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Thursday, 11 December 2008

SWIFT PAGING IN NAIROBI (IV)

  • Obasanjo Parle d'un blocage des pourparlers à Nairobi. Ici les raisons du blocage. Position conséquente de la rebellion puisqu'elle traite avec une délégation mandatée seulement verbalement. J'ai dit dans quelque posting précédent que nous savons tous où Kinshasa voulait en venir en ne mandatant pas en bonne et due forme sa propre délégation. Croyait-on flouer la rebellion encore une fois?

    Dialogue intercongolais: pourparlers "bloqués"

    AFP


    Mis en ligne le 10/12/2008

    Les pourparlers entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et la rébellion de Laurent Nkunda étaient "bloqués" mercredi à Nairobi, a déclaré à la presse le médiateur dans la crise et ex-président nigérian Olusegun Obasanjo.
    "Le succès (des pourparlers) a été bloqué par deux difficultés", a déclaré M. Obajanso, en faisant état d'une part de la volonté de la rébellion de discuter de la situation globale de la RDC et non pas simplement du conflit au Nord-Kivu, et d'autre part de l'absence de pouvoir de décision de la délégation rebelle aux pourparlers.
    Les discussions de Nairobi, première rencontre directe entre le CNDP (Conseil national pour la défense du peuple, rébellion) et Kinshasa, sont jugées cruciales pour trouver une issue au conflit dans l'est de la RDC.
    La province du Nord-Kivu est confrontée depuis fin août à une reprise des affrontements entre d'un côté la rébellion et de l'autre l'armée alliée à d'autres groupes armés.
    La rébellion du général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda campe depuis fin octobre aux portes de Goma, capitale du Nord-Kivu. Ces combats ont jeté sur les routes plus de 250.000 personnes survivant dans des conditions catastrophiques

  • Que faire quand les médiateurs prennent partie en jettant leur neutralité aux orties? Décidément tous acteurs qui interviennent dans la crise veulent simplement venir à bout de la patience du CNDP. Ils espèrent ainsi vaincre le mouvement à coup d'exaspération! Cependant, je l'ai dit souvent ici, c'est difficile de venir à bout de la tenacité de ceux qui croient fermement en la cause qu'ils défendent. Le CNDP est venu à Nairobi en sachant très bien que l'agenda de Kinshasa, à peine caché, plutot avoué (par Lambert Mende), était de chercher à ressusciter le mort-né programme Amani. Si les médiateurs prennent partie de manière directe ou indirecte pour ce mort-né, il est impossible d'espérer avancer. http://www.lesoir.be/actualite/monde/congo-pourparlers-bloques-2008-12-10-672592.shtml

  • Obasanjo rectifie: les négociations à Nairobi ne sont pas bloquées. Elles prennent juste un peu de retard. S'il envoie une équipe pour consulter Laurent Nkunda, peut-on espérer qu'il en envoie une pour solliciter de Kabila un mandat formel? Et pourquoi Obasanjo se plaint du fait que le CNDP veuille toucher des questions de fond à échelle nationale? Il devrait dispatcher une autre équipe à Ban Ki Moon pour solliciter l'élargissement du mandat de la médiation au lieu de commencer à prendre partie, et mettre en cause sa neutralité. http://africa.reuters.com/top/news/usnJOE4BA01G.html

La délégation du CNDP à Nairobi trouve injuste la plainte d'Obasanjo relative à la détermination de ce mouvement de traiter la crise globalement. Le mouvement affirme vouloir parer à toute tentative de balkanisation qui se cache derrière la restriction de la crise au Nord-Kivu, puisqu'il s'agit bel et bien d'un problème de leadership touchant à tous les niveaux de la gestion de la chose publique!

