Saturday, 10 January 2009

NKUNDA ON THE CEASEFIRE AND NTAGANDA

Whoever believed MONUC lies and check it out now with Chief Obasanjo himself! But there is no joking, the CNDP is firm and clear, how can the negociations hold if the Congolese Government and its proxy militia do not respect Nkunda's unilateral ceasefire? It's worth recoling that it is for the sake of peace that his movement decided the ceasefire, but they won't let anyone step on it. And any mediator believing MONUC' lies should be as practicing partisanship in this whole process.
Read on to check on what Nkunda told Reuters yesterday in the evening about the ceasefire and Ntaganda's latest ambitions:
INTERVIEW-No Congo ceasefire without army pullback -Nkunda
Fri Jan 9, 2009 5:33pm GMT


"INTERVIEW-No Congo ceasefire without army pullback -Nkunda"
" By John Kanyunyu GOMA, Congo, Jan 9 (Reuters) - Congolese Tutsi rebel leader Laurent Nkunda said on Friday there could be no ceasefire with the government without an army withdrawal in east Congo to unblock stalled peace talks. "



GOMA, Congo, Jan 9 (Reuters) - Congolese Tutsi rebel leader Laurent Nkunda said on Friday there could be no ceasefire with the government without an army withdrawal in east Congo to unblock stalled peace talks.
Nkunda met with a United Nations mediator, former Nigerian President Olusegun Obasanjo, at his home village of Jomba in Democratic Republic of Congo's North Kivu province, to discuss how to advance faltering peace negotiations under way in Kenya.
A previous round of talks in Nairobi in December ended with Nkunda's rebels refusing to sign a declaration ending hostilities with the government, or to renew their own unilateral ceasefire, which ended weeks of fighting in October.
Nkunda's Tutsi-dominated National Congress for the Defence of the People (CNDP) says government soldiers and their militia allies have redeployed into U.N.-monitored buffer zones set up to avoid fresh conflict, and it wants them to pull out.
But Congo's U.N. peacekeeping mission, MONUC, has said it has detected no Congolese army movements into the areas.

"(Obasanjo) understood. He said MONUC was wrong about these cases, and he said they would verify," Nkunda told Reuters.
"We left these areas in order to open up a space. If this space isn't created, then there is no longer any use signing a ceasefire," he added in a telephone interview.
After launching their offensive in late August, Nkunda's battle-hardened fighters routed President Joseph Kabila's army and captured swathes of territory in North Kivu province, displacing more than a quarter of a million people.

The late October ceasefire ended major battles with government forces but CNDP fighters continued to skirmish with pro-government Mai-Mai militia and Rwandan Hutu rebels.
Six Mai-Mai fighters were killed on Friday, after the militia attacked a CNDP position near Mabenga, 20 km (13 miles) west of the CNDP stronghold of Rutshuru in North Kivu.
When the peace talks resumed on Wednesday in Nairobi, Obasanjo's African Union co-mediator, former Tanzanian President Benjamin Mkapa, told rebel and government negotiators the two sides had to formalise a ceasefire agreement.
He said plans were well under way for a summit in mid-January to update leaders from Africa's Great Lakes region on the discussions.
Obasanjo had talks with Congolese President Kabila on Thursday and was due to arrive in Kigali later on Friday to meet Rwandan President Paul Kagame as part of his efforts to revive the struggling peace initiative.

POWER STRUGGLE

Nkunda's meeting with Obasanjo took place as the charismatic rebel leader was facing an open challenge to his leadership of the CNDP from his own military chief of staff.
General Bosco Ntaganda, who is wanted by the International Criminal Court (ICC) for war crimes, announced on Monday in a statement ready by a spokesman to the BBC that he had deposed Nkunda.
On Thursday, Ntaganda, known as "the Terminator", told reporters he had the support of the movement and accused Nkunda of obstructing efforts to bring peace to the war-ravaged east.
But Nkunda and other CNDP spokesmen denied this, and said Ntaganda faced punishment for insubordination. One Nkunda aide said Ntaganda's announcement amounted to "high treason".
Nkunda appeared to take a more conciliatory approach on Friday.
"Nothing has changed. There is one member (Ntaganda) who has been disrespectful. We sent the commission to listen to him, to bring him back to his senses. We want him to work with us, to work well," he said.
Nkunda said that a rebel military disciplinary committee had met on Thursday and Friday to discuss Ntaganda's case.
"He has the right to choose. If he makes the wrong choice, well then, he'll face the consequences."

