Il y a quelques semaines seule la BBC et presqu’en catimini Reuters, ont parlé du passage du président de l’Assemblée Nationale congolaise à Téhéran. Une seule photo où les protagonistes apparaissaient plutôt embarrassés, l’air un peu mal à l’aise illustrait la nouvelle. On sait bien qu’il s’agit là de tractations concernant la vente de l’uranium congolais à l’homme le plus craint par l’occident au moyen orient. C’est que l’uranium, objet de tractation avec quelqu’un qui traite la menace nucléaire comme une affaire personnelle, est sujet bien embarrassant. La démarche n’étonne cependant pas dès lors que l’on connait les manières de Joseph Kabila. Il voudrait peut-être impressionner les occidentaux sur le modèle de son homologue iranien. Mais je crois que l’urgence ne voit pas peut-être aussi loin. Il pourrait s’agir d’une question ou de troque armement-uranium, ou juste une vente au comptant, les caisses de JKK et les poches de ses sbires sont des puis sans fond. Et les affaires se corsent quand on commence à lui demander de produire un calendrier électoral par exemple. A la question épineuse du calendrier électoral – on ne sait pas très bien lequel des municipales bloquées depuis 2006 aux prochaines élections générales-, s’ajoute l’urgente preuve qu’il veut donner au monde, la preuve de la paix rétablie à l’Est. D’où l’empressement de voir la Monuc s’en aller.
L’assurance de la paix à l’Est pour JKK est égale à l’impossibilité pour le Rwanda de revenir en RDC. Les FDLR étant l’armée supplétive comme nous le savons déjà n’est pas un problème pour lui. Donc c’est la paix ! Mon œil comme diraient les gamins. Tout simplement parce que les disfonctionnements politiques internes à la RDC ayant causé la guerre sont encore entiers. Et les forces les ayant mis en question sont plus que jamais affûtées. JKK est content d’avoir tourné en bourriques ses parrains de Kigs. Il se permet même de leur dire NIET quand ils lui présentent quelques appâts alléchants comme la situation suivante. A Kigs on a accusé Kayumba Nyamwasa d’être derrière les troubles sur lesquels tout le monde s’est penché dernièrement. Quand on a arrêté les paysans qui ont jeté les grenades à Kig, on a constaté que leurs contacts et ordres venaient de la RDC. Après torture d’usage, ils ont révélé le nom de leur commanditaire qui à son tour s’est révélé être un FDLR de la brigade du colonel Padiri, chargé de la protection de la ville de Goma. Quoi faire ? Sûrement la RDF ou les services de sécurité rwandais ont dû essayer d’avoir le type par l’intermédiaire de Ntaganda, qui à son tour n’a pas eu le courage d’obtempérer aux ordres de son boss outre-frontière. JKK aurait décidé de le protéger à Kin rapidement, aussi dans l’effort de ne plus donner aucun prétexte à ses parrains de s’infiltrer en RDC.
Le Chef de la RDF aurait même demandé à JKK de le lui envoyer mais en vain ! D’ailleurs comment et à quoi cela aurait-il servi puisque la hiérarchie rwandaise avait déjà imputé les grenades à Kayumba Nyamwasa ? N’est-ce pas que JKK se frotte les mains en voyant l’impuissance progressive de James Kabarebe dans tout ceci ? N’est-ce pas qu’il se frotte les mains en touchant du doigt la preuve qu’il a réussi à réduire le leadership de Kigs à une division si vaine ? Maintenant il parait que ces gens veulent que Jacob Zuma poursuive Kayumba pour le renvoyer au Rwanda. Mais là ils ont perdu du terrain aussi car, vous vous en souviendrez, le chef de la RDF a passé quelques heures en RSA à l’aéroport en interrogatoire à cause des mandats espagnols. Je pense que ces mandats sont infondés pour la simple raison qu’ils émanent des grands défenseurs des FDLR et du révisionnisme autour du génocide rwandais. Mais le fait que la RSA ait osé cela montre que les relations entre les deux leaderships ne sont pas au beau fixe. Puisqu’il en est ainsi, le boss de la RDF a essayé de passer par son « filleul » JKK pour que celui-ci intervienne auprès de Zuma à ce sujet !!! Imaginez-vous seulement où ils en sont. Il semble qu’il aurait promis, en échange de cette intervention, l’extradition de Laurent Nkunda, mais malheureusement pour le boss, le « filleul » ne croit plus à ses promesses. Il va même plus loin. Etant donné la connivence existante entre le boss de la RDF et John Numbi sur les complexités du conflit à l’Est et les multiples opérations infructueuses, JKK serait prêt à remplacer John Numbi par le Général Olenga (on reste au Katanga pour ce genre de choses). Les méandres que suit la RDC de JKK sont incroyablement pleins d’événements, de tours et de détours. On essayera de continuer à poser un regard attentif sur tout cela. Mais entre nous et soit dit en passant, comment les tutsis de Kigs peuvent croire que la division va les emmener quelque part ? La division signifie toujours désintégration, on verra bien de quel côté.
Saturday, 20 March 2010
Tuesday, 16 March 2010
LES NOCES ENTRE LA CHINE ET LA RDC FINIRONT EN LARMES
CECI VIENT DE ASIA TIMES!!!!!
China has a Congo copper headache
By Peter Lee
An agreement between the Democratic Republic of Congo (DRC) and China in 2008 to swap 10 million tonnes of copper ore for US$9 billion worth of mine and civic infrastructure looked like a genuine win-win.
But ever since the International Monetary Fund (IMF) demanded renegotiation of the deal in May 2009, China and the DRC have been on a roller-coaster ride of risk. Today, Beijing anxiously eyes a growing list of major dysfunctional problems - and a $100 million adverse judgment in a Hong Kong court - that could derail the "deal of the century".
The deal, as originally conceived, cannily addressed three major issues.
The first was China 's desire to make a big resource play and secure a source of copper and cobalt in Africa .
The second was DRC President Joseph Kabila's need to demonstrate
progress on the reconstruction of his country, shattered by two decades of war that claimed as many as five million civilian lives, to increasingly dissatisfied voters as the 2010 presidential elections approached.
The third was onerous indebtedness, which forced the DRC to concentrate on the IMF's priorities of debt repayment and fiscal and financial reform instead of its own desperate need for social and infrastructure spending.
The Chinese deal was, in its essence, barter. The state-owned Export-Import Bank of China (China Eximbank) would fund the opening of a copper mine in the DRC's Katanga province for $3 billion and underwrite $6 billion of infrastructure projects, paid in two tranches. The bank would be repaid using profits of Sicomines, a joint venture between the DRC and China that would receive the rights to extract 10 million tonnes of copper and 600,000 tonnes of cobalt reserves from the Katanga mine.
Undoubtedly, the deal was a potential bonanza for China . In addition, Chinese companies might well have hoped to take advantage of the DRC government by manipulating the contracting process to provide the capacity-challenged and corruption-prone nation with overpriced infrastructure.
An expert on the DRC's developmental challenges told Asia Times Online he was pessimistic about what might be delivered. "I'm not sure what to expect, beyond a bit of new pavement on some old roads. I 'trust' a corrupt, but efficient government like Angola to squeeze value out of Chinese and Western companies. Not the DRC."
Nevertheless, for China as well the deal represented a remarkable leap of faith. At the time when the DRC was a financial, political and economic basket case, China agreed to put $6 billion into the country up front in the first four years before the mine - which would enter into production at 2014 at the earliest - had produced a pound of copper.
To its discredit, the West's response to news of the agreement was anger compounded by fear and jealousy. Kabila conveyed his resentment of this response in an interview with the New York Times: [1]
No sooner had the agreement been praised in Congo as a desperately needed lifeline than Congo's Western allies started griping that the Chinese got a sweetheart deal and began pressing Mr Kabila to revise the terms.
"What revolted me was the fact that there was resistance to this agreement and there was no counterproposal, " Mr Kabila said.
The West expressed its displeasure in a concrete way through the most effective avenue available to it - the IMF.
The IMF dominates the DRC's international economic activity through its administration of a debt workout process for so-called HIPC or "Highly Indebted Poor Countries".
The HIPC workout has been criticized as a coercive and self-serving exercise designed primarily to protect the interests of Western sovereign creditors who over-lent to developing countries.
To prevent a wave of national defaults, and avoid the need for creditors to immediately write off foreign debt that impoverished borrowers are unable to service, the IMF interposes itself to set fiscal and structural reform obligations in return for bridge financing and the employment of its good offices to effect eventual cancelation of debts by the Paris Club of the largest Western holders of bad national debt.
Somewhat absurdly, the DRC, even in the depths of the global recession in 2009, was making more than $170 million in interest payments to stay in the good graces of the IMF.
This self-sacrifice is necessary so that the IMF will eventually certify to the Paris Club creditors that their $6 billion share of the DRC's $11 billion foreign debt is worthy of being written off. The debt was actually incurred by the kleptocratic predecessor regime of Mobuto Sesi Seko, who fled the country in 1997 when it was still called Zaire ; he died the same year.
It would appear that the IMF relishes the leverage it holds over the DRC by virtue of its control of the country's financial lifeline to the outside world, and resented the idea that the DRC could, through an ore-for-infrastruct ure swap, pursue its developmental goals in disregard of the priorities of the IMF and its Western backers.
