Showing posts with label processus de paix au Kivu. Show all posts
Showing posts with label processus de paix au Kivu. Show all posts

Monday, 2 March 2009

LA REALITE FINIT TOUJOURS PAR PRENDRE LE DESSUS

Selon les nouvelles sur internet, il semble que James Kabarebe a bien précisé il y a peu, qu'il reste en RDCongo, un nombre important des militaires rwandais avec mission d'aider à la restauration de l'armée Congolaise. Les internautes trouvent que cet argument ne saurait convaincre. Mais à Kinshasa on tient mordicus sur l’accord secret qui defraie la cronique. Les durs du gouvernement officieux et officiel ne jurent plus que par cet accord secret dont se prévaut le Chief of Staff de l’armée rwandaise. LAMBERT MENDE , MWANDO NSIMBA, ALEXIS TAMBWE, KABILA lui-même n'osent le reveler au peuple que nous sommes. Silence. Il faut croire que le silence est devenu une forme de gouvernement en RDC, mais aussi une forme d’exclavage. Tant que vous vous taisez, vous ne pouvez vous attirer les foudres, ni de Kinshasa, ni de Kigali. Mais soit comme forme de gouvernement, soit comme forme d’exclavage, ce silence est d’autant plus dangeureux parce qu’il laisse s’installer la situation idéale pour nos manipulateurs et nous vautours au niveau international et au niveau régional.

Silence sur l’accord secret donc, comme il y a eu silence sur Kahemba, sur la révision des contrats léonins avec la Chine, silence sur les détenteurs de la double nationalité siégeant dans les hautes spheres du pouvoirs, silence sur ce qui se passe dans la Province orientale. Beaucoup de bruit au sujet des déplacés de la guerre de Kabila, mais silence sépulcral au sujet des réfugiés congolais dans les pays limitrophes à l’Est. Silence sur le sens et les enjeux de l’opération turquoise, comme vient de me le rappeler un lecteur de ce blog. Surtout une dimension particulière de l’opération turquoise qui consista à installer en RDC les FDLR et leurs réseaux puissants d’exploitations des ressources du pays, ainsi que ceux de leur financement par les puissances européennes et nord-américaines qui, en plus, protègent efficacement les criminels qui dirigent cette organisation, au lieu de les traduire en justice. Si justice il y a en cette scène internationale qui ne connait plus le sens de ce mot. Kamerhe qui est au coeur de la crise institutionnelle en préparation a activement contribué à ce silence. Les congolais de la diaspora gardent contre lui une dent : il a caché dans ses tiroirs, le dossier sur la nationalité qui leur profiterait tant à tous.

On ne peut pas garder tant de choses importantes sous silence, au risque de provoquer une explosion incontrollable. Les faits finissent par démontrer les faiblesses d’un argument pauvre ou d’un argument faux. Prenons l’exemple de la dernière expédition militaire du Rwanda en RDC. Elle a reçu la bénédiction de tous les vautours, qui aujourd’hui s’en félicitent. Les félicitations sont cependant trop timides. L’engouement des media en a pris un certain refroidissement. Parce qu’au fond personne ne croit ni au bien fondé de l’expédition, ni à ses résultats. Le grain de sel de Ban Ki Moon n’avait qu’un sense, justifier le job des gars de la Monuc. Au-délà de ceux-ci, il faut voir le job de la France qui se comporte comme propiétaire des missions de paix. S’elles disparaissent de l’ONU, le champ de son activisme là bas en prendra un coup. Je disais donc que personne n’y croyait et n’y croit aujourd’hui. Pas même les trop loquaces dissidents du CNDP y compris Kamanzi qui a usurpé la place du chef historique du vrai CNDP. Ces dissedents commencent à toucher du bois après l’euphorie, que dis-je, l’ivresse de leurs déclarations aventurières dans la deuxième quinzaine de janvier. Ils se sont crus maîtres d’un jeu dont ils ne connaissaient pas les règles. Ils savent mieux que Kigali et Kinshasa, que la lutte du CNDP n’est pas une question d’aventure, mais bien une question de liberté ontologique et politique; que la guerre que Nkunda s’est vu obligé de combattre n’était pas une affaire de sous, ni une affaire de postes politiques mirobolants ou insignifiants; que les revendications qu’ils reclament encore même quand un pouvoir étranger cherche à le reduire au silence sont des revendications que tout congolais qui aime le pays devrait revendiquer. Ici je conseille à ceux qui ne les connaissent pas d’utiliser l’intrument virtuel. C’est depuis 2006 que j’ai téléchargé le fameux Cahier des Charges d’internet, et je le garde dans le même dossier où j’ai la constitution de Liège (celle votée par le referendum de février 2006).