RDC: Ntaganda "n'a plus d'ordre à donner" au sein du CNDP (Laurent Nkunda)
AFP
09 jan. 09 - 16h42

GOMA (RDCongo), 9 jan 2009 (AFP) - Le chef d'état-major de la rébellion congolaise, Bosco Ntaganda, qui affirme avoir limogé le chef rebelle Laurent Nkunda, "n'a plus d'ordre à donner" au sein du mouvement, a déclaré vendredi à l'AFP M. Nkunda. "Le général Bosco Ntaganda n'a plus qualité de donner des ordres à l'armée du CNDP" (Congrès national pour la défense du peuple), a affirmé M. Nkunda, interrogé au téléphone depuis Goma (est). "Le haut commandement militaire s'est réuni hier et aujourd'hui à son sujet", a-t-il expliqué. "Nous lui avons envoyé une commission de discipline pour l'entendre. Les membres de cette commission discutent avec lui maintenant. Il l'ont rencontré à l'état-major opérationnel de Kirorlirwe" (territoire de Masisi), a précisé M. Nkunda. "Aujourd'hui, nous donnons au général Ntaganda un espace pour qu'il revienne à la raison. Il a le droit de choisir. Mais s'il fait un mauvais choix, il en prendra la responsabilité", a mis en garde le chef rebelle. Le CNDP est en crise ouverte depuis que son chef d'état-major Bosco Ntaganda a annoncé lundi le limogeage pour "mauvais leadership" de Laurent Nkunda. Jeudi, au cours d'une conférence de presse, le général Ntaganda a réaffirmé avoir renversé le président du mouvement rebelle, assurant avoir le soutien "des membres du CNDP et des commandants des grandes unités" militaires du mouvement. Après avoir tenté de minimiser l'incident, les partisans de Nkunda ont dénoncé jeudi "la supercherie" du chef d'état-major et menacé de sanctionner ce "cas d'indiscipline caractérisée". La rébellion contrôle une partie de la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Nkunda et ses partisans sont basés dans le territoire de Rutshuru (60 km au nord de Goma). Le général Ntaganda évolue dans les collines verdoyantes du territoire du Masisi (ouest de Goma). "Rien n'a changé au sein du mouvement", a de nouveau assuré Laurent Nkunda. "Il y a eu un membre indiscipliné. Il était respecté, mais aujourd'hui il ne l'est plus et il n'a plus d'ordre à donner à l'armée du CNDP". Le chef d'état-major "est entouré de 20 ou 30 militaires. Peut-il renverser le gouvernement du CNDP? Je ne crois pas", a assuré le chef rebelle. "Le général Ntaganda restera là où il est, sans pouvoir, jusqu'à ce qu'il revienne à la raison. La commission de discipline me donnera son rapport, à l'issue duquel nous déciderons de son sort", a conclu M. Nkunda. Aucun collaborateur de M. Ntaganda n'était joignable vendredi après-midi pour commenter ces déclarations.


