing M23 falsely claiming it wants to control the Kivu. Mwamba should know, wanting to develop the Kivu and have schools and hospitals and roads for our trade, reviving our traditional resource of fantastic livestock and agriculture is not balkanisation. It is simply development. But then again, Kabila officials love to see poverty levels in the Kivu grow exponentially.

3. M23 presence in Kampala shows resilience and strong willingness to give credit to CIGRL in its diplomatic role in brokering peace for the country. Mwamba cannot stand that, and in this he is just following Kabila who prefers the sharks of SADC, only interested in helping him to loot the country. Congolese seems to prefer that tactic: seeing their country sold by Kabila, with no gain whatsoever for the country. 

Finally, I believe that Mwanba and all Kabila cronies kept hoping that M23 will rush back to Goma to provoke the UN brigade into battle. They are at a loss since the peaceful approach is disconcerting for them. They should wait, Kabila has not given up his warmongering... In fact he is the one who has worked at dividing the country. His backers from the West have said it so many times. He should stop accusing M23 of a plan that has been prepared by the multinationals paying for his stay in Kinshasa. Sooner or later all this will backfire on him:

JOBLESS MONUSCO TRYING TO MAKE ITSELF RELEVANT

Back in the time of Nkunda they used to say “no Nkunda no job”. It wasn’t funny for someone who was fighting for the freedom to live in peace for the population in Kivu. They said he was the problem, and now those who are brave enough have acknowledged that he was part of the solution that has been neglected for too long, such that M23 is still trying to force Kinshasa to deal with the victimized population of the Kivu. However that popular motto of MONUC then was a clear picture of what the UN forces are here for. They don’t have anything to do, except earn fat salaries with hardship area allowances etc.

This situation has not changed with MONUSCO. They have nothing to do, except produce reports, and false reports for that matter, when it comes to M23. The latest is an old report dated 15th May and that the media are discussing only now (A/67/845-S/2013/245), claiming that M23 is recruiting child soldiers to increase its numbers.


This is a false report indeed, because it does not show any evidence for its claim. But who said that the UN must show evidence for its claims, these guys believe themselves to above any accountability for what they affirm. They don’t need to because the Congolese opinion as well as the International community that pays them do not need evidence when it about tarnishing M23 reputation. The press that is discussing the said report this week has not been able to show any picture or any registry to substantiate these claims. Certainly MONUSCO has enough equipment and personnel to produce pictures and copies of recruitment registries, which it can obviously obtain from M23. They know they are welcome at General Makenga’s headquarters and they access the Movement’s president at request. Moreover there is the option of visiting M23 training ground at the military barracks in Rumangabo.

M23 PATIENTLY WAITING FOR KINSHASA DELEGATION

No one is talking about the negotiations in Kampala. This is because no negotiations are going on. M23 delegation is patiently waiting. However, it is not surprising that Kabila is not willing to go back to Kampala. Any observer, as well as M23 officials are all aware that Kabila never intended to negotiate, too late though because his country did react to the speedy and complete control of Goma in November last year. What is happening today is that he is not showing up and even if he did, he is not likely to negotiate at all. His confidence now lies totally in the presence in Goma of Kikwete’s army and the SADF elements. As I have said so many times, his FARDC have to total support of FDLR and all other militias such Nyaturas operating from Masisi. The latter are in the news today, boasting of ambushing M23 forces in Rukoro. They only wish… we should say “in their dreams”. In any case, they are paid by the DRC government to spread such unfounded rumors.

Who has really spread such rumors? The head of civil society in Goma, which is also paid to do the same, in the hope of showing the Congolese opinion that M23 is being attacked in its stronghold. However what this gentleman is after is his own dream job of becoming the successor of Lambert Mende. The fastest way of getting there is to use the M23 card, which is very safe if you want to entice Joseph Kabila.