  • KINSHASA (AFP) - 10/12/2008RDCongo: les rebelles accusent le médiateur de partialité et claquent la porteLa rébellion de Laurent Nkunda a annoncé mercredi vouloir quitter les discussions avec le gouvernement congolais, trois jours après l'esquisse d'un dialogue visant à sortir du conflit dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC)."Nous ne pouvons pas continuer à siéger avec une médiation qui a pris parti", a déclaré le porte-parole du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Bertrand Bisimwa depuis Nairobi."Nous préférons rentrer pour nous occuper des souffrances de notre peuple", a-t-il ajouté dans un entretien téléphonique avec l'AFP à Kinshasa. "Nous sommes en train de saisir notre direction politique pour qu'elle avalise notre décision de rentrer."Un peu plus tôt, le médiateur de l'ONU, l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, avait évoqué un "blocage" des négociations dû à "deux difficultés" dans les rangs de la rébellion."Premièrement, le CNDP continue de demander des discussions sur ce qu'il estime être les défis auxquels le pays dans son ensemble est confronté" et pas seulement sur le conflit dans la province déchirée du Nord-Kivu (est), avait-il expliqué."Sans juger bien évidemment du bien-fondé de cette demande, cela va au-delà du mandat qui nous a été confié", avait-il ajouté.Deuxièmement, "le pouvoir qui a été donné à la délégation du CNDP par sa direction a limité drastiquement sa capacité à prendre des décisions", avait poursuivi le médiateur de l'ONU."Ils ont un mandat pour être ici, mais ils n'ont pas le pouvoir de prendre des décisions", avait-il regretté, ajoutant que la rébellion n'était pas très "claire" dans ses revendications et devait clarifier "ses objectifs".M. Obasanjo avait précisé avoir demandé à une délégation de sa médiation de se rendre jeudi à Goma (est de la RDC en proie à des affrontements) pour rencontrer Laurent Nkunda et discuter avec lui de ces difficultés."Nous sommes très choqués par les déclarations de M. Obasanjo (...) Nous nous sentons blessés, trahis par la médiation", a réagi M. Bisimwa, en défendant les revendications nationales du CNDP."Nous ne pouvons pas prendre la responsabilité de ne traiter que la question de l'Est, parce que nous ne voulons pas entrer dans une logique de balkanisation du territoire", a-t-il argué, assurant que la crise avait "une dimension nationale".De plus, "nous sommes la seule délégation à avoir présenté un mandat dûment signé par l'autorité compétente", a assuré le porte-parole.Pour lui, les déclarations "injustes" de l'ancien président nigérian sont "une manière de dire au CNDP de partir."La province du Nord-Kivu fait face depuis fin août à une reprise des affrontements entre d'un côté le CNDP et de l'autre l'armée et divers groupes armés.La rébellion du général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda a infligé d'humiliantes défaites à l'armée régulière et campe depuis fin octobre aux portes de Goma, la capitale du Nord-Kivu.Ces combats ont jeté sur les routes plus de 250.000 personnes, survivant dans des conditions catastrophiques.Le CNDP a décrété unilatéralement un cessez-le-feu fin octobre, qui a permis le maintien d'un calme très précaire.Lundi, pour la première fois, des émissaires de la rébellion et du gouvernement congolais s'étaient réunis à Nairobi sous l'égide de l'envoyé spécial de l'ONU pour tenter de trouver une issue négociée à la crise.Ils n'avaient toutefois pas entamé les discussions de fond, se consacrant uniquement à définir le cadre de leur éventuel dialogue.Mardi soir, M. Obasanjo, avait fait état de progrès et affirmé que la phase de pourparlers sur le fond de la crise serait ouverte "avant Noël".
  • On dirait que l'ONU prépare la voie pour de vraies négociations une fois que cette organisation, l'UA et l'ICGLR commencent à comprendre l'enjeu de la crise. Donc Nairobi que Kinshasa voulait amorcer comme un traquenard pour le CNDP pourrait se reveler salutaire! Watch out for the unfolding of this tortuous road towards peace! http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=29256&Cr=democratic&Cr1