Obasanjo rencontre le rebelle Nkunda dans l'est de la RDC
AFP
09 jan. 09 - 16h28

GOMA (RDCongo), 9 jan 2009 (AFP) - Le médiateur de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC), le nigérian Olusegun Obasanjo, s'est rendu vendredi matin dans l'est du pays où il a rencontré le chef rebelle Laurent Nkunda, a-t-on appris de sources concordantes. "M. Obasanjo s'est rendu ce matin à Jomba pour rencontrer Nkunda", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Bertrand Bisimwa. Leur rencontre s'est achevée en fin de matinée, a précisé au correspondant de l'AFP à Goma un proche collaborateur du chef rebelle. Interrogé au téléphone par l'AFP depuis Goma, le général Nkunda a confirmé la rencontre. "Nous avons tablé sur des questions qui peuvent faire avancer les négociations de Nairobi", a expliqué le chef rebelle. La localité de Jomba est située à environ 60 km au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, dans les territoires sous contrôle de la rébellion. L'ex-président nigérian, désigné fin novembre par l'ONU pour trouver une issue à la crise dans l'est de la RDC, se trouvait jeudi à Kinshasa où il s'est entretenu avec le président congolais Joseph Kabila, avant de se rendre à Kigali. Ces nouvelles consultations de M. Obasanjo interviennent alors que des négociations directes entre la rébellion et le gouvernement congolais ont repris mercredi à Nairobi. Le CNDP connaît également une crise ouverte au sein de son leadership après que son chef d'état-major Bosco Ntaganda eut annoncé en début de semaine avoir limogé Laurent Nkunda. Sur les négociations de Nairobi, "M. Obasanjo va s'entretenir au téléphone avec les présidents de l'assemblée nationale et du sénat (congolais)", a affirmé le général Nkunda. Le médiateur de l'ONU "a dit que la Monuc s'était trompée sur l'occupation de (la ligne de front de) Kibati et il a promis qu'ils vérifieraient ça", a affirmé le chef rebelle. Le CNDP affirme depuis deux semaines que l'armée gouvernementale congolaise a renforcé ses positions et procédé à des redéploiements sur cette ligne de front de Kibati, en périphérie nord de la ville de Goma. La Monuc a démenti ces allégations, provoquant le mécontentement du CNDP qui demandait depuis lors l'intervention de la médiation. M. Obasanjo "a promis d'aider jusqu'à ce que la paix revienne en RDC", selon le général Nkunda. Après sa visite dans l'est de la RDC, le médiateur devait se rendre à Nairobi.

Friday, 9 January 2009

A PROPOS DU "COUP" DE NTAGANDA, MISE AU POINT DE BERTRAND BISIMWA

AFP
08 jan. 09 - 16h36
KINSHASA, 8 jan 2009 (AFP) - La rébellion congolaise a dénoncé jeudi la "supercherie" de son chef d'état-major, le général Ntaganda qui affirme avoir destitué le leader des rebelles Laurent Nkunda, et s'apprête à le sanctionner pour "indiscipline caractérisée", selon un communiqué transmis à l'AFP. Déclarant parler sur "instruction de la hiérarchie du mouvement", le porte-parole officiel du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Bertrand Bisimwa, a publié "une mise au point sur les récentes déclarations de deux membres" du mouvement rebelle. Le général Ntaganda affirme depuis lundi avoir démis de ses fonctions M. Nkunda, en raison notamment de son "mauvais leadership", à l'issue d'une réunion du haut commandement militaire du CNDP. "C'est évidemment une vaste supercherie et une indiscipline caractérisée qui ne sauraient rester sans sanction", a réagi M. Bisimwa. "Aucun individu, quel que soit son rang ou sa fonction, ne peut s'attribuer" l'autorité de désigner ou de démettre des membres de la direction du mouvement rebelle, explique le communiqué. "Toute tentative d'un individu ou d'un groupe d'individus" dans ce sens "constitue une faute grave passible des sanctions prévues par le mouvement", ajoute M. Bisimwa. Au regard de "la gravité des faits" retenus contre M. Ntaganda et "un complice", le conseil de discipline du CNDP devra "entendre les intéressés, établir leur responsabilité et proposer la sanction applicable", souligne le communiqué. Selon M. Bisimwa, M. Ntaganda et son porte-parole, Désiré Kamanzi, "vont devoir répondre d'au moins trois délits prévus et punis par le code de discipline militaire du CNDP": s'être "substitué" au haut commandement, avoir "prétendu destituer le président" du CNDP, et "s'être arrogé ses prérogatives". "Aucune unité militaire, hormis l'escorte personnelle (de M. Ntaganda), n'a répondu à l'appel du mutin et aucun responsable politique connu n'a rallié les deux insurgés", avance le communiqué, qui prétend que "les activités du mouvement se poursuivent normalement". "Cette pénible épreuve aura eu le mérite de démontrer la cohésion de l'armée autour de son commandant en chef (Laurent Nkunda) et l'union du mouvement", assure en conclusion le porte-parole civil du CNDP, selon lequel le groupe rebelle en "sortira encore plus fort".