Donc le trio dissident et quiconque l’a suivi touchent du bois aujourd’hui car il se trouverait qu'ils aient été utilisés comme ces ustensiles made in China dont on ne se sert que pour usage unique. Sont-ils seulement capables de gérer le CNDP de manière à l’assujetir à l’agenda opaque du couple atypique (j’emprunte l’expression à l’auteur de l’Incontournable) Kigali-Kinshasa ? C’est ici que la réalité reprend le dessus sur les chimères. Peut-être ils n’osent pas encore le dire officiellement, ni même se l’avouer, mais ils n’en sont pas capables. Or le CNDP (le vrai) a vraiment un rôle à jouer dans le processus de la paix à l’Est. Il faudra revenir sur cette réalité. D’abord à cause de la nouvelle approche adoptée par Nkunda quant à la part que les partenaires étrangers doivent avoir dans ce processus; ensuite dans la qualité de leadership qu’il faut pour les besoins du peuple, c'est-à-dire cette capacité rare de préférer être trahi plutôt que compromettre un ideal si cher à tout un peuple; et finalement le vrai pragmatisme qui consiste à obtenir le droit de défendre les intérêts des personnes et de leurs biens, plutôt que ceux d’un petit nombre d’aventuriers dont l’horizon n’est peut-être pas aussi ouvert que les espaces magnifiques de l’Est du pays.

Tuesday, 30 September 2008

BRAECKMAN INSINUE LA DISPARUTION DE L.NKUNDA

Le délire d’une sommité médiatique

« Où est passé Laurent Nkunda ? ». Un titre terriblement alléchant pour ce que le monde anglophone appelle maintenant «the wolfpack press », autrement dit la bande de loups de la presse ! Un scoop bien trouvé de la part d’une « vraie » spécialiste de la tragédie des Grands Lacs Africains qui publie fidèlement dans les colonnes du quotidien belge Le soir. Le délire a changé de ton. Il y a quelque temps, il tournait autour d’un départ en exil doré en RSA pour le leader du CNDP. Non content d’avoir échoué sur ce front là, il a fallu la plume de madame Braekman pour haranguer le « wolfpack », cette fois-ci avec la rumeur froide: « En dépit des combats qui, depuis le 28 août dernier, continuent à mettre aux prises les troupes rebelles du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) et les forces armées congolaises, la rumeur s’enfle à Goma et dans tout l’Est du Congo : le général réfractaire aux accords de paix, qui, en son temps, avait refusé d’être nommé dans l’armée nationale pour pouvoir défendre sur place les intérêts des Tutsis du Kivu et combattre les miliciens hutus ennemis du Rwanda, aurait été grièvement blessé ou, très malade, serait hospitalisé à Kigali après avoir tenté, en vain, d’être accueilli en Ouganda ». Comme s’il suffisait d’afficher « la rumeur de Goma » dans les colonnes du Soir pour en consacrer la véracité.

