Alors le bonhomme de l'ONU est dans le coin. Il dit avoir demandé à Kabila de retourner à Kampala. Il se dit concerné par la population souffrante à l'Est de la RDC, et bla bla bla... Qui peut le croire quand on sait qu'il fait campagne pour la gourmande banque mondiale, si vous en doutez, regardez qui il est en train de trimbaler! Pendant que les media acquis à la corrompue communauté internationale s'accroche à ce qu'il dira, il ne faut pas oublier ce qu'il ne dit pas:
- Il n'a pas voulu recevoir l'opposition congolaise à Kinshasa. Cela est à dire, il est là pour Joseph Kabila 100%. On ne peut pas trop le blamer de ne pas recevoir l'insipide opposition congolaise qui ne rêve que de prendre ce qu'on appelle ici, their turn to eat!
- Il dit demander à Kabila de retourner immédiatement à Kampala. Mais il ne dit rien de la surmilitarisation de Goma avec toute la 10ème région militaire venue en renfort à Goma, je suppose que Delfin Kahimbi et Masunzu sont en ville. Et ce sans compter la Monusco et la infame brigade des tanzaniens et sud-africain. Comment peut-il oser s'appitoyer sur la population sans dénoncer cette sur-militarisation?
- Il dit visiter trois pays pour prêcher la paix. Mais il ne dit rien sur les FARDC qui ont attaqué le camp des déplacer de Mugunga, juste pour les beaux yeux de la brigade immorale cherchant à tout prix à culpabiliser les forces rebelles contre lesquelles elle a été engagée. http://nanojv.wordpress.com/2013/05/23/mugunga-bombardement-fardc/
et http://nanojv.wordpress.com/2013/05/22/mugunga/
- Il veut parler à quelques chefs d'Etat de la CIGLR. Mais il ne dit pas les raisons pour lesquelles le Conseil de Sécurité de son ONU enkilosée ont sapé les efforts de cette entité regionale pour ramener Kabila à la raison et la paix au pays.
Au lieu de tout cela, il chante le montant que la banque mondiale veut investir dans la région: une banque commerciale plus gourmande que toutes les autres, occupée à créer une dépendance chronique dans nos pays, pour s'assurer que nous ne nous développions jamais! Ah, si les journalistes avaient un brin de bon sens!
Thursday, 23 May 2013
Monday, 20 May 2013
AUTOUR DE GOMA CA CHAUFFE ENCORE
Je m'y attendais depuis que j'ai lu les déclarations de mary Robinson qui se dit être pour la paix mais donne son appui à la brigade d'intervention. Quand l'ONU souffle le chaud et le froid, nous savons que c'est toujours en faveur de Joseph Kabila. Pas de surprise donc qu'il s'enhardisse et envoie ses FARDC et ses FDLR en avant, précédant l'ONU elle-même. Peut être les tanzaniens se sentent suffisament équippés pour toute la besogne. On verra.
http://nanojv.wordpress.com/2013/05/20/mutaho/
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130520112707/fdlr-rdc-fardc-gomardc-m23-et-fardc-se-rejettent-la-responsabilite-des-affrontements-a-proximite-de-goma.html
http://chimpreports.com/index.php/news/10146-drc-attacks-m23-base-as-gun-battle-rages-on.html
http://nanojv.wordpress.com/2013/05/20/mutaho/
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130520112707/fdlr-rdc-fardc-gomardc-m23-et-fardc-se-rejettent-la-responsabilite-des-affrontements-a-proximite-de-goma.html
http://chimpreports.com/index.php/news/10146-drc-attacks-m23-base-as-gun-battle-rages-on.html
Thursday, 25 April 2013
CONNECTIONS SUD-AFRICAINES ET AUTRES POTINS
Les révisionnistes à la solde de George Soros se préparent à discuter ce qu'il faut attendre des opérations de la brigade onusienne appelée à combattre Makenga: http://nanojv.wordpress.com/2013/04/24/pep-unib/. Sur terrain, la nouvelle de l'interruption (cette fois-ci définitive???) des négociations à Kampala se propage très vite. La délégation du M23 est peut-être en route vers la RDC. Kin s'est endurcie comme nous nous y attendions. Le salut de Kabila vient par l'ONU, pourquoi devrait-il négocier? N'est-ce pas que sa SADC lui a fourni d'autres alternatives depuis belle lurette? Les choses sont donc en place pour une guerre qui sera régionale. Pourtant elle aurait pu être évitée. Je ne veux pas me répéter mais je ne peux non plus m'empêcher de rappeler que Nkunda avait raison et que la région devrait avoir prêté attention à ce qu'il disait parce que le temps lui a donné plus que raison. Je disais que les choses sont en place. Les soldats de la SANDF à Goma ont pris position. D'autres sont en route. Les tanzaniens arrivent via le Tanganyika, leur armement aussi. La route est longue mais le paysage est beau, un peu de tourisme avant les affrontements. L'ONU vient de nommer un nouveau général, un brésilien: http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-22290242. J'espère qu'il est aussi honnête que l'espagnole qui a demissionné une fois arrivé à Goma après avoir constaté la corruption et le marché noir que les soldats de la Monuc entretenaient sans vergogne.