Going back to the negotiations: it is clear that it’s concluded affair for Kabila, since he has give Malu Malu a new job and Raymond Tshibanda is a on a diplomatic tour, probably to gather more support for the UN brigade called to fight and eradicate M23. DRC government officials have declared, last week end, that after Kampala the M23 will be no more, very dangerous declaration for people supposed to negotiate peace. This shows that Kinshasa is still convinced that M23 will dissolve itself magically, which is not possible if you think of the military force you are talking about. It is important to stress the military force because Kinshasa refuses to face it, preferring to always accuse the neighboring countries instead to facing it off with M23, whether with weapons or with diplomacy. We have before us another stalemate. It is then time to call upon Mary Robinson and her boss to remind them that they are failing in their mission of pushing the DRC to seek for the diplomatic and political solution to the problem. Their failure is shown by their passive attitude towards Kabila’s reluctance to join M23 in Kampala. 

Saturday, 8 June 2013

TO KAMPALA ONCE AGAIN

It's back to Kampala once again, but why? Because Kinshasa is totally confused about which way to go. Where is the confusion coming from? You can read that on Digital Congo which is lashing it out at M23 for deciding to go back to Kampala. According to Kinshasa, M23 is willing to re-start the negotiations because it is caught between the rock and a hard place, those being the UN brigade and the 6000 FARDC, 800 FDLR and thousands of Mai Mai militias paid by Kabila and ready to attack M23. However, everybody knows what happened at the end of May, when FARDC in Goma tried to attack M23, in a bid to incite or open the way to the UN brigade which could  take advantage to start fighting M23. That was what the whole shouting was about around the 22nd May. Of course Kinshasa had to say then that M23 was trying to re-capture Goma. What happened then?

The UN brigade could not enter the fight for several reasons: first they already know they cannot face it off with M23. They initially thought it was a gang of criminals, but now they know it is an organised military force. Secondly, that infamous brigade is taking a long time to structure, countries initially ready to put together 3090 men are now  dragging their feet because they have realized they are getting into a quagmire of historical, political and socio-economical magnitude they had no idea of. Finally, the UN by way of Ban Ki Moon and Mary Robinson have come to understand that the problem in North Kivu is a problem of leadership in Kinshasa, hence for there to be peace, military force is not the solution. This will not please the French contingent that controls the military operations of the UN, which they use to secure their economic revenue from Africa using the lethal weapon of genocide trends. But let leave the French genocide ideologies aside and focus on why go back to Kampala. Ban Ki Moon and Mary Robinson told kabila to go back to Kampala, because they have, at long last, understood that the political solutions to the problems of the DRC are long overdue. I wish to think that they also understood that the CIGRL should be given the chance to see the peace process through with aim of supporting the credibility of regional bodies, which they failed to do in 2009. They have also failed to that in Kampala since December because they have not put sufficient pressure on Kabila to find a solution there. Instead, they watched him ditch CIGRL for SADC where he only garned the support of Jacob Zuma who has his interests in the Lake Albert oil, already secured by his nephew. He also the support of Kikwete whose son is managing Kabila's huge business in Tanzania. Kabila knows that if the whole country rallies behind the M23, he should go back to Tanzania, hence he build a business empire there. Who can blame him?

However, the DRC's peace is greater than Kabila and his two allies from the SADC. The Kivu has suffered enough from the faulty leadership in Kinshasa to be patient and follow the path of peace rather than war. The M23 could show the military muscle if it wanted. Just ask the Tanzanian army in Goma. However, even military men love peace, that why they wear uniforms, to seek and bring peace even if it takes negotiating with stubborn people like Kabila an his per-diem seeker negotiators. That is the reason why the M23 is going back to Kampala tomorrow. Kinshasa doesn't like the idea of the UN supporting a political solution. That is why they are confused by Mr. Toure declaration that his brigade is not going to attack the M23 while it is in negotiation. In fact this brigade is happy because negotiations are likely to exempt them from fighting, but more importantly it will exempt their countries to have to complete the brigade! Any way, let's wait and see whether Kabila will send negotiators to Kampala, his chief negotiator has been re-appointed to the Electoral commission: Malu Malu le cumulateur invetere.