Mais cela n’étant pas suffisant, il fallait ajouter un zeste de crédibilité : « Ces rumeurs sont alimentées par le fait que, depuis le 9 juin dernier, les représentants de la « facilitation internationale» (Onu, Union Européenne, Etats-Unis) présents à Goma n’ont plus eu de contact direct et personnel avec le général-pasteur qui, peu auparavant, avait abandonné sa tenue militaire et son badge « Rebelle pour le Christ » pour un costume cravate ». Le changement de look du maquisard de Kitchanga a certainement tapé dans l’œil d’une spécialiste. On aurait cru qu’elle pouvait y lire autre chose, par exemple l’image d’un homme de paix, plutôt qu’un général sanguinaire comme les médias aimeraient le voir. Le style, c’est l’homme disait Charles Péguy, un français qui comprendrait très bien la lutte de Laurent Nkunda et tout ceux qui l’appuient ! Il suffit de lire sa correspondance avec le chef de la Monuc ou le Gouvernement de Kinshasa pour comprendre que ni lui ni son Mouvement ne sont aussi vils que leurs adversaires voudraient qu’ils apparaissent. L’image qui a tapé dans l’œil de notre spécialiste est celle d’un nouveau style dans la manière pas seulement de s’habiller, mais aussi de s’occuper d’une cause publique. Cette obstination à imprimer un nouveau court positif au destin du pays est inhabituel, donc pas étonnant qu’il ne passe pas inaperçu.

« A la tête des opérations se trouverait aujourd’hui Bosco Ntaganda, chef d’état major de Nkunda ». Quoi d’étonnant puisque le monde entier sait que c’est cela son travail, mais bien entendu sous la direction du général lui-même et en parfaite synchronie avec la direction politique du Mouvement. Nous sommes devant un Mouvement Politico-Militaire, qui réclame des droits et des libertés tant attendus par le peuple entier. Notamment le droit et la liberté de vivre chez soi, ainsi que le droit et la liberté de changer l’establishment corrompu qui gangrène tant la hiérarchie politique comme la hiérarchie militaire du pays. Cet establishment corrompu que ceux qui manipulent le « wolfpack » aimeraient voir se perpétuer en RDC en rançonnant le peuple, comme cela est le cas, est ce que le CNDP aimerait changer. Fidèle à la politique que suivent les journalistes de son genre, l’auteur du scoop ne pouvait pas s’empêcher de mentionner Ntaganda, ne fût-ce que pour avoir la chance de brandir une énième fois le spectre d’un mandat d’arrêt de la CPI. Eh oui, la cour ultra politisée qui fait partie d’une sorte de conspiration pour éliminer du Congo quiconque s’oppose au dauphin de Louis Michel, aujourd’hui brouillé avec ses parrains pour la bagatelle des millions chinois. Mais Ntaganda et sa propre hiérarchie militaire ont une cause qui n’attend pas, surtout une fois qu’ils font face à l’assaut d’une armée gouvernementale alliée à des forces génocidaires. Je ne me lasse pas de répéter ce fait, surtout dès lors que des révisionnistes surgissent de toutes parts, forts d’instincts criminels inassouvis aussi longtemps qu’il y a de possibles victimes à la portée de leurs machettes ou de leurs kalachnikovs.

« C’est depuis le 28 août dernier que la guerre a repris au Nord Kivu et que le programme Amani, (paix en swahili) qui devait mettre en œuvre le désarmement des différents groupes armés, se trouve au point mort. En juin déjà, le CNDP avait suspendu sa participation à la commission militaire du programme Amani, tandis que l’armée nationale renforçait ses effectifs sur le terrain, ce qui faisait redouter une reprise des hostilités ». Lapsus ou stratégie ? Qui a amené le programme Amani au point mort, si ce n’est le gouvernement qui l’a torpillé pour éviter, à tout prix, de faire face à des responsabilités évidentes? Embarqué sur une conférence en position faible, le Gouvernement a montré depuis le début qu’il n’entendait pas renoncer à son option belligérante. Des faits existent. Mais ne demandez pas à la presse de partir des faits quand c’est plus facile de jeter l’huile au feu avec de simples spéculations. Le rapport des combats ainsi que le rôle de la Monuc tel que rapportés sur le blog de madame Braeckman peuvent facilement être confrontés avec ceux qui figurent sur le site du CNDP pour tirer des conclusions éclairantes. Ce qui n’est pas surprenant d’ailleurs si l’on pense qu’elle pourrait recevoir ses informations soit de Malu Malu, soit même de Delphin Kahimbi directement ! Mais elle a raison à propos du discrédit dans lequel la Monuc s’est jetée à force de vouloir contenter à la fois le pouvoir en place et les FDLR, tout en sachant que le CNDP n’est pas juste une autre milice, mais un mouvement qui se battra jusqu’à ce que tous ceux qui se disent partenaires dans le processus de paix se décident à entamer de vraies négociations politiques sans les tronquer.