In Le Monde diplomatique, journalist Colette Braeckman observed that "the institution headed by Mr Dominique Strauss-Kahn [the IMF] appears not to appreciate barter". [2]
She quoted Wu Zexian, the Chinese ambassador to the DRC, who dismissed the IMF's concerns about increased indebtedness:
"We have asked only one guarantee: that the state, where existing fields would not keep commitments, would allow us to undertake further exploration. We explained it in perfect French. The risks would be taken by China Eximbank, and alone ... "
Nevertheless, the IMF declared that the China deal increased the DRC's potential foreign debt exposure to an unacceptable level and demanded that it be reduced in size. The IMF also made it clear that without a reduction in the deal it would not provide the necessary endorsements to the "Paris Club" that were needed to write off the DRC's debt.
After a brief show of defiance, the DRC crumbled, agreeing to defer the second $3 billion infrastructure tranche.
In this context, it is interesting to note that the reported scope of the reserves ceded to China under the deal is apparently unchanged: it is still 10 million tonnes of copper and 600,000 tonnes of cobalt. It could be argued that the Chinese obligations have been reduced by 33%, and the infrastructure benefits to the Congo reduced by 50%, while China still gets access to mineral reserves worth over $50 billion - not exactly a triumph of negotiating by the IMF on behalf of the DRC, if this is the actual state of play of the revised agreement.
The IMF's judgment in opposing the China deal in its original scope is open to question.
If the Congo was poised for free-market takeoff, the China deal could be criticized for crowding out development of the DRC's copper and cobalt reserves by eager private companies ready to risk their capital in a free market environment.
But this was manifestly not the case.
As the DRC's point man for mineral negotiations, Victor Kasongo, put it [3]:
"If China wants to dominate the world, it's not our business to stop them," Kasongo continues. "Who are we to close the door to them when we don't have water or electricity? If China doesn't come [to Congo ], we're in big sh*t."
It was widely believed that the IMF was simply taking sides with the West in the geopolitical tussle with China in Africa . Ghana Business News reported [4]:
The IMF's opposition to the deal represents an attempt by the West to counter China 's investments in Africa , according to Gregory Mthembu-Salter of the South African Institute of International Affairs. "It's a confrontation between the Western donors and China in Congo ," he said in a June 2 interview. "The fall guy in this will be the Congolese."
In some quarters there were also suspicions that the IMF's campaign against the China deal was part of an effort to coerce the DRC into abandoning an initiative to which the West was violently opposed: the renegotiation of resource contracts concluded during the chaotic transitional period before the first DRC presidential election in 2006.
The most important contract at issue was for the immense copper mine at Tenke Fungurume, with reserves roughly twice the size of those ceded to the Chinese project.
During negotiations with the transitional regime in 2005, Western owners achieved enormous reductions in the entry fees and shares they had to set aside for the local partner under the original agreement concluded in 1996.
In 2005, the DRC negotiators on the Tenke Fungurume project blithely agreed to reduce the fee from $250 million to $50 million (which was an additional payment to $50 million that a predecessor company paid in 1997), and reduce their country's share from 45% to 17.5%. The reduction in share by the DRC represented the surrender of revenues from 5 million tonnes of copper - worth at least $30 billion - over the life of the mine.
By contrast, the 2008 Chinese deal promised a signing bonus of $350 million and a 32% share going to the DRC side, which included the parastatal mining company Gecamines and a somewhat mysterious local partner.
The appearance of impropriety was, if anything, exacerbated by the participation of the US government in the Tenke Fungurume talks.
The World Bank had mandated a moratorium on new mineral contract negotiations pending a legal review of existing contracts and Tenke Fungurume was apparently flagged as problematic.
The US government apparently ignored the ban. Indeed, it looks like the US government helped push through a renegotiated deal with the transitional regime in order to obtain more favorable terms, and a more solid legal footing than the project, as a relic of the previous dictatorship, originally possessed.
At the DRC's request, the Carter Center reviewed the 2005 minerals contract mess and painted a dispiriting picture of greed, opportunism, and apparent self-dealing at the expense of one of the poorest countries on earth: [5]
Nevertheless, according to information from Congolese and international sources, the US Embassy lobbied for the DRC government to sign the agreement with Phelps Dodge, the US mining company.
There are several reports that the embassy's political officer and temporary Charge d'Affairs was personally engaged in urging the President's office to sign. At the very least, there was no indication at any time that the US was concerned with the request for a moratorium. In fact, the ICG's [International Crisis Group's] July 2007 report notes that US officials attended a signing party hosted by Phelps Dodge upon conclusion of its contract, demonstrating unambiguous disregard for the moratorium.
There's more:
The same official that is said to have actively lobbied for Phelps Dodge retired from the State Department in 2006. In September of that same year, she became "Vice-President for Government Relations, Africa " for Phelps Dodge, whose only major African interest is Tenke Fungurume. This official's important role at the US embassy and the timing of the move have fueled suspicion on the part of DRC government officials and others regarding the interests of Western governments.
Despite its dismal provenance and calls to delay commitments until the pending contract reviews were completed, the Tenke Fungurume deal received a further seal of approval in the form of sizable investments from Western public financial institutions - $250 million from the US Overseas Private Investment Corporation, 100 million euros (US$136 million at today's rate) from the European Investment Bank and another $100 million from the African Development Bank.
China has a Congo copper headache
By Peter Lee
An agreement between the Democratic Republic of Congo (DRC) and China in 2008 to swap 10 million tonnes of copper ore for US$9 billion worth of mine and civic infrastructure looked like a genuine win-win.
But ever since the International Monetary Fund (IMF) demanded renegotiation of the deal in May 2009, China and the DRC have been on a roller-coaster ride of risk. Today, Beijing anxiously eyes a growing list of major dysfunctional problems - and a $100 million adverse judgment in a Hong Kong court - that could derail the "deal of the century".
The deal, as originally conceived, cannily addressed three major issues.
The first was China 's desire to make a big resource play and secure a source of copper and cobalt in Africa .
The second was DRC President Joseph Kabila's need to demonstrate
progress on the reconstruction of his country, shattered by two decades of war that claimed as many as five million civilian lives, to increasingly dissatisfied voters as the 2010 presidential elections approached.
The third was onerous indebtedness, which forced the DRC to concentrate on the IMF's priorities of debt repayment and fiscal and financial reform instead of its own desperate need for social and infrastructure spending.
The Chinese deal was, in its essence, barter. The state-owned Export-Import Bank of China (China Eximbank) would fund the opening of a copper mine in the DRC's Katanga province for $3 billion and underwrite $6 billion of infrastructure projects, paid in two tranches. The bank would be repaid using profits of Sicomines, a joint venture between the DRC and China that would receive the rights to extract 10 million tonnes of copper and 600,000 tonnes of cobalt reserves from the Katanga mine.
Undoubtedly, the deal was a potential bonanza for China . In addition, Chinese companies might well have hoped to take advantage of the DRC government by manipulating the contracting process to provide the capacity-challenged and corruption-prone nation with overpriced infrastructure.
An expert on the DRC's developmental challenges told Asia Times Online he was pessimistic about what might be delivered. "I'm not sure what to expect, beyond a bit of new pavement on some old roads. I 'trust' a corrupt, but efficient government like Angola to squeeze value out of Chinese and Western companies. Not the DRC."
Nevertheless, for China as well the deal represented a remarkable leap of faith. At the time when the DRC was a financial, political and economic basket case, China agreed to put $6 billion into the country up front in the first four years before the mine - which would enter into production at 2014 at the earliest - had produced a pound of copper.
To its discredit, the West's response to news of the agreement was anger compounded by fear and jealousy. Kabila conveyed his resentment of this response in an interview with the New York Times: [1]
No sooner had the agreement been praised in Congo as a desperately needed lifeline than Congo's Western allies started griping that the Chinese got a sweetheart deal and began pressing Mr Kabila to revise the terms.
"What revolted me was the fact that there was resistance to this agreement and there was no counterproposal, " Mr Kabila said.
The West expressed its displeasure in a concrete way through the most effective avenue available to it - the IMF.
The IMF dominates the DRC's international economic activity through its administration of a debt workout process for so-called HIPC or "Highly Indebted Poor Countries".
The HIPC workout has been criticized as a coercive and self-serving exercise designed primarily to protect the interests of Western sovereign creditors who over-lent to developing countries.
To prevent a wave of national defaults, and avoid the need for creditors to immediately write off foreign debt that impoverished borrowers are unable to service, the IMF interposes itself to set fiscal and structural reform obligations in return for bridge financing and the employment of its good offices to effect eventual cancelation of debts by the Paris Club of the largest Western holders of bad national debt.
Somewhat absurdly, the DRC, even in the depths of the global recession in 2009, was making more than $170 million in interest payments to stay in the good graces of the IMF.
This self-sacrifice is necessary so that the IMF will eventually certify to the Paris Club creditors that their $6 billion share of the DRC's $11 billion foreign debt is worthy of being written off. The debt was actually incurred by the kleptocratic predecessor regime of Mobuto Sesi Seko, who fled the country in 1997 when it was still called Zaire ; he died the same year.
It would appear that the IMF relishes the leverage it holds over the DRC by virtue of its control of the country's financial lifeline to the outside world, and resented the idea that the DRC could, through an ore-for-infrastruct ure swap, pursue its developmental goals in disregard of the priorities of the IMF and its Western backers.
