Monday, 1 December 2008

DU NOUVEAU PAR RADIO OKAPI!

Mais ce n'est pas une première! Quand Lambert Mende affirme que la diplomatie européenne cherche les voies et moyens de faire intervenir une force que certains disent de relai à la demade du gouvernement de la RDC, Julien Paluku, le gouverneur au discours xénophobe au Nord-Kivu dit vouloir parler directement à Nkunda. Je dis que ce n'est pas là une première parce qu'en janvier 2007, cet homme avait trouvé des raisons de pouvoir revendiquer un co-prix Nobel de la paix avec celui qu'il appelait encore à ce moment là son frère. C'était à l'occasion de quelques cérémonies hautes en couleur autour des brigades mixées. Que des quantités d'eau ont sans doute coulé sous les ponts depuis! C'est autant de raison de prendre avec reserve ce qui suit:
" Situation dans l’Est de la RDC, le Secrétaire général de l’Onu est favorable à l’envoi d’une force européenne. Sur ce, Ban Ki-Moon a sollicité la Belgique pour faire partie de cette force d’interposition, en attendant le renfort promis sur place des 3.000 casques bleus qui va prendre plusieurs mois. Du côté gouvernement congolais, on salue la démarche de Ban Ki-Moon. Lambert Mende : « C’est une demande du gouvernement congolais qui souhaite qu’une force de transition puisse être déployée parce que nous savons que les Nations Unies ont besoin de quelques jours pour pouvoir mettre en œuvre la décision du renforcement de la Monuc qui a été prise alors que la situation se détériore sur le terrain. » A la question de savoir si le gouvernement congolais souhaiterait que la mission de cette force soit humanitaire ou dissuasive, le ministre Mende a indique que « le gouvernement est assez satisfait de la mission qui q été confiée à la force Artémis en Ituri. Et de préciser ses propos : « Nous avons vu l’efficacité de cette force qui, en réalité, a permis à la Monuc et aux Forces armées [congolaises] de reprendre pied sur un terrain qui était très glissant du fait d’interventions qui n’étaient pas également maîtrisables. Mais il y a des discussions qui sont en cours entre les Nations Unies et le gouvernement. ». La Belgique a jusqu’au 5 décembre pour répondre à cette demande de l’Onu. Déjà elle ne souhaite pas y aller seule mais en bonne compagnie avec deux ou trois partenaires comme la Grande-Bretagne et la France notamment.
Julien Paluku veut parler directement avec Nkunda.
A Goma où Olusegun Obasanjo séjournait samedi, l'Emissaire de l'Onu pour la RDC a rencontré Laurent Nkunda. En prélude à des négociations imminentes entre le gouvernement congolais et le CNDP sous la médiation de l’Emissaire de l’Onu, Olusegun Obasanjo, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a déclaré dimanche, à Goma à la presse, qu’il est prêt à entamer des pourparlers directs avec Laurent Nkunda. Julien Paluku met toutefois en garde contre le risque de voir un autre « Nkunda » apparaître au sein d’une autre communauté ethnique du Nord-Kivu, une province où, a-t-il dit, les groupes armés sont identifiés par rapport à leurs ethnies. Julien Paluku : «De part ma position de gouverneur, il ne m’est pas interdit de pouvoir faciliter ce qui peut avoir lieu demain ou après-demain. Je peux parler à Nkunda, cela n’est pas un problème car j’ai eu à parler à ses collaborateurs. Pour qu’à mon tour, je puisse rendre compte à la hiérarchie en disant voilà : à mon niveau, je suis déjà arrivé à tel ou tel autre stades. Donc, je ne vais pas créer un autre cadre, alors que le gouvernement et les Nations Unies ont déjà un Emissaire qui est venu spécialement pour cette question. Cela n’empêche pas que moi aussi je puisse favoriser ce qui peut l’être, par des contacts informels à gauche et à droite, contacts qui peuvent s’ajouter au cadre formel qui pourrait avoir lieu. Mais il ne faudrait pas qu’en trouvant la solution à Nkunda, on puisse voir un autre Nkunda, d’une autre forme, naître encore sur telle colline et disant, comme on a de l’importance en faisant ceci, moi aussi je me donne de l’importance pour que demain je provoque un cadre de dialogue ».Le gouverneur du Nord-Kivu a fait ces déclarations lors d’un point de presse, dimanche à sa résidence officielle de Goma, quelques instants seulement après son retour de Kinshasa où il venait de participer à la conférence des Gouverneurs de provinces sur le budget national. Il a, par la même occasion, annoncé la tenue, dès mardi prochain à Goma, des consultations avec toutes les couches socioprofessionnelles et ethniques de la province, pour étudier ensemble comment sortir de la guerre actuelle au Nord-Kivu".

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4 comments:

Anonymous said...

Julien Paluku est une marionnette des marios de Kabila, alias Michel, Dietrich et autres du même acabit.
Il fait un combat d'arrière garde pour retarder les attaques du CNDP contre sa ville "chérie" et qu'il a laissée se faire piller par les FARDC et leurs milices.
Cela dit, tout n'est que tentatives de noyer "le chien" CNDP pour une fausse rage inventée de toutes pièces. Le CNDP est un danger immédiat pour Paluku et les autres récipiendaires des aumônes des organisateurs des élections "démagogiques" de Kabila et ses serviteurs. Il n'a rien pour se défendre si ce n'est de faire du bla-bla pour se faire valoir.