Tout ceci ne finit pas par expliquer le délire de toutes façons, il faut continuer à percer le contexte pour comprendre. Alan Doss, qui comme Kabila a manqué la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies, doit aller faire rapport au Conseil de sécurité sur la situation. On a pu lire dans ses lettres à Oxfam et à Global Witness sa détermination de défendre la Monuc contre ceux qui veulent en tacher l’image. Mais quand les ONGs font du tapage, c’est généralement pour justifier leur propre raison d’être, pas pour défendre la population. Et si à Bruxelles ceux qui ont conduit l’opération Artemis se félicitent du succès en Ituri, ils se moquent des populations dans les zones où il y a encore des combats, où l’armée gouvernementale pille et viole tout comme les FDLR d’ailleurs. Peut-être à Bruxelles quelques « pundits » préféreraient remplacer la Monuc par une opération Artemis II. Nous ne sommes pas encore sortis de la misère, et ce n’est pas demain la veille ! Si selon notre spécialiste du Soir « de l’avis de nombreux observateurs, le désastre humanitaire du Nord Kivu, deux ans après les élections, représente autant un échec pour la communauté internationale que le talon d’Achille du régime de Kinshasa », je dirais, cependant, que le tendon d’Achille aussi bien de Kinshasa comme de la politique internationale au Congo est et demeure la présence des forces génocidaires et leur alliance affichée avec le gouvernement et la mission onusienne. Et cela le « wolfpack press » n’ose jamais le dire clairement, les ONGs non plus d’ailleurs.
AND OH, I HAD MISSED THIS ONE, HOPE YOU HAD SEEN IT:

Sunday, 28 September 2008

LE SLOGAN CREUX DE MR ALAN DOSS

Le Slogan Creux du Représentant de l’Onu en RDC


Monsieur Alan Doss commence à être à court d’argument comme son célèbre prédécesseur, William Lacy Swing. Ce matin je relisais encore une fois, avec surprise, les déclarations triomphalistes qu’il faisait à une table ronde à laquelle il participait. C’était le 18 décembre 2006. La table ronde incluait une des personnalités qui a joué un rôle subtile dans la débâcle congolaise du temps de l’Administration Clinton. Il s’agit de rien de moins que Susan Rice qui se croit une sommité dans l’échelle de l’expertise occidentale sur l’Afrique. Elle en sait des choses sur ce que l’administration Clinton a fait ou a omis de faire en Afrique etc. Les deux personnalités intervenaient au cours d’une assise organisée par la Brookings Institution à Washington sur les perspectives d’avenir pour la RDC. Enfin, une calamité puisque Swing se félicitait de voir les effets positifs des élections commencer à porter des fruits. L’on se rappelle que Swing ne jurait que par les effets magiques des élections qu’il se félicitait d’avoir supervisées avec succès. Son slogan à lui était que la RDC était sur la voie démocratique, grâce à ces élections, comme si un trucage aussi néfaste et piètrement manipulé pouvait vraiment mener à la paix. Je suppose que d’où il continue à se faire une fortune pour des douillets vieux jours il peut tranquillement affronter sa conscience, loin de la hantise des conférences de presse journalières, et reconnaître qu’il a sensiblement contribué à enfoncer ce pays dans une situation terriblement déplorable.