In Le Monde diplomatique, journalist Colette Braeckman observed that "the institution headed by Mr Dominique Strauss-Kahn [the IMF] appears not to appreciate barter". [2]
She quoted Wu Zexian, the Chinese ambassador to the DRC, who dismissed the IMF's concerns about increased indebtedness:
"We have asked only one guarantee: that the state, where existing fields would not keep commitments, would allow us to undertake further exploration. We explained it in perfect French. The risks would be taken by China Eximbank, and alone ... "
Nevertheless, the IMF declared that the China deal increased the DRC's potential foreign debt exposure to an unacceptable level and demanded that it be reduced in size. The IMF also made it clear that without a reduction in the deal it would not provide the necessary endorsements to the "Paris Club" that were needed to write off the DRC's debt.
After a brief show of defiance, the DRC crumbled, agreeing to defer the second $3 billion infrastructure tranche.
In this context, it is interesting to note that the reported scope of the reserves ceded to China under the deal is apparently unchanged: it is still 10 million tonnes of copper and 600,000 tonnes of cobalt. It could be argued that the Chinese obligations have been reduced by 33%, and the infrastructure benefits to the Congo reduced by 50%, while China still gets access to mineral reserves worth over $50 billion - not exactly a triumph of negotiating by the IMF on behalf of the DRC, if this is the actual state of play of the revised agreement.
The IMF's judgment in opposing the China deal in its original scope is open to question.
If the Congo was poised for free-market takeoff, the China deal could be criticized for crowding out development of the DRC's copper and cobalt reserves by eager private companies ready to risk their capital in a free market environment.
But this was manifestly not the case.
As the DRC's point man for mineral negotiations, Victor Kasongo, put it [3]:
"If China wants to dominate the world, it's not our business to stop them," Kasongo continues. "Who are we to close the door to them when we don't have water or electricity? If China doesn't come [to Congo ], we're in big sh*t."
It was widely believed that the IMF was simply taking sides with the West in the geopolitical tussle with China in Africa . Ghana Business News reported [4]:
The IMF's opposition to the deal represents an attempt by the West to counter China 's investments in Africa , according to Gregory Mthembu-Salter of the South African Institute of International Affairs. "It's a confrontation between the Western donors and China in Congo ," he said in a June 2 interview. "The fall guy in this will be the Congolese."
In some quarters there were also suspicions that the IMF's campaign against the China deal was part of an effort to coerce the DRC into abandoning an initiative to which the West was violently opposed: the renegotiation of resource contracts concluded during the chaotic transitional period before the first DRC presidential election in 2006.
The most important contract at issue was for the immense copper mine at Tenke Fungurume, with reserves roughly twice the size of those ceded to the Chinese project.
During negotiations with the transitional regime in 2005, Western owners achieved enormous reductions in the entry fees and shares they had to set aside for the local partner under the original agreement concluded in 1996.
In 2005, the DRC negotiators on the Tenke Fungurume project blithely agreed to reduce the fee from $250 million to $50 million (which was an additional payment to $50 million that a predecessor company paid in 1997), and reduce their country's share from 45% to 17.5%. The reduction in share by the DRC represented the surrender of revenues from 5 million tonnes of copper - worth at least $30 billion - over the life of the mine.
By contrast, the 2008 Chinese deal promised a signing bonus of $350 million and a 32% share going to the DRC side, which included the parastatal mining company Gecamines and a somewhat mysterious local partner.
The appearance of impropriety was, if anything, exacerbated by the participation of the US government in the Tenke Fungurume talks.
The World Bank had mandated a moratorium on new mineral contract negotiations pending a legal review of existing contracts and Tenke Fungurume was apparently flagged as problematic.
The US government apparently ignored the ban. Indeed, it looks like the US government helped push through a renegotiated deal with the transitional regime in order to obtain more favorable terms, and a more solid legal footing than the project, as a relic of the previous dictatorship, originally possessed.
At the DRC's request, the Carter Center reviewed the 2005 minerals contract mess and painted a dispiriting picture of greed, opportunism, and apparent self-dealing at the expense of one of the poorest countries on earth: [5]
Nevertheless, according to information from Congolese and international sources, the US Embassy lobbied for the DRC government to sign the agreement with Phelps Dodge, the US mining company.
There are several reports that the embassy's political officer and temporary Charge d'Affairs was personally engaged in urging the President's office to sign. At the very least, there was no indication at any time that the US was concerned with the request for a moratorium. In fact, the ICG's [International Crisis Group's] July 2007 report notes that US officials attended a signing party hosted by Phelps Dodge upon conclusion of its contract, demonstrating unambiguous disregard for the moratorium.
There's more:
The same official that is said to have actively lobbied for Phelps Dodge retired from the State Department in 2006. In September of that same year, she became "Vice-President for Government Relations, Africa " for Phelps Dodge, whose only major African interest is Tenke Fungurume. This official's important role at the US embassy and the timing of the move have fueled suspicion on the part of DRC government officials and others regarding the interests of Western governments.
Despite its dismal provenance and calls to delay commitments until the pending contract reviews were completed, the Tenke Fungurume deal received a further seal of approval in the form of sizable investments from Western public financial institutions - $250 million from the US Overseas Private Investment Corporation, 100 million euros (US$136 million at today's rate) from the European Investment Bank and another $100 million from the African Development Bank.
Saturday, 13 March 2010
LA CONFUSION, ON N'EN SORT PLUS
De la part des vautours toujours. Vous avez vu ou vous verrez circuler sur le net ces jours-ci une grande dose de confusionnisme à propos de la stabilité de la RDC ou de la région des Grands Lacs en général. Le Rwanda, dont je n’aime pas parler sur ce blog car c’est la RDC qui m’intéresse, vient de donner prêter son flanc une fois de plus aux vautours. Ils se régalent pratiquement, du révisionniste Harmon Snow patron autoproclamé des FDLR au dernier reporter improvisé pour toutes sortes de publications y compris Africa confidential, et la marée des forums congolais qui fait circuler tout cela, etc…Qui peut les blâmer ? Ils travaillent tous pour leurs estomacs. Au fond, les vautours aiment beaucoup la confusion, surtout la confusion sur terrain. Ils doivent toujours montrer qu’il y a des problèmes pour maintenir leurs misérables taches de fossoyeurs de notre destinée.
D’où leur vient la manne cette fois-ci ? Ou pourquoi j’affirme que le Rwanda prête une fois de plus son flanc pour les attaques en cascades ? Je peux tout au moins épingler une raison : il y a des divisions internes au sein du leadership politique, militaire et sécuritaire du Rwanda à cause du dossier Laurent Nkunda. C’est vrai, à partir d’un observatoire extérieur on peut soutenir cette thèse. On peut très bien supposer, comme je le fais sur ce blog depuis janvier 2009 que garder injustement Laurent Nkunda n’est pas une partie de plaisir, pas même pour James Kabarebe et Paul Kagame lui-même. Certains vautours vont jusqu’à avancer que James Kabarebe ait déjà exprimé sa volonté de présenter sa démission, une preuve pour moi que l'homme aurait finalement reconnu la bévue historique et monumentale qu'il ait commise. Son boss aurait refusé tant qu’il n’aura pas résolu la situation. A mon avis, la situation est devenue beaucoup plus embarrassante que le rapport de l’ONU qu’on suppose avoir déclenché l’arrestation du général congolais par les rwandais. J’ai dit plusieurs fois ici que la solution était et demeure la libération de Nkunda même si cela apparaitra comme une défiance à ce que les vautours veulent et cherchent.
La libération du général Nkunda demeure aussi la seule manière pour le Rwanda de mettre fin à une autre confusion que les vautours entretiennent à leur propre bénéfice, à savoir la tendance à mettre dans le même panier les ambitions du FPR et la cause du CNDP. Pour les idéologues de l’instabilité dans les Grands Lacs, il est important de considérer les deux comme une seule ambition. Et le Rwanda en jouant le jeu de Kabila n’a fait de confirmer cela. Or il est absolument indispensable de savoir que la cause de Laurent Nkunda et du CNDP est congolaise et n’a rien à voir avec les ambitions du FPR. Politiquement, le processus de paix en RDC doit provenir de l’Est mais il doit être un premier pas au rétablissement d’un certain ordre qui ouvrira le pays vers un vrai développement. C’est cela que cherche Nkunda et tant à Kinshasa qu’à Kigali, il faut bien que l’on comprenne que Nkunda et son mouvement y ont beaucoup à faire. Les sbires de Kagame dans les affaires de la RDC ont montré la limite de leur connaissance du problème congolais. C’est compréhensible, ils n’en connaissent ni la culture ni les meurs et, en plus, ils sont comme les kleptocrates à Kinshasa, tout simplement intéressés par l’argent.
L’évolution des peuples n’est pas comme le cours des eaux tant et si bien qu’elle est décidée par des êtres supposés être rationnels. Kigali, Kinshasa et les vautours doivent finir par comprendre que les tutsis congolais ont le droit, le devoir et la capacité rationnelle de contribuer à la restauration de la RDC. Seule cette restauration ouvrir les meilleurs opportunités de développer la région. C’est d’ailleurs ce que les vautours ne veulent pas. Et cette restauration n'a rien à voir avec les ambitions du FPR. C'est une cause entièrement congolaise qui n'affecte le Rwanda que pour des raisions régionales. Et le statu quo actuel ne peut pas durer pour longtemps. Tout peut éclater à n’importe quel moment. Le CNDP est parfaitement préparé pour cette éventualité. Je ne cesserai de vous rappeler sur ce blog qu’il ne faut pas croire les rumeurs que propagent les vautours. La force qu’ils attribuent à Ntaganda est pure propagande. En effet que sont Zimurinda, Nsengiyumva, Ngaruye et Kabundi face à Makenga, Faustin, Micho, Mboneza, Birinda, Jaguar, Mulomba et les autres qui me pardonneront de ne pas savoir leurs noms, même si depuis longtemps je rêve du jour où je pourrais finalement serrer la main de chacun d’eux, jusqu’au dernier soldat. Il est cependant encore possible d'éviter cet éclatement en remettant le processus politique sur son train. Cela veut dire la négociation politique de paix entre Kabila et Nkunda. Kabarebe n’a rien à faire là dedans. Tout son arsenal des trucs est vidé. Et il faut agir vite car le réseau soutenant les génocidaires est plus actifs que jamais et les prédateurs continuent de voler pendant que le Rwanda retient injustement l’acteur majeur du puzzle Est de la RDC. Je dois corriger les examens que mes étudiants viennent de présenter, mais nous continuerons de parler de tout ceci. A bientôt et bon week end à tous.