On me dit par ailleurs que la RSA se prépare en secret pour ne pas facher une opposition déjà mécontente. Mais pourquoi Prétoria se croit en mesure de mener et gagner une guerre au Kivu? A cause des connections sud-africaines et tanzaniennes intéressantes. Vous me direz que je répète des rumeurs mais toujours est-il qu'il n'y a pas de fumée sans feu! Voilà ce que l'on m'en a dit: le LT Gen A.M. Shilubane, patron des services d'intelligence en RSA est un ami de quelques puissants exilés rwandais actuellement en RSA. Certains parmi ces derniers sont aussi des proches du président tanzanien. Quoi de plus aisé que de servir de consultant ou de conseiller pour une expedition militaire dans le Kivu et de gros sous en prime? Ceci confirmerait, à mon avis, le fait que nous sommes conscients d'un double objectif pour la brigade qui, ipso facto, a donné une couverture cambattante et combattive à toute la MONUSCO, même si les mieulleux de l'ONU vous diront le contraire. L'agenda français nous le connaissons déjà, une partie de l'agenda sud-africain qui inclue les affaires d'exploitation aussi, mais les connections sud-africaines ajoutent un grain de sel: si les exilés rwandais de la RSA jouent la carte Zuma, alors on voit très bien qui utilisera la brigade et les FDLR et pourquoi. Pour des rumeurs, ça se tient plutot bien. Et l'attitude d'une détermination farouche du M23 va décider de quel coté la balance risque de s'incliner. Joseph Kabila se croit déjà débarrassé de la cause kivutienne, ceux qui en veulent au régime de Kigs croient tenir enfin leur golden chance etc. Et si c'est Makenga qui tient en main the golden opportunity? Une occasion de faire mordre la poussière à une arrogante ONU avec ses gangsters déguisés en soldats de paix serait une leçon historique. Encore une fois la lacheté des pays du tiers monde qui envoient leurs soldats mourir pour rien va faire couler le sang des fils de ce continent à cause d'une multiple turpitude éhontée.
Monday, 22 April 2013
POURQUOI BLOQUER LA FUNESTE BRIGADE DE L'ONU
Toute personne dotée de sens commun comprend très bien qu'une mission de l'ONU avec mandat de tuer est un danger qu'il faut éviter. Et il faut faire échec à la brigade promise au Kivu, non pas parce que les rebels ne peuvent pas la mettre en déroute, mais parce qu'elle est malicieuse sous plusieurs angles. Imaginez le gangsterisme international qui détruit tellement dans les années 1990 au nom de la démocratie et hier encore la destruction de l'Afrique du Nord au nom de la même démocratie. Je ne serais pas surprise si la défaite de la brigade par les rebels au Nord Kivu soit l'excuse attendue par l'ONU pour appeler l'OTAN à sa recourse, et accomplir quoi exactement? La destruction de nos peuples et nos resources, l'obstruction à vie de toute possibilité d'indépendance politique ou de développement. Décidement ce colonialisme post-moderne est beaucoup plus cruel, et en plus, ironiquement, veut nous faire croire qu'il championne les droits de l'homme. Qu'avons nous fait du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes? L'heure a sonné pour les chefs d'Etats africains, en poste aujourd'hui, de faire échec catégorique et absolu au gangsterisme de l'ONU. Je ne suis pas la seule à penser que le précédent auquel se prêtent la Tanzanie, le Malawi et l'Afrique du Sud soit extrêmement dangereux. Lisez l'opinion ci-bas:
http://www.reuters.com/article/2013/04/16/us-rohde-un-idUSBRE93F1D220130416
à suivre
Saturday, 20 April 2013
QUAND L'AVOCATE HABITUELLE DES FDLR SE DEDIT
J'ai découvert cette surprise sur ce lien: http://nanojv.wordpress.com/2013/04/20/braeckman-6-avril/. Interessant d'en venir à ce genre d'aveu après tant d'année.