Pour en venir au slogan creux de son successeur : Alan Doss lui ne jure que par le désengagement des troupes comme condition du retour à la paix au Kivu. Et qui dit Kivu dit la sous région des Grands Lacs, vouloir ou pas. On a bien envie de demander à « l’illustre ambassadeur », transformé trop rapidement en pion de la volonté belligérante de Kabila et ses deux super généraux, Diemu et Kalume, s’il sait vraiment de quelles troupes il veut parler. L’on voudrait aussi lui rappeler qu’il est dangereux de jouer à l’amnésique quand le destin des personnes, en chair et en os, des populations entières sont en jeu. Il y a des faits que Doss ne peut pas feindre d’ignorer. Kabila non plus d’ailleurs. Parmi eux, il devrait particulièrement se souvenir des tristes assises de SUN CITY, et les raisons qu’il y avait derrière ces assises. Prenons-en seulement deux : a) l’objectif d’empêcher les troupes du RCD d’avancer, surtout à partir des fronts du Katanga et du Kasai ; b) ouvrir l’espace ou les positions occupées par le RCD aux alliés de Kabila, à savoir les Interahamwe (à l’époque, si je ne me trompe les Pareco et autres n’étaient pas encore crées) et les May May. Ceci visait à créer un cadre, sur terrain, où la réorganisation politique et militaire des FDLR s’effectuerait sans encombre pour attaquer par force leur pays d’origine, tout en s’adonnant à l’extermination ethnique des tutsis congolais. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre l’acharnement avec lequel Kinshasa et l’ONU (qui a conduit les Interahamwe en RDC du temps de l’opération turquoise de triste mémoire) ont voulu imposer le fameux brassage. Un mécanisme avec lequel ils comptaient se débarrasser si facilement des éléments de l’armée qui voulaient défendre la population contre le régime génocidaire qu’un nouveau cadre international, SUN CITY, sanctionnait.

Alan Doss ne peut pas continuer à utiliser le langage confusionniste à souhait des médias. Quand il parle de désengagement des troupes au Kivu, il doit spécifier comme cela a été le cas dans l’accord de Nairobi de Novembre 2007 et dans l’Acte d’Engagement de Goma de Janvier 2008, qu’il s’agit d’abord, des troupes génocidaires FDLR-Interahamwe toujours opérationnelles au Nord comme au Sud Kivu. Ensuite, au regard des violations répétées du cessez-le-feu de janvier 2008 par les troupes gouvernementales et les FDLR, PARECO, MAY-MAY, etc., qu’il s’est bien gardé de dénoncer. Il ne peut donc pas parler d’un désengagement indistinct des troupes, sans autre spécification. Ceci parce qu’il détenait et détient des informations précises, au moins fournies par le CNDP, démontrant que les hostilités ouvertes à partir du 28 août 2008, on été ouvertes par les forces gouvernementales, les FARDC. Il tombe, et l’ONU avec lui, dans la campagne manipulatrice qui vilipende le CNDP uniquement, quand les responsabilités du gouvernement, en tout cas en ce qui concerne son alliance délibérée avec des forces génocidaires sont évidentes.

Peut-être il croit que de cette manière il peut cacher la collaboration que la MONUC, dont il est le haut chef, entretient avec les génocidaires. Il se pourrait aussi qu’il pense que de cette manière il peut parer aux attaques des FARDC ciblant la MONUC. Aujourd’hui, c’est à Kanyabayonga où les FARDC avec leurs femmes et enfants saccagent et pillent la MONUC, et demain ? Si l’armée de Kabila attaque la force onusienne, à quoi servira le slogan vide de Mr Alan Doss ? Il est à craindre que la communauté internationale a trop longtemps favorisé un pouvoir kléptocratique. Elle a trop longtemps soutenu des génocidaires et/ou n’ose jamais les dénoncer au moins. Contre un mouvement qui revendique des droits légitimes, elle a soutenu les FARDC, pas plus tard que la semaine dernière, elle clamait haut et fort combattre le CNDP. N’est-ce pas le moment pour Mr Doss de rappeler aux FARDC d’arrêter les hostilités qu’elles ont initiées, seulement pour faire échouer le programme AMANI ? Ou devrait-on penser que Kinshasa a besoin de maintenir sa belligérance active au Kivu, avec l’aide de Nr Doss, pour distraire le pays à chaque fois que les échecs du régime se font sentir cruellement comme c’est le cas avec la démission, oh combien tardive et pratiquement inutile du vieux patriarche du Palu ? Pour qu’il y ait un retour à l’Acte d’Engagement de Goma, il faut que ce soit les FARDC qui arrêtent une guerre qu’elles ont commencée et qu’elles ne sont pas en train de gagner. En les appelant au cessez-le-feu immédiat la communauté internationale pourrait encore sauver sa face, mais est-elle intéressée à sauver sa face ? Voilà un autre doute que le slogan de Doss n’éclaire pas !