D’où leur vient la manne cette fois-ci ? Ou pourquoi j’affirme que le Rwanda prête une fois de plus son flanc pour les attaques en cascades ? Je peux tout au moins épingler une raison : il y a des divisions internes au sein du leadership politique, militaire et sécuritaire du Rwanda à cause du dossier Laurent Nkunda. C’est vrai, à partir d’un observatoire extérieur on peut soutenir cette thèse. On peut très bien supposer, comme je le fais sur ce blog depuis janvier 2009 que garder injustement Laurent Nkunda n’est pas une partie de plaisir, pas même pour James Kabarebe et Paul Kagame lui-même. Certains vautours vont jusqu’à avancer que James Kabarebe ait déjà exprimé sa volonté de présenter sa démission, une preuve pour moi que l'homme aurait finalement reconnu la bévue historique et monumentale qu'il ait commise. Son boss aurait refusé tant qu’il n’aura pas résolu la situation. A mon avis, la situation est devenue beaucoup plus embarrassante que le rapport de l’ONU qu’on suppose avoir déclenché l’arrestation du général congolais par les rwandais. J’ai dit plusieurs fois ici que la solution était et demeure la libération de Nkunda même si cela apparaitra comme une défiance à ce que les vautours veulent et cherchent.
La libération du général Nkunda demeure aussi la seule manière pour le Rwanda de mettre fin à une autre confusion que les vautours entretiennent à leur propre bénéfice, à savoir la tendance à mettre dans le même panier les ambitions du FPR et la cause du CNDP. Pour les idéologues de l’instabilité dans les Grands Lacs, il est important de considérer les deux comme une seule ambition. Et le Rwanda en jouant le jeu de Kabila n’a fait de confirmer cela. Or il est absolument indispensable de savoir que la cause de Laurent Nkunda et du CNDP est congolaise et n’a rien à voir avec les ambitions du FPR. Politiquement, le processus de paix en RDC doit provenir de l’Est mais il doit être un premier pas au rétablissement d’un certain ordre qui ouvrira le pays vers un vrai développement. C’est cela que cherche Nkunda et tant à Kinshasa qu’à Kigali, il faut bien que l’on comprenne que Nkunda et son mouvement y ont beaucoup à faire. Les sbires de Kagame dans les affaires de la RDC ont montré la limite de leur connaissance du problème congolais. C’est compréhensible, ils n’en connaissent ni la culture ni les meurs et, en plus, ils sont comme les kleptocrates à Kinshasa, tout simplement intéressés par l’argent.
L’évolution des peuples n’est pas comme le cours des eaux tant et si bien qu’elle est décidée par des êtres supposés être rationnels. Kigali, Kinshasa et les vautours doivent finir par comprendre que les tutsis congolais ont le droit, le devoir et la capacité rationnelle de contribuer à la restauration de la RDC. Seule cette restauration ouvrir les meilleurs opportunités de développer la région. C’est d’ailleurs ce que les vautours ne veulent pas. Et cette restauration n'a rien à voir avec les ambitions du FPR. C'est une cause entièrement congolaise qui n'affecte le Rwanda que pour des raisions régionales. Et le statu quo actuel ne peut pas durer pour longtemps. Tout peut éclater à n’importe quel moment. Le CNDP est parfaitement préparé pour cette éventualité. Je ne cesserai de vous rappeler sur ce blog qu’il ne faut pas croire les rumeurs que propagent les vautours. La force qu’ils attribuent à Ntaganda est pure propagande. En effet que sont Zimurinda, Nsengiyumva, Ngaruye et Kabundi face à Makenga, Faustin, Micho, Mboneza, Birinda, Jaguar, Mulomba et les autres qui me pardonneront de ne pas savoir leurs noms, même si depuis longtemps je rêve du jour où je pourrais finalement serrer la main de chacun d’eux, jusqu’au dernier soldat. Il est cependant encore possible d'éviter cet éclatement en remettant le processus politique sur son train. Cela veut dire la négociation politique de paix entre Kabila et Nkunda. Kabarebe n’a rien à faire là dedans. Tout son arsenal des trucs est vidé. Et il faut agir vite car le réseau soutenant les génocidaires est plus actifs que jamais et les prédateurs continuent de voler pendant que le Rwanda retient injustement l’acteur majeur du puzzle Est de la RDC. Je dois corriger les examens que mes étudiants viennent de présenter, mais nous continuerons de parler de tout ceci. A bientôt et bon week end à tous.
Saturday, 6 March 2010
TERMINATOR TERMINE
Joseph Kabila prépare les élections qu’il est sûr de gagner aussi longtemps que les Allemands, les Français, les Chinois (les sud-africains ????) le soutiennent en l’utilisant pour bloquer une possible influence des USA. Ils ont investi en lui et continuent de le faire, de la même manière qu’ils lui fournissent les moyens d’entretenir les FDLR. Maintenant lui et ses alliés cherchent à se débarrasser de l’inutile MONUC. On verra qui gagnera. Mais nous sommes certainement devant un repositionnement de forces du style guerre froide là où la région des Grands Lacs Africains est concernée. Ceux qui provoquent cette guerre froide ne veulent pas d’un leadership que le chef de l’Etat rwandais montrait jusqu’il y a deux ans. C’est pour cela que ces mêmes alliés de Joseph Kabila continuent de combattre Laurent Nkunda et ont cultivé une image de lui dans les medias qui n’a rien à voir avec l’homme ni son mouvement. Tout allié de Kabila qui se respecte combattra nécessairement un leader comme Nkunda et son équipe car, loin d’être les sanguinaires dont les médias parlent, ils sont les grands revendicateurs d’une indépendance plus définie, le fameux droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
C’est sur la base d’un constat pareille qu’une citoyenneté responsable condamne l’arrestation de Nkunda par le Rwanda. Comment est-ce que le leadership du Rwanda qui jusqu’il y a deux montrait au moins en apparence qu’il est possible de travailler au bien commun, a pu se laisser manipuler par les ennemis des Grands Lacs et a pu jouer le jeu des alliés de Kabila pour incarcérer injustement Laurent Nkunda ? C’est absurde et on est en droit d’espérer que le peuple rwandais se rend compte de la bévue historiquement monumentale commise par un général qui croyait faire de la politique, mais en réalité, se laissait manier par un kleptocrate comme Kabila.
Mais est-ce que Kabila veut vraiment des élections ? Probablement non, du moment que beaucoup de ceux qui l’ont financé la dernière fois se disent fatigués de ce gars qui n’a même organisé les élections municipales et s’est entouré d’une bande de voleurs. Il sait également que s’il a une opposition il ne peut pas gagner, d’où son investissement en tout effort qui signifie l’écrasement de l’adversaire. Cependant, malgré son assurance, Kabila a toujours une épine dans le pied et il ne peut pas marcher avec cela. Il a envoyé pour une seconde fois une délégation pour demander aux forces du CNDP d’aller défiler à Kinshasa. Pour une deuxième fois, ces forces intégrées mais fidèles à la cause de Laurent Nkunda ont dit qu’il n’avait pas d’ordre à leur intimer. Elles ont également prêté sourde oreille aux supplications de James Kabarebe à cet effet. Ce refus est aussi un message à Terminator qui doit comprendre que son « boss » de Kigs n’a pas d’ordre à donner. Nous savons aussi que ce même boss n’a plus de moyens d’exercer une quelconque pression sur Kabila dans l’intérêt de Terminator, Gafisi et autres membres de leur insurrection traitresse. Terminator est donc terminé d’une certaine manière. Il n’a plus d’influence à Masisi où la population le considère comme traitre.
Terminator est donc seul avec ses trois lieutenants dont Zimurinda récemment exposé par les ONGs qui considère qu’un mandat d’arrêt de la Haye doit lui être délivré etc… L’on dit aussi que Joseph Kabila voudrait annuler festivités du cinquantenaire en prétextant les difficultés ayant trait aux infrastructures et logistique. En réalité, il voulait profiter de l’occasion pour montrer des figures du CNDP défilant à Kinshasa comme la preuve épatante de la paix. S’il ne peut pas faire cela, ce sera la honte la plus embarrassante de son mandat puisqu’il ne saura pas montrer l’intégration de l’armée dont lui et ses alliés se vantent tellement. D’une manière certaine, il se retrouve dans la même situation que Kigali : la solution pour toute cette complication c’est un retour politique de Laurent Nkunda. Un climat de vraie paix est urgent. La branche privée des investissements de la Banque mondiale (International Finance Corp.) vient de déclarer qu’elle ne décidera pas sur les investissements en RDC si la révision de quelques contrats chinois n’est pas faite en toute transparence. Mais bien entendu, Kabila et son équipe sont occupés par leurs propres intérêts et non pas par le développement du pays.