A PROPOS DE L'AMBITION DE NTAGANDA: UNE CERTAINE SCHIZOPHRENIE?

Hier toutes les sources d'informations sur la RDC on relayé les déclarations du "porte-parole de Ntaganda" qui niait la légitimité de la délégation du CNDP. Mais aujourd'hui c'est Ntaganda lui-même qui rectifie la chose: "But Ntaganda said that if the talks "are going to bring peace, I will support them." Entendez: si les négociations [de Nairobi] vont ramener la paix, je les appuirai. N'est-ce pas que ces propos sont empreints d'une certaine schizophrénie? C'est l'AFP que je cite. Ensuite il semble que son problème n'est plus une faiblesse de leadership que voit Ntaganda dans une approche modérée de la part de Nkunda pour trouver un terrain d'entente avec Kinshasa, le problème de Ntaganda serait lié aux questions d'argent!: The movement's money was no longer being used for the CNDP, but was managed by Nkunda as if it was his pocket money," Ntaganda said. Traduction: L'argent du mouvement n'était plus utilisé pour le CNDP, mais plutot administré comme argent de poche pour lui [Nkunda]. Un autre signe d'une ambition un peu schizophrénique? Finalement, Ntaganda pense que la guerre est à sa fin et qu'il est prêt à joindre ses forces aux FARDC pour combattre un seul ennemi, les FDLR!: The war is nearly at an end because we are fighting one sole enemy, the FDLR," Ntaganda said, adding that he was willing to travel to Kinshasa to discuss the operation's organisation. Comment va-t-il combattre aux cotés d'une armée qui le cherche pour l'expédier à la Haye? On ne sait pas comprendre ce qu'il veut au vrai; on ne sait même pas si lui même le sait à en juger par ces propos!

FOLLOWING CHIEF OBASANJO'S TRACK

In the same day, that is yesterday Wednesday 8th 2008:


And then,

And then,

Incredible sequence. Chef Obasanjo's energy may be proving to be steely! Long life to the dialogue, hoping it will not end up being a one way or onesided dialogue, which linguists call monologue! I mean, this time the mediation got to ensure that the real questions are tackled!

Thursday, 8 January 2009

LA BLAGUE!