On a du mal à comprendre la crédulité des Congolais, surtout du CNDP, face aux attitudes douteuses, voire illégales, de la MONUC, en fait de l'ONU sous-traitante, qui travaillent pour des "clients" sans scrupules.
Ce phénomène n'est ni récent, ni unique. Le Rwanda surtout, le Burundi et le Congo l'ont expérimenté dès 1960 à leurs dépens. Il est inutile d'en faire l'historique tant cela est et reste une piste sanglante de plus de 45 ans et totalise quelques millions d'êtres humains morts pour une cause inconnue. Le tribu payé par le Rwanda reste le plus élevé tout en étant taxé d'en être une des causes (sans doute pour sa résistance à sa destruction).
La crédibilité de l'ONU est nulle et même fort dangereuse dès qu'elle est un véritable leurre politique et maintenant militaire au Congo. D'où d'ailleurs, il faut employer Artemis II contre le CNDP qui gêne les prédateurs du Congo et de la région des grands lacs avec le prétexte d'éliminer les milices alors qu'il suffirait de ne pas leur fournir les armes qu'ils reçoivent de ces financiers par Kabila.
La MONUC coûte très cher de par sa taille et par son engagement avec un espoir pour les financiers (au fait qui sont-ils et comment le font-ils?) d'avoir un retour sur investissement de dix mille fois plus élevé et bien plus ... C'est sûr.

Le lien suivant est une preuve manifeste de cette idée fausse que beaucoup de gens se font de la position et de la bonne foi de l'ONU au Congo: http://kivupeace.org/onu_abuse_bonne_confiance.html

A moins d'un appui de toutes les forces vives du Congo, le CNDP ne pourra pas s'en sortir facilement seul. la menace est grande car les enjeux sont immenses.
On comprend cette situation si on voit que c'est la banque Paribas qui a financé le génocide au Rwanda (cela est sûr grâce aux fonds des épargnants et à leur remboursement par l'état français de Mitterand-Sarkozy), au Burundi et probablement au Congo sans doute. Mieux, voilà que Paribas rachète, par hasard, la Fortis Bank avec des cacahuètes et la quasi annulation des avoirs des épargnants grugés sans façon. Ceci est une actualité étonnante et lamentable des vieux qui se font troussés de leurs épargnes de plusieures années de travail pour conquérir l'Afrique. L'histoire se répète quand même sauf qu'il n'y a plus assez de Juifs pour les criminaliser de cette misère du "peuple arien".
Même avec cet appui, il faut douter de la victoire du CNDP face aux moyens que ces prédateurs du pays et de la région sont prêts à y engager et ont déjà engagés. Ils sont prêts à tout et ne reculeront devant rien. Les humanitaires et leurs actes ne sont que leurs alibis pour leurs action sur le terrain.

Bref, il faut une coalition des pays africains limitrophes pour s'en sortir à bon compte car eux aussi sont menacés.
En fait, le petit Paluku et autres Malu-Malu (ou mali-mali) ne se doutent point de ce qui les attend ...

Antoinette said...

Correct. Je viens de dire dans l'unique posting d'aujourd'hui (manque de temps), que l'Europe est prete au pire. Elle sait qu'il n'y plus de pays disposé à envoyer des troupes pour la sale besogne de la MONUC, alors elle va le faire elle-meme. C'est vrai que face à une troupe multilatérale européenne le CNDP aurait peu de chance de victoire, mais c'est des personnes qui savent qu'elles défendent une cause pour laquelle il faut se battre jusqu'au dernier! Après quatre de maquis, on ne peut pas se rendre, surtout pas à des prédateurs qui utilisent l'horreur de génocidaires!!!

Anonymous said...

La force médiatique et la fourberie de la France-a-fric sont des réalités qu'il ne faut pas négliger.
De toute façon il n'y a pas lieu de se faire des civilités. Reculer pour faire gentil ne sert à rien.
Le CNDP doit faire son travail de façon professionnelle sans lâcher prise.

Ceci dit, il semble que Michel et ses potes trouvent que l'envoi des troupes européennes s'avère impossible pour ne pas dire peu plaisant aux voisins. Il est possible qu'ils aient donné des signes forts (c'est son expression courante à Michel) pour ne pas s'y aventurer.

Cela n'empêche pas les Congolais de trouver par eux-mêmes des solutions plus conformes à la réalités des problèmes qu'ils ont et qu'ils ont hérités de Mobutu et ses mentors, les mêmes que pour le jeune Kabila.
Une des solutions passe inexorablement par l'entente avec les pays voisins qui devraient devenir leurs amis à défaut de se considérer comme des frères solidaires.
Bagambiki.

Antoinette said...

Je dirais plus, je me méfie absolument du refus d'engager des troupes. La fourberie de ces gens garde toujours une autre carte dans sa manche. Je me demande bien ce qu'ils mijotent, ces Michel, Kouchner, Solana, etc...