Sunday, 2 June 2013

LA TRAITE DES NEGRES DANS SES NOUVELLES FORMES

Je me suis abstenue de commenter les propos du nouveau champion des génocidaires opérant en RDC depuis 1994 sous l'égide de l'ONU, des puissances occidentales agissant individuellement ou sous couvert d'ONG, quand ce n'est pas sous les oripaux de multinationales extrêmement coriaces et le noyau de pseudo-experts dont l'expertise est entièrement construite sur des mensonges historiques et des partis pris stéréotypés. Entendez par là tous ces gars qui papillonnent d'une ONG à l'autre jusqu'à ce que les magnats de ce monde leur achètent une identité academique, histoire de consolider la credibilité de leurs opinions toujours partielles et essentiellement colonialistes. Tout originaire de l'Est de la RDC devrait fustiger ces nouveaux "Stanleys" travaillant pour de nouveaux et beaucoup plus amorphes "Léopold II". Je suis consciente ici de demander l'impossible parce qu'avec le chomage, le sous-développement endémique, il faut de l'héroisme pour résister l'appat du gain monétaire, possibilité de devenir une sorte de célébrité d'opinion, etc... Le patriotisme qui devrait motiver une telle résistance est totalement tronquée par la destruction systématique de l'idée même de nation en Afrique. La RDC n'en est que l'illustration la plus abérrante après la Somalie.

Cependant, c'est justement le patriotisme qu'il faut pour la nouvelle forme de colonisation qui mine la RDC depuis la faillite de cette autre qu'était la dictature de Mobutu. Un patriotisme capable de dénoncer la traite des nègres version 21me siècle. Les propos du président tanzanien exigeant de ses collègues, à Kampala et à Kigali, de s'asseoir sur une table de négociation avec les génocidaires nous a cruellement rappelé que les razzias qui ont décimé les populations nègres partaient de Bagamoyo! Venant bien entendu des cotes tanzaniennes. Nous n'en avons pas fini. Quand les fils du continent s'imposent et imposent à leurs frères un revisionnisme à outrance, il est impossible de croire en leur discours sur l'intégration. Kikwete est-il en mesure de parler de l'intégration au sein de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Est et en même demander d'intégrer ceux qui ont déchiré irréparablement la même communauté par un génocide et de guerres inutiles? Tout le monde a compris qu'il a adopté la même politique que Zuma. Il est conscient, tout comme les pouvoirs qu'il sert, qu'il n'y a plus d'Etat en RDC. Il s'allie avec ceux qui ont créé ces génocidaires et les maintiennent actifs. Son pays a bénéficié du TPIR mille fois plus que les victimes du génocide au Rwanda, et bien plus que ce dernier.

Je m'intéresse plus à l'absence de l'Etat en RDCqu'à l'absurdité de la démarche de Kikwete. Je répète souvent qu'aussi longtemps que les congolais attendent sa restoration de l'extérieure, nous ne sommes pas sorties de l'auberge. Pour cette même raison, je me range toujours du coté de ceux qui se battent mais de l'intérieur, avec les fils du pays, jusqu'à ce que même la soi-disant communauté internationale arrive à les considérer comme les vrais acteurs avec lesquels il faut travailler pour redonner la dignité au pays. C'est dans cette même logique que j'ai compris la cause pour laquelle se battait Laurent Nkunda et aujourd'hui Sultani Makenga. Les petites mains d'un mercantilisme aggressif qui, à Kinshasa trompent la RDC en parlant d'un cadre de nouvelles reformes sous la houlette de Mary Robinson, se moquent du peuple congolais avec une arrogance extraordinaire. Que va faire Robinson, si pas aider les noveaux colonisateurs à endetter le pays chroniquement? Avez-vous entendu les milliards promis par la Banque Mondiale? Pas un hasard que son chef soit venu en promenade avec Ba Ki Moon jusqu'à  Goma... Et les 10 milliards promis par les japonais la semaine dernière. J'aimerais savoir si Kabila était au Japon.