C'est donc Julien Paluku qui a su convaincre Kinshasa que Bosco Ntaganda marcherait pour une bagatelle de 250.000 US$? Prélevés où? On se le demande: les contrats chinois? Les recettes de Katumbi, ou les pauvres salariés ayant encore un salaire en RDC. Je ne connais de Ntaganda que ce qu'en disent les media depuis son association avec Thomas Lubanga jusqu'aujourd'hui. Mais j'ai du mal à croire qu'il serait d'une telle stupidité comme l'a cru Julien Paluku. La seule récompense qui serait alléchante pour Bosco Ntaganda, si quelqu'un veut l'utiliser pour détruire Laurent Nkunda, serait l'annulation du mandat d'arrêt que le procureur Moreno Ocampo a dressé contre lui. Et même alors, je ne crois pas que ce Ntaganda serait stupide pour accepter une telle impossible promesse. Une impossible promesse quand on sait la difficulté légale importante qui force le Conseil de sécurité de l'ONU à une incapacité d'annuler ce genre de mandat. J'ose croire que Ntaganda sait très bien que le CNDP le protège mieux que personne, et que quiconque lui promettrait l'annulation de ce mandat serait un ignorant et un menteur. Peut- être Paluku croit que c'est possible de le faire disparaitre comme on fait avec les titres fonciers des pauvres agriculteurs du Nord-Kivu à Goma! C'est ridicule de penser qu'il suffit de 250.000 US$ pour acheter une cause qui non seulement n'a pas de prix monétaire, mais est bien plus grande que tous ceux qui luttent pour la défendre pris aussi bien individuellement que collectivement.
Coup de chapeau aux dirigeants du CNDP qui se sont abstenus d'en faire un cas démesuré. Ils savent très bien que Julien Paluku a voulu faire monter un coup spéctaculaire en contactant lui-même la BBC au nom de Ntaganda. L'attitude "cool" de la part du CNDP a eu l'effet escompté: le coup de Paluku n'aura été qu'un coup d'épée dans l'eau, incapable de couper quoi que ce soit. C'est l'effet qui s'observe depuis lundi jusqu'aujourd'hui.
Kinshasa ne sait plus quoi inventer pour tronquer les négociations avec le CNDP. La communauté internationale non plus car, comme on le voit, elle essaie de transposer la solution des questions politiques internes de la RDC au niveau régional. Il semble que Mkapa doit temporiser autant qu'il le peut à Nairobi, pour deverser dans un meeting des présidents des Etats des Grands Lacs à la mi-Janvier. Mais pour quoi faire? Juste pour éviter les questions de fond que pose le CNDP. La communauté internationale préfère payer beaucoup d'argent pour une énième photo op des poignées des mains entre Chefs d'Etats dans la capitale Kenyane, plutot que d'affronter le vide de leadership qu'elle contribué à créer à Kinshasa.

Wednesday, 7 January 2009

A PROPOS DU "COUP" DE NTAGANDA

TROP D’EXALTATION AU SUJET DE LA “CRISE” AU SOMMET DU CNDP



Il y a peu l’un de nos « vautours spécialistes de la RDC », Neil Campbell de ICG, traçait d’avance la solution du problème Kivutien. Il disposait pratiquement de la manière dont les négociations à Nairobi devraient se dérouler et à quoi elles devaient aboutir. Etant, comme toute la communauté des vautours appelée aussi communauté internationale, avec le gouvernement congolais, Campbell commençait son agenda avec les mêmes ritournelles : que pour résoudre la crise congolaise il fallait d’abord normaliser les relations avec le Rwanda suivant l’accord de Novembre 2007, accord qui nous le savons n’a jamais sorti ses effets ; qu’il fallait s’en tenir au programme Amani pour la démobilisation de toutes milices et groupes armés (fallait inclure aussi les FARDC qui sont plus criminelles parce qu’elles enfreignent leur mission). Par conséquent, Campbell suggérait naturellement les taches que Obasanjo et Mkapa devaient assumer à Nairobi. Obasanjo devait se consacrer aux questions de sécurité, tandis que Mkapa devait resusciter vaille que vaille le programme Amani.

Si nous restons à ce niveau de l’agenda tracé par ICG pour les négociations en cours à Nairobi, on comprend la désagréable surprise de la communauté des vautours aka communauté internationale, quand le CNDP, qui connait bien sa propre lutte, a cherché à mettre sur le tapis à Nairobi, les problèmes réels. A court d’argument, la communauté des vautours a voulu blamer le blocage des négociations sur le bouc émissaire tout désigné, le CNDP. Désormais tout le monde sait qu’il est difficile de faire réculer le CNDP. D’ailleurs le cessez-le-feu dont tout le monde se félicite aujourd’hui, y compris Campbell, est encore un cessez-le-feu unilatéral du CNDP, le gouvernement ayant voulu le tordre pour l’ajuster à ses propres manigances, mais sans succès, à Nairobi toujours. Petit à petit, la stratégie du CNDP, conscient de sa force militaire, mais attaché à la paix, à défaut de produire des effets spéctaculaires immédiats, est en train de mettre à nue la superficialité, voir la turpitude des agendas comme celui de Campbell. La communauté des vautours ne sait plus comment éviter de toucher les question de fond que pose le CNDP.
A ce stade on comprend que tout le monde jubile à la seule idée d’une dispute au sein du CNDP, et une dispute entre ses gros calibres. Mais c’est compter sans la discipline d’un mouvement qui non seulement a son propre projet, mais aussi son propre code de conduite, et bien entendu celui de son armée. Si Bosco Ntaganda commet des imprudences, même répétées, il ne peut se soustraire aux mesures correspondant à sa conduite. C’est d’ailleurs ce qui est en cours en ce moment. Et ce n’est pas la première fois qu’un personnage notable du CNDP commet des écarts. En Novembre un certain F. Gachaba a annoncé un gouvernement parallèle provoquant une réaction exagérée des media et des vautours. Nous sommes encore une fois devant ce genre de tempête dans un verre d’eau. Par ailleurs je ne pense pas que ce Ntaganda soit aussi ingrat pour essayer de tronquer un mouvement qui le défend plus que personne contre le fameux mandat d’arrestation de la CPI. Le timing de la tempête aussi trahit un désespoir chez les ennemis du CNDP. On continuera à spéculer là dessus dès qu'on en aura le temps