Monday, 15 September 2008

Kabila supervise sa guerre

Le président de la république qui est arrivé à Goma en arborant un treillis militaire. Toute son apparence, ses faits et gestes ainsi que ceux de ses généraux ont donné l'impression qu'il est venu terminer la crise du Kivu, une fois de plus, par la force plutôt que par la negociation même si il a prolongé le mandat du programme AMANI pour une durée d'une annee. Des sources dignes de fois nous font savoir qu'en réalité, il a passé ses nuits dans une tente érigée dans la cour du bureau du gouvernorat. Histoire de solidariser avec les déplacés qui sont à la merci des intempéries, quelle ironie, ou plus encore, quel cynisme!

Au même moment, ses troupes créent d'autres nouveaux déplacements de populations innocentes. ces forces tirent à l'armement lourd à 40 km depuis le camp militaire de Rumangabo vers Bunagana avec le seul objectif de faire fuire les populations vers les camps des refugiés en Ouganda. Simultanément, pendant que Kabila était encore à Goma, la 14e brigade en coalition avec les FDLR et les PARECO, a systématiquement tué, violé, pillé, arraché des yeux et coupé les pieds à des civils sans défense au vue et au su de la Monuc. Après cette démonstration sauvage qui est la marque des génocidaires Hutu, ils ont ensuite essayé un exploit en attaquant les positions du CNDP. Ils ont cependant subi un grand revers a NGUNGU où trois capitaines FARDC ont été capturés. Voilà comment fonctionne la stratégie du Rais, qui est, comme tout le monde le sait, un général.

Ce même Rais a sommé le CNDP de se désengager dans un délai d'une semaine, à défaut de quoi, le président passerait alors à la vitesse supérieure. Il semble oublier volontairement quatre exigences qui ne sont qu'évidentes parce qu'elles font partie du défi qu'il se refuse à affronter en ne voulant pas le négocier politiquement. Il s'agit du retour des refugiés, de la réinstallation des déplacés, et bien entendu la réinsertion de tous dans leur milieu; la libération des prisonniers d'opinion; le désarmement des FDLR; une restructuration plus rationnelle de l'armée ainsi qu'un nouveau cadre de développement.

Pendant que le chef de l'État supervise la confusion de Goma, la MONUC se trouve à la croisée des chemins. D'un côté elle est malmenée par CHIKEZ DIEMU qui brûle d'envie de se débarrasser le l'ONU afin de pouvoir organiser ses massacres sans supervision internationale. De l'autre BABACAR GAYE le commandant de cette force onusienne continue a ordonner les casques bleus à faire la guerre directe au CNDP. Celui-ci est devenu la seule force qui se bat pour défendre le peuple contre des violeurs et des pilleurs. BABACAR GAYE, selon certaines sources bien informées, est lui même criminel. Il semble qu'il existe un mandat d'arrêt contre lui, puisqu'il aurait supervisé la tuerie de ses propres concitoyens. De toute façon, les choses ne semblent pas aller au mieux entre lui et Tchikez Diemu car ce dernier a incité la population à une tentative de lapidation du commandant sortant de la Monuc. On ne saurait pas prévoir si Diemu s'entendra mieux avec l'espagnol qui est destiné à remplacer Gaye dans les prochains mois. La CPI devrait considérer son incimination au motif de l'association entre la MONUC , les FARDC et les FDLR, forces génocidaires qui sont devenues alliées de la force onusienne dans un massacre continu au Kivu.