Avec tout cet argent, nous pouvons nous attendre à un activisme plus renforcé en faveur des génocidaires pour créer davantage de chaos, de tel sorte que seuls les kléptocrates en profitent sans jamais redonner aucun espoir au peuple congolais. Le début de ce chaos en ce qui concerne le Nord Kivu a commencé grace à Joseph Kabila quand il a décidé de boycotter les négociations de Kampala. L'ONU et bien sur les Kikwete et les Zuma l'ont aidé à fragiliser la  CIGRL avec ce même objectif. La fameuse résolution 2098 se voulait plus que décisif. Mais le dernier mot n'est pas encore dit. Et ce n'est pas cette résolution qui a dernier mot. Si c'était le cas... Sont-ce les reformes de Robinson qui auront le dernier mot? Assurement pas. Son Benchmarking déjà publicisé par le bloggeur mai mai du coin n'ira pas loin s'il ne vise que l'appui au génocidaires et la persecution du regime rwandais sous pretexte qu'il soutient le M23. Le dernier mot se trouve entre les mains de quiconque a sa gachette pointée sur Goma, car c'est le dernier recours pour forcer un dialogue pour restorer la RDC, un dialogue que tout le monde esquive parce ce qu'il doit s'attaquer aux problèmes politiques que les nouveaux colonisateurs souhaitent perpetuer, precisement avec l'aide de Kabila , les génocidaires, les ONG vautours et tous ceux qui s'empifrent au détriment du futur de nos enfants.

Thursday, 23 May 2013

LARMES DE CROCODILE

Alors le bonhomme de l'ONU est dans le coin. Il dit avoir demandé à Kabila de retourner à Kampala. Il se dit concerné par la population souffrante à l'Est de la RDC, et bla bla bla... Qui peut le croire quand on sait qu'il fait campagne pour la gourmande banque mondiale, si vous en doutez, regardez qui il est en train de trimbaler! Pendant que les media acquis à la corrompue communauté internationale s'accroche à ce qu'il dira, il ne faut pas oublier ce qu'il ne dit pas:

- Il n'a pas voulu recevoir l'opposition congolaise à Kinshasa. Cela est à dire, il est là pour Joseph Kabila 100%. On ne peut pas trop le blamer de ne pas recevoir l'insipide opposition congolaise qui ne rêve que de prendre ce qu'on appelle ici, their turn to eat!

- Il dit demander à Kabila de retourner immédiatement à Kampala. Mais il ne dit rien de la surmilitarisation de Goma avec toute la 10ème région militaire venue en renfort à Goma, je suppose que Delfin Kahimbi et Masunzu sont en ville. Et ce sans compter la Monusco et la infame brigade des tanzaniens et sud-africain. Comment peut-il oser s'appitoyer sur la population sans dénoncer cette sur-militarisation?

- Il dit visiter trois pays pour prêcher la paix. Mais il ne dit rien sur les FARDC qui ont attaqué le camp des déplacer de Mugunga, juste pour les beaux yeux de la brigade immorale cherchant à tout prix à culpabiliser les forces rebelles contre lesquelles elle a été engagée. http://nanojv.wordpress.com/2013/05/23/mugunga-bombardement-fardc/

et http://nanojv.wordpress.com/2013/05/22/mugunga/

- Il veut parler à quelques chefs d'Etat de la CIGLR. Mais il ne dit pas les raisons pour lesquelles le Conseil de Sécurité de son ONU enkilosée ont sapé les efforts de cette entité regionale pour ramener Kabila à la raison et la paix au pays.

Au lieu de tout cela, il chante le montant que la banque mondiale veut investir dans la région: une banque commerciale plus gourmande que toutes les autres, occupée à créer une dépendance chronique dans nos pays, pour s'assurer que nous ne nous développions jamais! Ah, si les journalistes avaient un brin de bon sens!