Tuesday, 6 January 2009

COMMENT ON A COMMENT

Here is the comment from an anonymous reader:

Anonymous said...
Finalement NKUNDA est remplacé ouaouuu! Nous recommendons au Général NDAGANDA d'aider à retrouver la paix aux congolais qui souffrent des caprices des armes! Plz NTAGANDA, fait tout pour ramener la paix au Congo par la négociation et non les armes, Que Dieu aide la RDC et les congolais!!!
05 January 2009 19:46


Here goes my comment, no time for more at the moment but we´ll get back to the issue.

La source de ce lecteur est la même que celle du journal de Jaynet Kabila. C'est faux, il n'y a pas de changement de chairmanship pour l'instant. Nous verrons bien si les paparazzi de Kin croient que Ntaganda sera plus facilement cueilli par la CPI en devenant le chef du CNDP... Get back to
this soon!

I'd promised we'll come back to this. Before I leave my desk, here goes an update:


Monday, 5 January 2009

ABSOLUMENT RIGOLO; PUISQU'ON NE PEUT EN PLEURER

Le personnage principal de cette affaire n'est personne d'autre que le député de quelque part à Rutshuru (?), Barihima!

Radio okapi donne quelques détails:

L’affaire sur les allégations de corruption de 12 députés nationaux par la Direction générale des Impôts, DGI, en vue de réduire l’apport de la régie financière au projet de budget 2009, connaît un nouveau rebondissement. Au cours de la plénière de mardi, l’Assemblée nationale a résolu que 12 élus du peuple, tant de l’opposition que de l’Alliance pour la majorité présidentielle, seront mis à la disposition de la justice pour investigation. Par conséquent, leur immunité sera levée. Cette décision intervient après l’enquête menée par la commission des sages, rapporte radiookapi.net

Bureau de l'Assemblée nationale


Parmi ces députés figure Jean Bosco Barahima, président de la cellule. Il est accusé d’avoir voulu rabattre les recettes additionnelles de la DGI. On lui reproche aussi d’avoir remis 1 000 $US à certains députés du sous groupe. Des accusations que lui rejette. Les députés cités Jules Mugiraneza, Pasi za Pamba, Mambu Mbumi, Kalumi Mbalo, Buhunda Baroki et Kashidi Asumani ont reconnu avoir reçu cette somme, mais à titre de prime habituelle et non pour une quelconque corruption.Par contre Mpungwe Mitshika, Modue Molengomo, Mukeba Tshikala et Willy Ntumba déclarent n’avoir pas perçu ce montant.Dans ce rapport, le 12e député incriminé est Lisanga Bonganga. Son nom tombe comme un cheveu dans la soupe. Des investigations de la commission des sages, ce député ne fait pas partie de cette cellule de travail. Seulement, il est cité par Barahima. Seul Bulambo Kilisho qui a dénoncé l’affaire est exempté. Mais il demeure témoin.