C’est sur la base d’un constat pareille qu’une citoyenneté responsable condamne l’arrestation de Nkunda par le Rwanda. Comment est-ce que le leadership du Rwanda qui jusqu’il y a deux montrait au moins en apparence qu’il est possible de travailler au bien commun, a pu se laisser manipuler par les ennemis des Grands Lacs et a pu jouer le jeu des alliés de Kabila pour incarcérer injustement Laurent Nkunda ? C’est absurde et on est en droit d’espérer que le peuple rwandais se rend compte de la bévue historiquement monumentale commise par un général qui croyait faire de la politique, mais en réalité, se laissait manier par un kleptocrate comme Kabila.
Mais est-ce que Kabila veut vraiment des élections ? Probablement non, du moment que beaucoup de ceux qui l’ont financé la dernière fois se disent fatigués de ce gars qui n’a même organisé les élections municipales et s’est entouré d’une bande de voleurs. Il sait également que s’il a une opposition il ne peut pas gagner, d’où son investissement en tout effort qui signifie l’écrasement de l’adversaire. Cependant, malgré son assurance, Kabila a toujours une épine dans le pied et il ne peut pas marcher avec cela. Il a envoyé pour une seconde fois une délégation pour demander aux forces du CNDP d’aller défiler à Kinshasa. Pour une deuxième fois, ces forces intégrées mais fidèles à la cause de Laurent Nkunda ont dit qu’il n’avait pas d’ordre à leur intimer. Elles ont également prêté sourde oreille aux supplications de James Kabarebe à cet effet. Ce refus est aussi un message à Terminator qui doit comprendre que son « boss » de Kigs n’a pas d’ordre à donner. Nous savons aussi que ce même boss n’a plus de moyens d’exercer une quelconque pression sur Kabila dans l’intérêt de Terminator, Gafisi et autres membres de leur insurrection traitresse. Terminator est donc terminé d’une certaine manière. Il n’a plus d’influence à Masisi où la population le considère comme traitre.
Terminator est donc seul avec ses trois lieutenants dont Zimurinda récemment exposé par les ONGs qui considère qu’un mandat d’arrêt de la Haye doit lui être délivré etc… L’on dit aussi que Joseph Kabila voudrait annuler festivités du cinquantenaire en prétextant les difficultés ayant trait aux infrastructures et logistique. En réalité, il voulait profiter de l’occasion pour montrer des figures du CNDP défilant à Kinshasa comme la preuve épatante de la paix. S’il ne peut pas faire cela, ce sera la honte la plus embarrassante de son mandat puisqu’il ne saura pas montrer l’intégration de l’armée dont lui et ses alliés se vantent tellement. D’une manière certaine, il se retrouve dans la même situation que Kigali : la solution pour toute cette complication c’est un retour politique de Laurent Nkunda. Un climat de vraie paix est urgent. La branche privée des investissements de la Banque mondiale (International Finance Corp.) vient de déclarer qu’elle ne décidera pas sur les investissements en RDC si la révision de quelques contrats chinois n’est pas faite en toute transparence. Mais bien entendu, Kabila et son équipe sont occupés par leurs propres intérêts et non pas par le développement du pays.
Saturday, 27 February 2010
UNE MANOEUVRE QUI N"EN VALAIT PAS LA PEINE
Vous vous en doutez bien, je veux parler de l'emprisonnement de Laurent Nkunda après une arrestation arbitraire. Elle s'avère plus qu'arbitraire, elle a été et demeure inutile, pour le peuple rwandais et un retard presqu'irrécupérable pour le processus de paix en RDC et dans la région. Je ne comprends pas comment le Rwanda peut même être facilitateur des négociations concernant le Soudan! C'est seulement l'ironie d'une géopolitique de pacotille, comme nous sommes habitués à en voir au niveau africain.
Il me semble que l'arrestation et l'emprisonnement de Nkunda est une affaire absolument inutile pour le peuple rwandais parce que le leadership de ce dernier au lieu de traiter la menace des FDLR soutenues par les puissances derrière l'arrogance de Joseph Kabila, a fini par faire une seule chose: essayer de semer la division des tutsis en RDC et hors frontières en utilisant Bosco Ntaganda. Par cette même voie, le leadership rwandais a simplement obtempéré aux ordres de Kabila et a oublié l'ennemi du peuple rwandais, les FDLR, ou du moins l'a minimisé indûment. Ce qui est grave c'est l'erreur de jugement incompréhensible quant à ce que Nkunda représentait et représente pour le processus de paix dans le région. A Kigs, ils ont oublié le rempart formidable que ses forces constituent quand il s'agit des visées des FDLR sur le Rwanda.
Maintenant tout le monde voudrait présenter la RDC comme un pays déjà pacifié, sans aucune menace FDLR contre le Rwanda. Kabila contrôle la situation. Il n'a plus besoin de son James Kabarebe, qui lui non plus n'a plus de raison de prétendre avoir aucun controle sur Kabila. Qui a perdu dans tout cela? Le peuple qui est toujours en dehors des tractations à Kigs ou à Kin. Et tant que le peuple demeure marginalisé, la paix dont on nous parle est aussi de la pacotille. Mais j'oserais ajouter que le Rwanda a perdu toute prétension sur Kabila. Ce dernier n'a pas d'armée, car on sait ce que sont les FARDC. Mais il a une armée supplétive que ses amis européens (les allemands et les français surtout, et peut-être déjà la Chine) soutiennent en armes, argent et soutien politique. Je parle ici des FDLR qui sont censément ou être rapatriées ou devenues impuissantes,sans l'avoir jamais été.
Devant un panorama pareille, à quoi aura servi l'arrestation de Nkunda pour les rwandais? A quoi aura servi l'effort insensé de semer la division parmi les tutsis peu importe où et d'où ils sont? A quoi aura servi l'invention d'une insurrection d'un Ntaganda? A rien, absolument à rien. Les FDLR peuvent changer de nom demain pour montrer la nouvelle image de la "pax kabiliana", mais elles demeurent tout aussi et même plus génocidaires qu'avant. Et l'infiltration au Rwanda sous une nouvelle image est toujours possible. En réalité le peuple rwandais a perdu, pas seulement devant les FDLR mais aussi en matière de prestige politique en faisant le policier pour rien comme ça, au service d'un pouvoir kléptocrate chez les voisins!
Il me semble que l'arrestation et l'emprisonnement de Nkunda est une affaire absolument inutile pour le peuple rwandais parce que le leadership de ce dernier au lieu de traiter la menace des FDLR soutenues par les puissances derrière l'arrogance de Joseph Kabila, a fini par faire une seule chose: essayer de semer la division des tutsis en RDC et hors frontières en utilisant Bosco Ntaganda. Par cette même voie, le leadership rwandais a simplement obtempéré aux ordres de Kabila et a oublié l'ennemi du peuple rwandais, les FDLR, ou du moins l'a minimisé indûment. Ce qui est grave c'est l'erreur de jugement incompréhensible quant à ce que Nkunda représentait et représente pour le processus de paix dans le région. A Kigs, ils ont oublié le rempart formidable que ses forces constituent quand il s'agit des visées des FDLR sur le Rwanda.
Maintenant tout le monde voudrait présenter la RDC comme un pays déjà pacifié, sans aucune menace FDLR contre le Rwanda. Kabila contrôle la situation. Il n'a plus besoin de son James Kabarebe, qui lui non plus n'a plus de raison de prétendre avoir aucun controle sur Kabila. Qui a perdu dans tout cela? Le peuple qui est toujours en dehors des tractations à Kigs ou à Kin. Et tant que le peuple demeure marginalisé, la paix dont on nous parle est aussi de la pacotille. Mais j'oserais ajouter que le Rwanda a perdu toute prétension sur Kabila. Ce dernier n'a pas d'armée, car on sait ce que sont les FARDC. Mais il a une armée supplétive que ses amis européens (les allemands et les français surtout, et peut-être déjà la Chine) soutiennent en armes, argent et soutien politique. Je parle ici des FDLR qui sont censément ou être rapatriées ou devenues impuissantes,sans l'avoir jamais été.
Devant un panorama pareille, à quoi aura servi l'arrestation de Nkunda pour les rwandais? A quoi aura servi l'effort insensé de semer la division parmi les tutsis peu importe où et d'où ils sont? A quoi aura servi l'invention d'une insurrection d'un Ntaganda? A rien, absolument à rien. Les FDLR peuvent changer de nom demain pour montrer la nouvelle image de la "pax kabiliana", mais elles demeurent tout aussi et même plus génocidaires qu'avant. Et l'infiltration au Rwanda sous une nouvelle image est toujours possible. En réalité le peuple rwandais a perdu, pas seulement devant les FDLR mais aussi en matière de prestige politique en faisant le policier pour rien comme ça, au service d'un pouvoir kléptocrate chez les voisins!