Je vais me permettre de spéculer sur les raisons de son changement. Juste une opinion. L'ONU, en décidant sous pression de la France de relancer un plan génocidaire dans l'Est de la RDC sous couvert d'un plan d'erradication de forces négatives, s'est mise dans de beaux draps. Trop de zèle dans l'effort de court-circuiter la lutte de M23, qui est en substance la lutte du CNDP de Laurent Nkunda. Je sais que certains n'aiment pas voir son nom reapparaitre, mais rassurez-vous, coffré comme il est, juste dire son nom ne menace personne. Mais Mr. Ladsous a forcé la mesure. Ses visées génocidaires ne peuvent plus être maquillées, en aucune façon. Et que l'ONU le veuille ou pas, la France vient de l'obliger à poser un précédent excessivement dangereux. La trouille des chefs d'Etats Africains est incroyable, ils n'ont pas dénoncé la funeste brigade d'intervention rapide avec ou sans drones, plus probablement avec. L'échec en est prévisible, non seulement parce que le M23 compte défendre la dignité qui reste à ce coin du pays, mais aussi parce qu'en introduisant une force "de paix" combattive, l'ONU viole les principes même de sa fondation, et mine ainsi son propre socle.
Puis que ces visées génocidaires sont maintenant à découvert, nous en parlons tous. Et le danger est aussi imminent que réel. Prendre une position revisionniste en ce moment, tendance que notre avocate épouse souvent, serait politiquement incorrect. Alors elle tourne casaque, au moins sur un point. En attendant, que fait son ami Joseph Kabila? Il fait encore trainer les équipes présentes à Kampala. L'on croit savoir que le M23 et Kinshasa ont, en principe, remis leurs propositions. C'est la facilitation qui devrait en faire un résumé pour ensuite donner l'orientation sur les étapes suivantes. Mais cela fait quatre jours que rien ne transpire. On peut tout au plus penser que Kinshasa recourt à sa tactique de toujours: essayer d'allécher avec de l'argent n'importe qui qui serait disposé à faire échouer les négociations. L'on souhaiterait que Kampala ne tombe pas dans cette sorte de traquenard. Il s'agit de sauver l'honneur pas seulement de l'Ouganda, mais de l'idée même de solution politique au niveau régional. ICGLR ne doit pas laisser Kabila piétiner le bloc regional le plus concerné par la crise congolaise, et se laisser doubler par le gangsterisme de la SADC-ONU. Je pense que l'homme fort de Kampala ait encore du temps pour faire briller le blason d'un homme d'Etat.
Les journaux en RDC continuent à empoisonner la population en leur faisant croire que la solution militaire Onusienne est leur salut, mais c'est tout de même une solution militaire. Or cette option a fondamentalement et toujours échoué Demandez aux américains avec leur aventure au Vietnam, l'Afganistan, l'Irak, même l'Otan dans les pays de l'Afrique du Nord n'a apporté que destruction. Ce n'est pas demain la veille que la reconstruction se fera. L'option militaire contre le M23 ou les forces négatives ne restorera pas l'Etat dans l'Est de la RDC, elle ne retablira pas l'ordre en la province orientale, et ne construira pas de chemin de fer entre Kikwit et Kindu, ni entre le Kibali Ituri et le Nord du Katanga. Mais surtout, elle n'offrira aucun future stable pour nos enfants.
Un fait insolite: http://www.rwandaises.com/2013/02/le-tpir-a-coute-1-milliard-de-dollars-a-la-communaute-internationale-pour-58-genocidaires-condamnes-les-autres-en-liberte/
Un fait insolite: http://www.rwandaises.com/2013/02/le-tpir-a-coute-1-milliard-de-dollars-a-la-communaute-internationale-pour-58-genocidaires-condamnes-les-autres-en-liberte/
Thursday, 18 April 2013
J'AI TROUVE CECI DANS MON COURRIEL
Résolution 2098 : Le choix du sang
Le schéma adopté le 28 mars dernier par l’organe suprême des
Nations Unies porte le risque sérieux de l’embrasement de la sous-région des
Grands Lacs.
En optant pour la gestion militaire de la crise dans l’Est de
la République démocratique du Congo, les grandes puissances qui sont derrière
le Conseil de Sécurité éloignent en réalité son règlement et feignent ignorer
ses causes profondes.