L'ONU essaie de faire en sorte que les négociations de Nairobi subissent le sort du fameux mort-né programme Amani:

WHAT WENT WRONG? SUN CITY (I)

Contextualizing The Question

The future for the Democratic Republic of Congo, despite recent developments in its complex crisis, is a better future more than pessimistic realism would suggests. Persisting conflict is compelling to overcome stereotypes in the situation’s analysis, a fact that is broadening slowly the number of people willing to get involved for the right reasons. There is an unprecedented inclusive participation of the International Community where there used to be only a few European diplomats and businessmen dealing directly with the highest levels of a dictatorial leadership. Since the mid 1990s, foreign analysts and policy advisors have produced all kinds of assessment over the situation. They keep announcing an imminent collapse. Envisioning a better future should start from an approach that goes beyond a recurring flawed logic applied to the DRC in two aspects: the perception of the country’s problems in their causes and the country’s leadership endemic resistance to seize the opportunities of changing times.

First, it is useful to deal with the remote cause of the crisis, which is not exclusive to the DRC. Principally it is the nature of the postcolonial State, which led to generalized failure. The biggest obstacles to peace and sustainable development (corruption at all levels of governance and armed conflicts) are both consequences of the State’s failure. External interference (colonial policy, cold war policy and shifting sands of new geopolitics after the fall of the Berlin wall, increasing role of inefficient UN resolutions), economic hopelessness and ethnic violence can be traced back to this same political origin as its different dimensions.

Secondly, it is convenient to look into the interlocking immediate causes that led to the current crisis. They can be found in the flaws of the Sun City’s agreement in 2003. This agreement is directly related to three major issues to be kept in mind while assessing DRC problems. Those three issues are, in turn, directly connected to the actual features of the Congolese dysfunctional order: a) the transitional institutions; b) the so called democratization brought about by the adoption of a new constitution in February 2006 and the presidential and parliamentary elections; and c) the armed conflict in the Eastern part of the country.

Thirdly, it is helpful to show what can be seen as flawed logic in the perception of the crisis. In the name of preserving the legitimacy of the new institutions, the complex causes of crisis have become increasingly reduced to only one factor as it appear in International NGOs reports, Foreign diplomats and UN official declarations, and those of the Congolese government. According to this flawed logic, the DRC problem is a security problem posed by a surprisingly disciplined rebellion in the East. Neighboring countries, particularly Rwanda and Uganda are usually blamed by the Kinshasa leadership and their foreign supporters, stirring up endemic hatred among the people, and poisoning regional diplomatic relations. The irresponsible sweeping characterization of Laurent Nkunda and his CNDP, for example, has gone as far as establishing a moral equivalence of the movement with the Rwandan genocidaire forces still active in the Kivus and other parts of the country. This perception contributes heavily to silencing anyone questioning Kinshasa’s lack of political will in dealing with so many, grave and dangerous other threats against security, stability, and development. Showing such misrepresentation implies also elaborating on the role of foreign political partners (UN, EU, et al.) and their impact both on the crisis and its possible solution.

Understanding these different causes is a must to understanding the problem, and hence, the way forward to sustainable peace, a sine qua non condition for sustainable development. A misconception of these same causes, even from well wishing analysts, politicians and diplomats has fueled the crisis or offered very slim margins for sustainable solutions. The way to sustainable development must first acknowledge the failure of mechanisms used in the past, even in recent past. The end, the means and also the method sought indicate the order of priorities: there cannot be economic reforms at large scale without political reforms and precise ones at every level of the society. And there cannot be entrepreneurial development if there is no peace.

Lastly, it could be interesting to elaborate on development opportunities for the DRC in the global context, as another means to sustainable peace. Indeed, effort in business development and opportunities must be one of the most effective incentives to promote peace. I would suggest that there is an urgent need for bold policy and programmes specifically in the fields of the political form of governance, education, infrastructure and industrialization. Development will be achieved by creating an environment for private enterprise, which requires positive political will capable of generating, for business people and foreign investors, trust. Areas of possible development of private enterprise are suggested taking into account: a) the context of a country that has never been well administered territorially; b) the lack of training due to a long term dysfonctionning educational system; c) the enormous potential of the country, at small scale and large scale, including relations with economic powers and multinationals.