Obasanjo est dans le coin, occupé à palabrer avec les hommes forts du moment. Mais son objectif est plus bas que l'on ne le pensait. Il vient une énième fois pour ressusciter le programme amani. Il veut discuter avec les mai mai et pareco et le cndp de Kamanzi, mais pourquoi le fairait-il puisque tout le monde nous dit que ces gens ont réintégré les FARDC, Kamanzi chapeaute même un parti politique aux dires de Lambert Mende. Les mesures pour l'intégrer dans le gouvernement sont déjà avancées. J'ai spéculé sur un possible remaniement ministériel bientôt, en voilà des signes palpables: http://www.lepharerdc.com/www/index_view.php?storyID=7664&rubriqueID=19. Conclusion, la seule opposition avec laquelle le gouvernement a encore des questions fondamentales non résolues pour l'Etat congolais et particulièrement pour le Kivu, c'est le CNDP de Laurent Nkunda. Dos Santos ne peut rien changer à ceci. Les attermoiements des diplomates face à la situation en cours n'y peuvent rien non plus. Il faudra un coup de pocker de je ne sais qui pour changer le jeu qui se met en place.
- L'envoyé spécial de l'ONU en RDC Olusegun Obasanjo à Nairobi le 8 décembre 2008
RDC: les négociations Kinshasa-rebelles vont reprendre à Nairobi
GOMA (RDCongo) (AFP) — Le médiateur de l'ONU pour l'est de la République démocratique du Congo (RDC), Olusegun Obasanjo, a annoncé mercredi que les négociations de Nairobi entre Kinshasa et la principale rébellion congolaise reprendraient et seraient élargies aux autres groupes armés.
"Les négociations de Nairobi vont reprendre pour déterminer ce qui sera fait après et comment le faire", a déclaré l'ex-président du Nigeria devant la presse à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, dans l'est de la RDC.
M. Obasanjo, qui s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku, n'a cependant indiqué aucune date de reprise de ces négociations.
Des pourparlers directs entre le gouvernement congolais et le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) avaient commencé le 8 décembre à Nairobi, sous la médiation de l'ONU, pour trouver une issue à la crise dans l'est de la RDC, marquée par une reprise des combats fin août 2008 entre cette rébellion congolaise et l'armée nationale.
Le CNDP était à l'époque dirigé par son chef historique Laurent Nkunda, qui a depuis été lâché par la plupart de ses commandants, ralliés à Kinshasa.
A la suite du déclenchement le 20 janvier d'une opération conjointe dans le Nord-Kivu par les armées congolaise et rwandaise, à l'occasion de laquelle Laurent Nkunda a été arrêté au Rwanda, ces négociations ne se sont pas poursuivies.
Après la reprise des pourparlers, "les autres groupes armés ne seront pas exclus (...) nous devons accomplir nos objectifs et terminer notre mission de pacification", a ajouté M. Obasanjo.
En plus du CNDP, d'autres milices opèrent dans le Nord-Kivu, notamment des groupes traditionnels pro-gouvernementaux Maï-Maï. La plupart de ces milices, dont les Patriotes résistants congolais (Pareco), ont annoncé en janvier qu'elles cessaient les hostilités.
Le médiateur de l'ONU a également précisé qu'après Nairobi, les négociations devraient se poursuivre en RDC.
Après l'arrestation de Laurent Nkunda et le ralliement de l'essentiel du CNDP à Kinshasa, les anciens rebelles ont commencé à être intégrés dans l'armée congolaise.
La nouvelle direction du CNDP a annoncé le 4 février la poursuite de son combat "par des moyens purement politiques (...) dans le respect de la Constitution et des lois de la RDC".
Mais, avait-elle prévenu, "la poursuite des négociations à Nairobi entre le gouvernement et le CNDP constitue une exigence réciproque de bonne foi, exigence sans laquelle la présente déclaration n'aurait pas de sens manifeste".
M. Obasanjo, qui s'est rendu à Luanda et à Kinshasa avant l'étape de Goma, devait ensuite aller à Kigali