Un coup de force mené par la France peu avant la présidence
rwandaise du CS, qui court-circuite les efforts de pacification du ‘Processus
de Kampala’ et cache le piège d’une guerre fratricide entre troupes africaines.
Mais le choc des armes n’est pas inéluctable…
« Nous sollicitons la Tanzanie de
se retirer de la résolution de la Communauté de développement de l’Afrique
Australe (SADC) de faire la guerre dans l’Est de la République démocratique du
Congo (RDC). Nous sommes convaincus que la confrontation militaire risque de
provoquer une guerre régionale. Notre position est confortée par trois
éléments : primo, l’Ouganda et le Rwanda risquent d’être entraînés en une
guerre inutile, secundo, l’Ouganda et le Rwanda, et probablement la Tanzanie,
en vont payer des graves conséquences humanitaires ; tertio, en cas
contraire, nous allons prendre la responsabilité d’une prolifération massive
des armes dans la sous région ».
Représentant de Kampala au sein de l’East African
Legislative Assembly (EALA), Fred Mukasa Mbidde a proposé un texte à soumettre
aux membres de cet organisme pendant la session du 16 avril dernier, dans
lequel on invite la Tanzanie à ne pas faire un choix opposé à celui de l’East
African Community et de l’EALA -dont il est membre.
Les deux institutions régionales préconisent une
solution pacifique de la crise dans l’Est de la RDC, avec les deux
belligérants, le mouvement du 23 Mars et le gouvernement de Kinshasa, assis à
la table des négociations.
En même temps,
la ministre des Affaires étrangères de la République du Rwanda, Louise
Mushikiwabo, qui assurait la présidence d’ une réunion du Conseil
de sécurité des Nations Unies consacrée à la prévention des conflits en
Afrique, a déclaré : « Nous ne pensons pas qu’une action militaire soit la solution aux
problèmes dans l’est de la RDC, donc nous considérons cette brigade comme pouvant
être un moyen de dissuasion, une présence nécessaire mais elle doit être
complétée par d’autres aspects, et en premier lieu sur le volet politique du
conflit ».
Si
le schéma de la Résolution 2098, adoptée par le Conseil de Sécurité (CS) de
l’ONU, assume en connaissance de cause le risque concret d’un bain de sang et
du déclanchement d’une confrontation armée entre les Etats des Grands Lacs,
avec massacres à large échelle de populations civiles et poursuite d’actes
d’extermination de la communauté Tutsi, les
forces qui s’y opposent font surface et haussent la voix. Elles suggèrent une
démarche plus typiquement africaine -c'est-à-dire par les biais du dialogue-
pour la règlementation des conflits dans le continent et notamment dans l’Est
de la RDC.
Ainsi, la guerre n’est pas
inéluctable dans les Grands Lacs et il est possible de faire échec au choix du
sang posé par la 2098. Et cela même si les forces qui sont visées du M23 se
préparent à la résistance, et elles doivent s’y préparer car il en va de leur
survie et de celle de leurs familles.
La sauvegarde à outrance -comme à l’époque
précédente la chute de Mobutu- du régime dictatorial et sous tutelle
internationale de Joseph Kabila et la volonté farouche d’en découdre avec le
groupe dirigeant en place à Kigali sont les mobiles principaux du lobbyng
français au Palais de Verre, qui a porté au passage en force d’une Résolution cachant,
dans son application préméditée, le spectre au symbole terrible d’une guerre
fratricide entre troupes africaines.
Miracle du ‘multilatéralisme’, les soldats d’une
nation issue de la nuit de l’Apartheid vont faire le coup de feu contre leurs
frères qui, depuis 2004, mènent un combat sans défaut pour doter la RDC d’une
élite visionnaire et compétente, en mesure de faire bénéficier le peuple des
immenses ressources du pays, d’éliminer les pratiques néfastes de l’exclusion
régionale et de la discrimination ethnique.
Les militaires de l’armée de la République Sud-Africaine
vont-ils ainsi se faite tuer, et tuer, dans les forêts et les collines
volcaniques du Kivu pour que leurs dirigeants puissent ensuite quémander pour
leur pays une place de membre permanant au sein du CS de l’ONU ?
Ou pour se faire instrument subalterne de la politique
de Paris, dont la puissance dévastatrice a déjà provoqué des centaines de
milliers de victimes dans la sous-région inter-lacustre ?