Saturday, 20 February 2010
LE NOUVEAU GOUVERNEMENT SANS GAFISI
Je vous l’avais prédit, il n’y a pas eu suffisamment de place dans le nouveau gouvernement Muzito pour le CNDp que les proches appellent Kifuafua. Je ne sais pas ce que cela veut dire mais kifuafua sonne comme quelque chose de fini! Je me demande ce que Terminator pense de la tournure que sa trahison a prise. Plus d’espoir pour un poste au gouvernement, pas de place réelle au sein de l’AMP, celle-ci comprenant ceux qui ont gagné les élections et non ceux qui ont pris les armes. Gafisi n’est d’aucune utilité pour Terminator, Terminator n’est d’aucune utilité pour une possible restoration de la dignité du Congo et du Congolais. Il n’est d’utilité que pour Joseph Kabila et James Kabarebe qui ont en commun une allergie eruptive à un leadersdhip fort à l’Est de la RDC. Puisqu’un leadership charismatique à Goma et Bukavu suffirait pour changer le tableau. La force militaire des Makenga, Mucyo, Faustin, etc… parle d’elle-même. Joseph Kabila et James Kabarebe, si l’on s’en tient à leur modus operandi, maintiendraient un Ntaganda en vue de l’utiliser pour continuer le plus longtemps possible d’essayer de diviser les tutsis d’une part, et de l’autre essayer de faire croire que la cause qu’ils ont commence n’est que minoritaire.
Si tel est leur plan, il est voué à l’échec malgré tout. Ntaganda n’a pas de crédibilité, pas même chez ceux qui l’ont suivi. Il pourrait peut-être bénéficier de l’appui de ceux qui ont exproprié et continuent d’exproprier le peuple dans le Masisi et le Rutshuru. Et plus Kabila et Kabarebe cherchent à entamer l’unité des tutsis en RDC, plus celle-ci grandit en RDC et ailleurs, de telle sorte que l’appui à Nkunda se solidifie chaque jour qu’il passe en prison. Donc la crédibilité de Ntaganda est nulle, la manière dont les accords d’Ihusi laisse son insurrection en dehors des affaires en est une autre prevue. Il devient aussi de plus en plus evident que la cause de Nkunda est vraiment congolaise. C’est donc inutile de la reduire seulement au cas des refugiés quoi que celui-ci est aussi important. Si quelqu’un doute de l’erosion de la crédibilité de Ntaganda, il faut lui raconter la toute dernière episode. Il lui a été demandé de produire 1000 miliaires pour le défilé des festivités autour du cinquantenaire à Kinshasa. Il a d’abord voulu savoir ce que Makenga aurait répondu à une telle invitation. Un non bien sûr. Et là lui aussi a dit non. Le non de Makenga n’est pas un caprice. C’est juste un rappel de l’échec concocté à Sun City et qui n’est pas encore rectifié. Les questions politiques pendantes de la RDC datent de là. Elles sont incontournables pour la paix et le développement de la RDC. Kabila et Kabarebe peuvent continuer leurs manigances, l’histoire va les rattraper. A propos, je rêve de discuter avec Makenga les loopholes de Sun City, mais à Mushaki, when, God knows, mais cela arrivera. Je pense que les stratèges militaires et les analystes politiques free lance ont quelque chose en commun.
Si Ntaganda n’est plus d’utilité pour Kabila et Kabarebe, il est néamoins devenu un danger, au moins pour Kabila. Je me demnde si celui-ci ne devrait simplement pas laisser les gars de Moreno Ocampo le cueillir. Il sera bien traité à la Haye, en Hollande il y a même de bien belles vaches s’il se porte assez bien pour mériter un tour au pays du fromage Gouda, l’original qu’on imite à Masisi.
Je disais tantôt que l’appui à Nkunda se solidifie. A propos, son procès a été renvoyé à Mars. Mais il a été demandé, de la part du pouvoir rwandais, à son avocat de reflechir et proposer une possible voie de sortie. Il est bien disposé l’avocat de faire cela j’imagine, mais il lui faudra exiger des garanties sûres et certaines. Le Rwanda doit vraiment trouver une très bonne voie pour libérer Nkunda. Son arretation a prouvé à suffisance qu’il n’est pas le problème pour la RDC. C’est plutôt son géôlier, l’autorité qui l'a arrêté qui se montre au jour le jour comme un problème aussi bien pour le Rwanda que pour la RDC. L’image exemplaire du Rwanda que tous les bailleurs de fonds ont l’habitude de citer est sérieusement entamée. La tentative de négocier le retour des refugiés n'y change rien. D’ailleurs cs refugiés l’ont bien signifié à la delegation tripartite: les mensonges ne suffisent pas, ils ne peuvent pas rentrer sans la paix et la sécurité, et sans le garant de ces deux éléments rares, Laurent Nkunda. Je dois filer, je corrige les fautes d'orthographe demain, et je dois avouer que mon français devient de plus en plus pauvre à force d'utiliser d'autres langues! Sorry!
Si tel est leur plan, il est voué à l’échec malgré tout. Ntaganda n’a pas de crédibilité, pas même chez ceux qui l’ont suivi. Il pourrait peut-être bénéficier de l’appui de ceux qui ont exproprié et continuent d’exproprier le peuple dans le Masisi et le Rutshuru. Et plus Kabila et Kabarebe cherchent à entamer l’unité des tutsis en RDC, plus celle-ci grandit en RDC et ailleurs, de telle sorte que l’appui à Nkunda se solidifie chaque jour qu’il passe en prison. Donc la crédibilité de Ntaganda est nulle, la manière dont les accords d’Ihusi laisse son insurrection en dehors des affaires en est une autre prevue. Il devient aussi de plus en plus evident que la cause de Nkunda est vraiment congolaise. C’est donc inutile de la reduire seulement au cas des refugiés quoi que celui-ci est aussi important. Si quelqu’un doute de l’erosion de la crédibilité de Ntaganda, il faut lui raconter la toute dernière episode. Il lui a été demandé de produire 1000 miliaires pour le défilé des festivités autour du cinquantenaire à Kinshasa. Il a d’abord voulu savoir ce que Makenga aurait répondu à une telle invitation. Un non bien sûr. Et là lui aussi a dit non. Le non de Makenga n’est pas un caprice. C’est juste un rappel de l’échec concocté à Sun City et qui n’est pas encore rectifié. Les questions politiques pendantes de la RDC datent de là. Elles sont incontournables pour la paix et le développement de la RDC. Kabila et Kabarebe peuvent continuer leurs manigances, l’histoire va les rattraper. A propos, je rêve de discuter avec Makenga les loopholes de Sun City, mais à Mushaki, when, God knows, mais cela arrivera. Je pense que les stratèges militaires et les analystes politiques free lance ont quelque chose en commun.
Si Ntaganda n’est plus d’utilité pour Kabila et Kabarebe, il est néamoins devenu un danger, au moins pour Kabila. Je me demnde si celui-ci ne devrait simplement pas laisser les gars de Moreno Ocampo le cueillir. Il sera bien traité à la Haye, en Hollande il y a même de bien belles vaches s’il se porte assez bien pour mériter un tour au pays du fromage Gouda, l’original qu’on imite à Masisi.
Je disais tantôt que l’appui à Nkunda se solidifie. A propos, son procès a été renvoyé à Mars. Mais il a été demandé, de la part du pouvoir rwandais, à son avocat de reflechir et proposer une possible voie de sortie. Il est bien disposé l’avocat de faire cela j’imagine, mais il lui faudra exiger des garanties sûres et certaines. Le Rwanda doit vraiment trouver une très bonne voie pour libérer Nkunda. Son arretation a prouvé à suffisance qu’il n’est pas le problème pour la RDC. C’est plutôt son géôlier, l’autorité qui l'a arrêté qui se montre au jour le jour comme un problème aussi bien pour le Rwanda que pour la RDC. L’image exemplaire du Rwanda que tous les bailleurs de fonds ont l’habitude de citer est sérieusement entamée. La tentative de négocier le retour des refugiés n'y change rien. D’ailleurs cs refugiés l’ont bien signifié à la delegation tripartite: les mensonges ne suffisent pas, ils ne peuvent pas rentrer sans la paix et la sécurité, et sans le garant de ces deux éléments rares, Laurent Nkunda. Je dois filer, je corrige les fautes d'orthographe demain, et je dois avouer que mon français devient de plus en plus pauvre à force d'utiliser d'autres langues! Sorry!
Thursday, 18 February 2010
JUSTICE ACCORDING TO KABILA (FROM THE GUARDIAN)
CONGO CONFLICT: 'THE TERMINATOR LIVES IN LUXURY WHILE PEACEKEEPERS LOOK ON
The UN mission in Congo is the world's largest peacekeeping operation, costing $1.35bn a year. But instead of putting an end to an epidemic of rape and murder, the force is accused of actively supporting those it was meant to bring to justice
David Smith in Goma
guardian.co.uk, Friday 5 February 2010 18.58 GMT
Article history
Bosco Ntaganda, the leader of the Congo rebels, at his mountain base in Kabati
Bosco Ntaganda, the Congo rebel leader whose forces are accused of atrocities while fighting under the banner of the national army in an arrangement backed by UN peacekeepers.
At first glance there is nothing disturbing about the man playing tennis on the red clay courts of the Hotel Karibu. Other guests in the grounds of the hotel walk serenely across its manicured lawns, dine in thatched-roofed rondavels, or sip drinks while admiring Lake Kivu.
But the casual sportsman in this oasis of luxury amid the poverty of Goma, in the Democratic Republic of the Congo, is a man the United Nations would prefer did not exist at all.
Bosco Ntaganda is wanted by the international criminal court (ICC) in The Hague for allegedly conscripting and sending into battle children under the age of 15. He is also accused of commanding troops responsible for the massacres of civilians, earning him the nickname, The Terminator.