Analysons. La 2098, rédigée par la France et adoptée le
28 mars dernier, prévoit la création d’une brigade d’intervention spéciale sous
l’autorité de la Mission onusienne en RDC et censée neutraliser les combattants
du M23 en rébellion contre Kinshasa.
Dans sa lettre, qui
comporte pour la première fois dans l’histoire des NU un mandat offensif, avec
droit explicit de tuer de la part des Casques Bleus, il y a le tournant majeur
qui va dorénavant affecter les relations internationales, notamment les
rapports entre l’Afrique, cible principale des nouvelles guerres d’agressions,
et les maîtres du monde, anciens et nouveaux.
Et où est-ce qu’on va
expérimenter cette nouvelle démarche aux senteurs d’Empire et qui est en
flagrante contradictions avec la mission attribuée à l’ONU à l’époque de sa
création ?
On part en guerre exactement,
dans une région endeuillée depuis bientôt vingt ans par une série tragique
d’événements. Où, ceux qui sont derrière cette résolution ont déjà provoqué un
génocide et des guerres à répétition suite au soutien poursuivi aux forces
génocidaires.
Les raisons ? L’une, d’ordre général, concerne
l’urgence du contrôle du territoire planétaire (et de la destruction de toute
force qui s’y oppose) par les nouvelles instances du gouvernement mondial
supranational. L’autre, plus spécifique, nous renvoie à la politique française
dans la sous région.
En fait, avec
l’Opération Turquoise, Paris n’avait pas réussi à stopper la marche victorieuse
du Front patriotique rwandais pour arrêter le génocide, ni à créer un Hutuland
dans la partie occidentale du Rwanda sous son contrôle. Mais il avait réussi à
protéger et à réorganiser les milices des massacreurs après leur exfiltration
dans l’Est de la RDC.
Depuis, il continue
sa guerre secrète contre le Rwanda et les Tutsi per RDC interposée.
En août dernier,
lorsque la France présidait le CS, elle rédigea une déclaration dans laquelle
on lisait que les 15 membres de l’instance suprême des NU « réitèrent leur ferme condamnation de tout appui
extérieur apporté au M23 et demandent à tous les pays de la région de coopérer
activement avec les autorités congolaises pour le démantèlement et la
démobilisation du M23 ».
Groupe d’experts onusien à l’appui, la campagne contre
le prétendu soutien rwandais au M23 et la diabolisation de ce dernier se met en
route, avec le but de l’éradication de la rébellion et d’un affaiblissement
décisif de l’élite du Village Urugwiro, sinon d’une nouvelle menace militaire
ourdie avec la complicité des FDLR et de l’armée de la RDC.
Les onze pays de la
Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL) fleurent le
piège et installent le ‘Processus de Kampala’ qui assure au début la cessation
des hostilités et le commencement des pourparlers de paix.
La SADC s’y
associera, avec des attitudes contradictoires. Dans ses rangs, l’Angola prône
la solution pacifique du conflit de l’Est, alors que la RSA assume la posture
belliciste, tout comme la Tanzanie, qui est également membre de la CIRGL et de
l’EAC.
Le bras de fer entre
CIRGL et CS démarre. La première se pose en facilitateur du dialogue entre M23
et gouvernement et propose à la fois la constitution d’une Force internationale
neutre (FIN) pour garantir le cessez-le-feu réel et le contrôle des frontières
de la RDC.
Probablement une
erreur, même si l’idée d’une solution et d’une gestion africaines de la crise
était juste. On constate en effet aujourd’hui que le concept de la dite Force a
pu être manipulé et envisagé en sa version offensive par les faucons au sein du
CS, de la SADC et aussi de la CIRGL, où ils sont pourtant minoritaires.
Néanmoins, l’option guerrière ne fait pas l’unanimité
et, parmi les cinq membres permanents du CS, La Russie et la Chine ont soulevé
maintes objections.
La tentative de
court-circuiter le ‘Processus de Kampala’, toujours en cours, n’est visiblement
pas du goût de tout le monde et les raisons évoquées pour s’attaquer au M23 se
sont au fur et à mesure révélées fallacieuses.
Les « causes
profondes » de la crise de l’Est -une politique de division et
l’établissement de l’infection négationniste et génocidaire avec l’imposition
d’une élite prédatrice à la tête d’un Etat patrimonial en RDC- sont superbement
ignorées, même si elles sont souvent agitées comme un slogan vide, lorsqu’on
continue à attribuer la crise à l’ingérence rwandaise, dont des preuves
concrètes n’ont jamais été exhibées.
Pourquoi enfin viser
le M23, dont la conduite dans la guerre est exemplaire autant que son
administration des populations sous son contrôle, lorsque des dizaines de
groupes armés sévissent et commettent des atrocités au quotidien aux Kivu,
comme au Maniema, dans la Province Orientale et au Katanga, que le banditisme
se développe avec la généralisation de l’insécurité et le délitement du tissu
social ?
Visiblement, les
chancelleries ont d’autres objectifs que la paix en RDC.
Mais, après la Côte d’Ivoire, la Lybie et le Mali, cette guerre criminelle est à éviter. Et il est possible de l’éviter tout en continuant à se battre pour que le rêve congolais d’une élite à la hauteur des défis posés se concrétise dans le temps.
Mais, après la Côte d’Ivoire, la Lybie et le Mali, cette guerre criminelle est à éviter. Et il est possible de l’éviter tout en continuant à se battre pour que le rêve congolais d’une élite à la hauteur des défis posés se concrétise dans le temps.
Luigi Elongui
Tuesday, 16 April 2013
LE COUT DE CES PETITS ENGINS
Figurez-vous ce qu'il coûtera à la fameuse communauté des vautours, pardon internationale d'utiliser ces petits engins dans le Kivu. C'est pour vous dire combien d'argent ils espèrent en tirer, car les investissements sont toujours largement proportionels aux profits qu'ils sont sensés générer. Vous m'excuserez de poster un peu trop de choses en un jours, mais je crois que demain je n'en aurai le temps. Prenez votre temps pour lire et refléchir! Pour l'instant, cependant, je crois qu'il ne s'agit pas encore de ceux-ci, mais bien des hélico sud-africains. On verra.
http://nanojv.wordpress.com/2013/04/16/verra-t-on-bientot-des-uas-rq-11b-raven-dans-lest-de-la-rdc-au-nord-kivu-survoler-les-zones-tenues-par-les-rebelles/
http://nanojv.wordpress.com/2013/04/16/verra-t-on-bientot-des-uas-rq-11b-raven-dans-lest-de-la-rdc-au-nord-kivu-survoler-les-zones-tenues-par-les-rebelles/
SOME THINGS NEVER CHANGE, JUST READ ON!
Ladsous
Defended
Refuge for
Rwanda
Genocidaires
& Radio
Mille Collines,
Memo Shows
By
Matthew
Russell Lee
UNITED
NATIONS, April
13 -- During
the Rwanda
genocide,
Herve Ladsous
as
France's
deputy
permanent
representative
was asked to
stop
protecting
the
genocidaires
in the zone
set up by the
Fernch
Operation
Turquoise, and
to stop the
calls to
murder from
Radio Milles
Collines.
As
Ladsous was
deposited by
France as its
fourth chief
of UN
Peacekeeping
in row, Inner
City Press asked if
this was
appropriate,
given Ladsous'
past and the
need for UN
Peacekeeping
to be and
appear
to be
impartial in
Eastern Congo.
Ladsous
refused to
answer Inner
City Press'
questions,
then and
since.
While
we have
previously
linked to
Ladsous'
statements in
the Security
Council at
that time,
today we link
to a French
confidential
diplomatic
cable from
Ladsous,
bragging how
he refuted --
falsely --
that the Zone
was being used
as base for
military and
political
(Radio RTML)
attacks.
Given
his history,
how was this
man accepted
to head UN
Peacekeeping?
Why
was he allowed
to refuse
questions, to
the point of
having his
spokesman seize the UN Television microphone
to avoid Inner
City
Press
questions
about 126
rapes in
Minova by the
Congolese
Army,
Ladsous'
partners?
After
the microphone
seizing, the
UN Department
of Public
Information
was
immediately
notified by
the Free UN
Coalition for
Access. But
nothing
was said;
months later,
DPI official
Stephane
Dujarric said
that he
spoke quietly
to Ladsous'
spokesman
about it.
But
the refusal to
answer has
continued, and
the handing
of half
answers
by Ladsous'
DPKO and the
UN
spokespeople
to Agence
France Presse
and other
compliant
media, including
Reuters' Louis
Charbonneau.
AFP's
Tim Witcher
went so far as
to file a
complaint on
March 8, 2013
with UN
Security
against Inner
City Press for
asking Ladsous
about
the rapes in
Minova, which
battalions
were involved,
a question the
UN still
refuses to
answer.