Yet Ntaganda, believed to be 36, not only remains at liberty but serves as a general in an army that has the full backing of the UN's peacekeeping mission in Congo, known as Monuc. He is the personification of what critics say is a "pact with the devil". While the eyes of the world are distracted by wars in Afghanistan and elsewhere, many believe the thickly forested hills of eastern Congo are witnessing another shameful chapter in UN peacekeeping that ranks alongside the impotent displays in Srebrenica and Rwanda.
LOSS OF TRUST
"I can't trust Monuc any more," said a nurse who was last month robbed at gunpoint as she tried to reach injured civilians. "We asked them for help but they said it was not their job. We asked for a convoy to accompany us to the village but they did nothing to protect us."
The nurse, who did not want to be named for fear of reprisals, is employed in Goma by the Heal Africa hospital which treats many victims of the violence and was visited by the US secretary of state, Hillary Clinton, last year. But not even a hospital is immune to the lawless excesses of the Monuc-backed Congolese army.
"Two men in uniforms came from a maize field and stopped our car," said the nurse. "One of them came with a gun and pointed it at us. They asked where we were going and we said we're nurses going to Nyanbanira. They told us to give them $1,000; if not, they would burn the car.
"We told them this is an emergency car and we're going to look for injured villagers, but they wouldn't accept it. They opened the door and took the driver. They took all the money, food, documents and tools. They could have killed us. It's only God's miracle that we are still alive."
She said that the incident happened near Monuc base. "But when we called them to say we've been looted, they said, 'This is not our job.' It's not the first time they've failed to help us. I don't see what they're doing in eastern Congo."
With a force of 18,500 blue helmet-wearing troops in Congo, the UN has assembled the biggest peacekeeping operation in the world at a cost of $1.35bn (£865m) a year. Monuc has been providing rations, transport, fuel and firepower to the army of the Congolese government (FARDC) in its operations against an exile Rwandan Hutu militia group, the Democratic Liberation Forces of Rwanda (FDLR), some of whose leaders took part in the 1994 genocide in Congo's neighbour.
But the Congolese army stands accused of atrocities against the people it is meant to be protecting. In a series of damning reports, Human Rights Watch has documented hundreds of killings and thousands of rapes. Some of the deaths have been particularly vicious: civilians decapitated, chopped by machete, beaten with clubs, shot as they fled or burned alive in their homes. Most of the victims were women, children and elderly people.
Several NGOs such as Oxfam have joined Human Rights Watch's condemnation of Monuc for supporting an army with blood on its hands.
A leaked report from the UN-mandated Group of Experts found that the military operations had "exacerbated the humanitarian crisis". Writing in the Guardian last year, Eve Ensler, the author and founder of V-Day, a global movement to end violence against women and girls, claimed that "UN peacekeepers [Monuc] are not passively standing by and watching the massacres, but are actually supporting the perpetrators."
There are political reasons why the Congolese army is falling so dramatically short of military discipline. It had been fighting, and losing, against the renegade general Laurent Nkunda, a Tutsi warlord thought to be sponsored by Rwanda. But a year ago Congo and Rwanda struck a secret deal that led to his arrest.
Nkunda's militia group, the National Congress for the Defence of the People (CNDP), was abruptly legitimised and absorbed by the Congolese army. Together they would turn their guns on the FDLR. It was a necessary compromise, says the UN, because it might finally give the government enough strength to bring order to this vast and chaotic country.
"The realignment of the CNDP was probably the most significant development here for 15 years," said Matthew Brubacher, a Monuc political affairs officer. "Last year, before the agreement, the CNDP almost took over Goma. If you can't beat them, you might as well have them. You can't defeat them militarily so what's the choice? Would the NGOs prefer an autonomous military group to continue to be stronger than the army?"
DIFFICULT MERGER
But the merger has been far from smooth, with many former CNDP members refusing to give up their old ways.
Lyn Lusi, Heal Africa's British-born programme manager, said: "In the peace process they took all the bandits and the militia and the killers from every single group and put them into a uniform, and said, 'You are now the official army.' So what do you expect?
"I know that the professional soldiers in the FARDC are disgusted by this. They are now being lumped together with bandits and killers. There are good professional soldiers in the FARDC and they are longing for opportunity and help to clean up their army."
She added that the UN mission did not fully understand the reality on the ground. "I think Monuc were not aware of what everybody in Congo was aware of," said Lusi. "They make desktop solutions. They're sitting in their offices all around the world saying let's do this, let's support the national army. But anybody who knew the national army well would have said that's not enough."
The tensions have been exacerbated by jealousy over ranks, lack of training and a failure to pay many former CNDP soldiers, who subsequently returned to looting. Monuc claims it is working to resolve these problems.
In the village of Kanyabayonga, a lieutenant-colonel in the Indian army which, with more than 4,000 troops in Congo, makes up the biggest UN peacekeeping contingent in the country, said: "There was an issue about the integrated people not receiving salaries. One battalion rebelled, started firing one night and burned three houses. Our commander stayed overnight to speak to the soldiers and the matter was resolved."
The colonel, who wished to remain anonymous, added: "The FARDC realised they had to pay soldiers. So the generals are reacting to these issues. Things are changing on the ground but the training will take time."
But for another village, Luofu, 90 miles north of Goma, that discipline can not come soon enough. Last year around 1,000 houses were burned down by FDLR rebels, leaving people with only the hybrid Congolese army to turn to. Gilberd Bouyenge, a Catholic priest, said that now the villager's predicament was little better.
"There is no other army so we must trust them. Some of them rape, but not all of them," he said.
Monuc has tried to monitor the army's behaviour more closely, though its peacekeepers are spread thinly in an area the size of California.
In Luofu, Kyalwahi Daniel, who was forced to stand outside his home while inside his wife was raped by rebels, said the peacekeepers' presence was making a difference. "Since Monuc is here, the army soldiers are afraid of intimidating civilians," he said. "They know people will go to Monuc and it will send a bad report to their commander."
DISPLACED PEOPLE
There are tentative signs that the worst may be over. Peacekeepers on the ground claim they have seen violence decline during the past six months, and that the Congolese government and military command are finally treating sexual violence seriously by catching and punishing offenders.
UN figures show that the number of internally displaced people in North Kivu province declined from 1.1 million last July to 709,000 by the end of December. Official repatriations of Rwandans trebled last year as more FDLR rebels surrender.
The group's strength is estimated at around 4,000 and the FDLR is said to still be in control of many mining areas, benefiting from Congo's mineral wealth.
Congo's president, Joseph Kabila, has declared that the war is "90% over"‚ and has called for Monuc to leave in time for the 50th anniversary of the country's independence from Belgium in June. That seems wildly optimistic. Monuc has just begun a revised mission that, mindful of past criticisms, will only support the Congolese army on operations it helps plan.
Alan Doss, the British-born head of Monuc, acknowledged that the Congolese army was guilty of human rights abuses.
"Yes, elements of the Congolese army, in particular some of the newly integrated elements, have been involved in atrocities," said Doss. "We ourselves have reported on that and made our concerns known to the Congolese armed forces and above, and we've withdrawn support from the unit where these claims were made."
Asked if Monuc had been too hasty to throw its weight behind the army, he said: "Who knows, maybe when you look back a few years from now, you'll say yes, there were mistakes made, we were aware this was being rushed.
"But it's given the context where we found ourselves. We need to remember the [UN] security council had been pressing the government to deal with the CNDP rebellion and also deal with the FDLR."
Doss added: "Any operation is going to have, unfortunately, an impact on the civilian population. The issue is what are we trying to do here.
"Of course we don't find any satisfaction whatsoever in people being killed and women being raped, but this part of the country will never be at peace unless we deal decisively with armed groups and yes, of course, instil discipline in the FARDC."
Yet still Ntaganda, wanted for war crimes, is active in an army that is supported by a UN peacekeeping force. "We've made it clear that we will not have anything to do with him and we haven't," said Doss. "Ideally all the people who were involved in human rights violations will be handed over but remember where this country is coming from. You can't deal with everything immediately. We have to be realistic here. The integration process is still a work in progress."
Some would characterise this as pragmatism in a country wracked by war for generations, while others regard it as a very dirty compromise.
Kabila, however, does not try to finesse the situation in his country. The Congolese president has admitted, bluntly: "Why do we choose to work with Mr Bosco, a person sought by the ICC? Because we want peace now. In Congo, peace must come before justice."
The UN mission in Congo is the world's largest peacekeeping operation, costing $1.35bn a year. But instead of putting an end to an epidemic of rape and murder, the force is accused of actively supporting those it was meant to bring to justice
David Smith in Goma
guardian.co.uk, Friday 5 February 2010 18.58 GMT
Article history
Bosco Ntaganda, the leader of the Congo rebels, at his mountain base in Kabati
Bosco Ntaganda, the Congo rebel leader whose forces are accused of atrocities while fighting under the banner of the national army in an arrangement backed by UN peacekeepers.
At first glance there is nothing disturbing about the man playing tennis on the red clay courts of the Hotel Karibu. Other guests in the grounds of the hotel walk serenely across its manicured lawns, dine in thatched-roofed rondavels, or sip drinks while admiring Lake Kivu.
But the casual sportsman in this oasis of luxury amid the poverty of Goma, in the Democratic Republic of the Congo, is a man the United Nations would prefer did not exist at all.
Bosco Ntaganda is wanted by the international criminal court (ICC) in The Hague for allegedly conscripting and sending into battle children under the age of 15. He is also accused of commanding troops responsible for the massacres of civilians, earning him the nickname, The Terminator.