Ladsous openly
refuses to
answer
questions; his
spokespeople
and now the
UN's openly spoon-feed
half answers
to other
media. This is
the result.
Ladsous'
cover-up
and long
inaction on
the Minova
rapes, totally
outside of
his previous
history, has
put the UN and
Secretary
General Ban
Ki-moon in
more negative
light. In a
normal
organization,
the way to
proceed would
be clear. But
at the UN,
France “owns”
Peacekeeping.
At
what point,
with regard to
Mali for
example, does
the decay of
UN
Peacekeeping
under Ladsous
hurt even
France itself?
Watch this
site.
Monday, 15 April 2013
IS THE UN STILL AFTER TUTSI EXTERMINATION IN THE GREAT LAKES REGION?
This is a question we cannot help but ask, when we see how things are turning out to be in Eastern DRC. It is obvious that the so called international community has privileged the infamous SADC over the ICGLR initiaves. If you remember well, when the talks began in Kampala after M23 unilaterally withdrew from Goma, following the peace initiative by ICGLR via its current chairman, instead of handling the discussions successfully, Joseph Kabila run to his "looting DRC" allies from the South to engineer the way of finding obstacles to the peace process. Those of us who know how he has been acting since Sun City knew perfectly, he was up to breaking the Kampala process, pretty much in the same way as he did in Nairobi, 2009. He was also trying to find a way of blaming every failure in this whole matter unto the DRC neighbors on the Nort-Eastern Boarders. Hence the Ntaganda adventure. However, this time, he could not get away with that one, since Makenga beat him to it. So he tried his pseudo-diplomacy with Addis-Abeba to pave way for the latest UN resolution manufactured by his allies, the French, always in search of genocide blood in the region, where they firmly believe they left unfinished business in 1994. Since colonial times, colonial powers have used Africans to enslave Africans, Africans to exterminate Africans. If the hutus failed in Rwanda, and FDLR with the help of Kabila's cronies (remember Yerodia Ndombasi?) have not exterminated tutsis in Eastern DRC as planned by their patrons in the UN and the EU, then, the UN has to do it. That's where we have reached now. The battle has not yet started, but it will not be as easy as the French and their new allies from South-Africa, Tanzania and Malawi think. We already know they will be defeated, but let not say once again that it will not be M23 but Rwanda and Uganda, that broken record sound must be put to rest.
The other point everyone must keep in mind, including the "vultures" is that this UN new adventure against the whole of Eastern DRC will never clear Joseph Kabila of his utterly bad governance, which is the bigger picture Makenga, like Nkunda are fighting for. The tea plantations that have grown into authentic forests remain totally unacceptable in a country where the sole source of livelihood has become rotten aid food for IDPs, of all places, in the Kivu. Whether the French who engineer the UN resolutions like it or not, patriots from the Kivu must fight to restore the State. The infamous brigade being imposed on them will not restore the State.
The other point everyone must keep in mind, including the "vultures" is that this UN new adventure against the whole of Eastern DRC will never clear Joseph Kabila of his utterly bad governance, which is the bigger picture Makenga, like Nkunda are fighting for. The tea plantations that have grown into authentic forests remain totally unacceptable in a country where the sole source of livelihood has become rotten aid food for IDPs, of all places, in the Kivu. Whether the French who engineer the UN resolutions like it or not, patriots from the Kivu must fight to restore the State. The infamous brigade being imposed on them will not restore the State.
Interesting readings here:
The online Congoindependant dissects what Kabila thought to be a diplomatic victory but is, indeed, a failure, it's about the UN resolution 2098, of course:
http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7913
But some times I feel like I should not blame Kabila in the sense of what Cicero said once about Caesar:
"Do not blame Caesar, blame the people of Rome who have so enthusiastically acclaimed and adored him and rejoiced in their loss of freedom and danced in his path and given him triumphal processions. Blame the people who hail him when he speaks in the Forum of the new wonderful good society which shall now be Rome's, interpreted to mean more money, more ease, more security, and more living fatly at the expense of the industrious".
But some times I feel like I should not blame Kabila in the sense of what Cicero said once about Caesar:
"Do not blame Caesar, blame the people of Rome who have so enthusiastically acclaimed and adored him and rejoiced in their loss of freedom and danced in his path and given him triumphal processions. Blame the people who hail him when he speaks in the Forum of the new wonderful good society which shall now be Rome's, interpreted to mean more money, more ease, more security, and more living fatly at the expense of the industrious".
Saturday, 13 April 2013
LA BRIGADE D'INTERVENTION RAPIDE PREPARE SES POSITIONS
On est en droit de supposer que les tractations parlementaires, au niveau des pays ayant offert des effectifs pour cette sinistre brigade, sont en cours. On en entendu l'opposition sud-africaine poser des questions graves sur l'envoi de leurs hommes en armes. Il n'y a pas encore grand chose qui filtre à propos du progrès atteint en Tanzanie et au Malawi. On nous reserve des surprises alors. Dans l'entre temps, à Goma se constitue une sorte de version light de cette brigade. Qu'est-ce à dire? C'est presqu'une blague: la brigade est en tain d'être constituée avec les sud-africains qui faisaient déjà partie de la Monusco. En fait ils ont évacué les FARDC de Munigi pour occuper leur position. Cette transformation est intéressante, car elle montre à quel point la Monusco s'est "congolisée", je devrais dire "zairianisée" dans la mesure où Roger Meece recourt, sans autre forme de procès, à l'article 15 de la meilleure souche mobutienne, on dirait un véritable kinois, ce Roger Meece!! La réaction de ceux qui connaissent la réalité sur place est que cette transformation des éléments de la Monusco en effectifs de la brigade d'intervention rapide, et leur expeditive prise de position en lieu et place des FARDC ne laissent pas indifférent le M23. Pour le commun des citoyens connaissant ces éléments de la Monusco, la situation tient du comique parce que les sud-africains présents sur place n'ont pas d'expérience combattante, c'est des civils prenant de l'âge. D'aucuns disent qu'ils sont connus pur leur capacité en termes de consommation alcoolique dans les bars des hotels gomatraciens, une conduite qui s'accompagne de bien d'autres choses indignes d'être mentionnées sur ce blog. Attendons voir en quels termes le porte-parole du gouvernement à Kinshasa va nous mettre à jour sur ce point... Situation à suivre, je vais peut-être devoir faire une mise à jour sur cette note plus tard dans la journée.
Je n'ai pas de mise à jour à ajouter puisque sur le terrain les préparatifs continuent de part et d'autre. L'on sait que cette fameuse brigade sera commandé par un général tanzanien. Un peu comme l'arsenal à Kampala, c'est un pays de la CIGLR sensée être en train de faciliter le dialogue, qui fournit l'homme qui va diriger une guerre que d'aucuns minimisent par ignorance. J'ai déjà dit ici que les missions armées de l'ONU compte toujours sur l'influence française, car dans ce cas précis, la France ne pardonne pas la seule force qui constitue le verrou qui l'empêche et empêche aux FDLR d'attaquer le Rwanda. Vous pouvez vous attendre à quelque prévision pratiquement certaine: une brigade de 3000 hommes n'arrivera pas à faire ce que les FARDC avec l'aide de 20,000 casques bleus n'a jamais fait. Donc elle échouera. Attendez-vous à voir toute la communauté internationale clamer haut et fort que ce n'est pas le M23 qui les a battus, mais le Rwanda et même l'Uganda, quoi que ces deux pays ont tout fait pour mettre en évidence leur distance vis à vis du M23. Quand est-ce que la France arrêtera son dessein génocidaire dans la Région des Grands Lacs? Seule l'histoire nous le dira
Je n'ai pas de mise à jour à ajouter puisque sur le terrain les préparatifs continuent de part et d'autre. L'on sait que cette fameuse brigade sera commandé par un général tanzanien. Un peu comme l'arsenal à Kampala, c'est un pays de la CIGLR sensée être en train de faciliter le dialogue, qui fournit l'homme qui va diriger une guerre que d'aucuns minimisent par ignorance. J'ai déjà dit ici que les missions armées de l'ONU compte toujours sur l'influence française, car dans ce cas précis, la France ne pardonne pas la seule force qui constitue le verrou qui l'empêche et empêche aux FDLR d'attaquer le Rwanda. Vous pouvez vous attendre à quelque prévision pratiquement certaine: une brigade de 3000 hommes n'arrivera pas à faire ce que les FARDC avec l'aide de 20,000 casques bleus n'a jamais fait. Donc elle échouera. Attendez-vous à voir toute la communauté internationale clamer haut et fort que ce n'est pas le M23 qui les a battus, mais le Rwanda et même l'Uganda, quoi que ces deux pays ont tout fait pour mettre en évidence leur distance vis à vis du M23. Quand est-ce que la France arrêtera son dessein génocidaire dans la Région des Grands Lacs? Seule l'histoire nous le dira
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