Yet Ntaganda, believed to be 36, not only remains at liberty but serves as a general in an army that has the full backing of the UN's peacekeeping mission in Congo, known as Monuc. He is the personification of what critics say is a "pact with the devil". While the eyes of the world are distracted by wars in Afghanistan and elsewhere, many believe the thickly forested hills of eastern Congo are witnessing another shameful chapter in UN peacekeeping that ranks alongside the impotent displays in Srebrenica and Rwanda.
LOSS OF TRUST
"I can't trust Monuc any more," said a nurse who was last month robbed at gunpoint as she tried to reach injured civilians. "We asked them for help but they said it was not their job. We asked for a convoy to accompany us to the village but they did nothing to protect us."
The nurse, who did not want to be named for fear of reprisals, is employed in Goma by the Heal Africa hospital which treats many victims of the violence and was visited by the US secretary of state, Hillary Clinton, last year. But not even a hospital is immune to the lawless excesses of the Monuc-backed Congolese army.
"Two men in uniforms came from a maize field and stopped our car," said the nurse. "One of them came with a gun and pointed it at us. They asked where we were going and we said we're nurses going to Nyanbanira. They told us to give them $1,000; if not, they would burn the car.
"We told them this is an emergency car and we're going to look for injured villagers, but they wouldn't accept it. They opened the door and took the driver. They took all the money, food, documents and tools. They could have killed us. It's only God's miracle that we are still alive."
She said that the incident happened near Monuc base. "But when we called them to say we've been looted, they said, 'This is not our job.' It's not the first time they've failed to help us. I don't see what they're doing in eastern Congo."
With a force of 18,500 blue helmet-wearing troops in Congo, the UN has assembled the biggest peacekeeping operation in the world at a cost of $1.35bn (£865m) a year. Monuc has been providing rations, transport, fuel and firepower to the army of the Congolese government (FARDC) in its operations against an exile Rwandan Hutu militia group, the Democratic Liberation Forces of Rwanda (FDLR), some of whose leaders took part in the 1994 genocide in Congo's neighbour.
But the Congolese army stands accused of atrocities against the people it is meant to be protecting. In a series of damning reports, Human Rights Watch has documented hundreds of killings and thousands of rapes. Some of the deaths have been particularly vicious: civilians decapitated, chopped by machete, beaten with clubs, shot as they fled or burned alive in their homes. Most of the victims were women, children and elderly people.
Several NGOs such as Oxfam have joined Human Rights Watch's condemnation of Monuc for supporting an army with blood on its hands.
A leaked report from the UN-mandated Group of Experts found that the military operations had "exacerbated the humanitarian crisis". Writing in the Guardian last year, Eve Ensler, the author and founder of V-Day, a global movement to end violence against women and girls, claimed that "UN peacekeepers [Monuc] are not passively standing by and watching the massacres, but are actually supporting the perpetrators."
There are political reasons why the Congolese army is falling so dramatically short of military discipline. It had been fighting, and losing, against the renegade general Laurent Nkunda, a Tutsi warlord thought to be sponsored by Rwanda. But a year ago Congo and Rwanda struck a secret deal that led to his arrest.
Nkunda's militia group, the National Congress for the Defence of the People (CNDP), was abruptly legitimised and absorbed by the Congolese army. Together they would turn their guns on the FDLR. It was a necessary compromise, says the UN, because it might finally give the government enough strength to bring order to this vast and chaotic country.
"The realignment of the CNDP was probably the most significant development here for 15 years," said Matthew Brubacher, a Monuc political affairs officer. "Last year, before the agreement, the CNDP almost took over Goma. If you can't beat them, you might as well have them. You can't defeat them militarily so what's the choice? Would the NGOs prefer an autonomous military group to continue to be stronger than the army?"
DIFFICULT MERGER
But the merger has been far from smooth, with many former CNDP members refusing to give up their old ways.
Lyn Lusi, Heal Africa's British-born programme manager, said: "In the peace process they took all the bandits and the militia and the killers from every single group and put them into a uniform, and said, 'You are now the official army.' So what do you expect?
"I know that the professional soldiers in the FARDC are disgusted by this. They are now being lumped together with bandits and killers. There are good professional soldiers in the FARDC and they are longing for opportunity and help to clean up their army."
She added that the UN mission did not fully understand the reality on the ground. "I think Monuc were not aware of what everybody in Congo was aware of," said Lusi. "They make desktop solutions. They're sitting in their offices all around the world saying let's do this, let's support the national army. But anybody who knew the national army well would have said that's not enough."
The tensions have been exacerbated by jealousy over ranks, lack of training and a failure to pay many former CNDP soldiers, who subsequently returned to looting. Monuc claims it is working to resolve these problems.
In the village of Kanyabayonga, a lieutenant-colonel in the Indian army which, with more than 4,000 troops in Congo, makes up the biggest UN peacekeeping contingent in the country, said: "There was an issue about the integrated people not receiving salaries. One battalion rebelled, started firing one night and burned three houses. Our commander stayed overnight to speak to the soldiers and the matter was resolved."
The colonel, who wished to remain anonymous, added: "The FARDC realised they had to pay soldiers. So the generals are reacting to these issues. Things are changing on the ground but the training will take time."
But for another village, Luofu, 90 miles north of Goma, that discipline can not come soon enough. Last year around 1,000 houses were burned down by FDLR rebels, leaving people with only the hybrid Congolese army to turn to. Gilberd Bouyenge, a Catholic priest, said that now the villager's predicament was little better.
"There is no other army so we must trust them. Some of them rape, but not all of them," he said.
Monuc has tried to monitor the army's behaviour more closely, though its peacekeepers are spread thinly in an area the size of California.
In Luofu, Kyalwahi Daniel, who was forced to stand outside his home while inside his wife was raped by rebels, said the peacekeepers' presence was making a difference. "Since Monuc is here, the army soldiers are afraid of intimidating civilians," he said. "They know people will go to Monuc and it will send a bad report to their commander."
DISPLACED PEOPLE
There are tentative signs that the worst may be over. Peacekeepers on the ground claim they have seen violence decline during the past six months, and that the Congolese government and military command are finally treating sexual violence seriously by catching and punishing offenders.
UN figures show that the number of internally displaced people in North Kivu province declined from 1.1 million last July to 709,000 by the end of December. Official repatriations of Rwandans trebled last year as more FDLR rebels surrender.
The group's strength is estimated at around 4,000 and the FDLR is said to still be in control of many mining areas, benefiting from Congo's mineral wealth.
Congo's president, Joseph Kabila, has declared that the war is "90% over"‚ and has called for Monuc to leave in time for the 50th anniversary of the country's independence from Belgium in June. That seems wildly optimistic. Monuc has just begun a revised mission that, mindful of past criticisms, will only support the Congolese army on operations it helps plan.
Alan Doss, the British-born head of Monuc, acknowledged that the Congolese army was guilty of human rights abuses.
"Yes, elements of the Congolese army, in particular some of the newly integrated elements, have been involved in atrocities," said Doss. "We ourselves have reported on that and made our concerns known to the Congolese armed forces and above, and we've withdrawn support from the unit where these claims were made."
Asked if Monuc had been too hasty to throw its weight behind the army, he said: "Who knows, maybe when you look back a few years from now, you'll say yes, there were mistakes made, we were aware this was being rushed.
"But it's given the context where we found ourselves. We need to remember the [UN] security council had been pressing the government to deal with the CNDP rebellion and also deal with the FDLR."
Doss added: "Any operation is going to have, unfortunately, an impact on the civilian population. The issue is what are we trying to do here.
"Of course we don't find any satisfaction whatsoever in people being killed and women being raped, but this part of the country will never be at peace unless we deal decisively with armed groups and yes, of course, instil discipline in the FARDC."
Yet still Ntaganda, wanted for war crimes, is active in an army that is supported by a UN peacekeeping force. "We've made it clear that we will not have anything to do with him and we haven't," said Doss. "Ideally all the people who were involved in human rights violations will be handed over but remember where this country is coming from. You can't deal with everything immediately. We have to be realistic here. The integration process is still a work in progress."
Some would characterise this as pragmatism in a country wracked by war for generations, while others regard it as a very dirty compromise.
Kabila, however, does not try to finesse the situation in his country. The Congolese president has admitted, bluntly: "Why do we choose to work with Mr Bosco, a person sought by the ICC? Because we want peace now. In Congo, peace must come before justice."
Friday, 12 February 2010
LES RIVALERIES REFONT SURFACE
Il se peut que Gafisi soit venu à Goma dans l’espoir de décrocher quelques miettes de postes ministériels à Kinshasa. Il a sans doute misé sur le fait qu’en principe la majorité présidentielle est sur le point de se réunir, mi-février, et pourra entre autres statuer sur l’entrée du CNDP dans l’alliance ou pas. Cela au niveau du sommet de l’Etat ou du moins au niveau du parti au pouvoir. Au niveau provincial par contre, il y a un peu de cacophonie, ce qui présage que l’incertitude finira par devenir le sort de Gafisi dans son aventure, qui à mon avis n’est qu’une tentative de perpétuer une trahison, ça ne porte pas bonheur. Quelle cacophonie observe-t-on au niveau provincial ? Un meeting entre le gouvernorat et l’équipe de Gafisi y compris Ntaganda aurait eu lieu, histoire de convaincre celui-ci de lever ses barrières. Of course il n’est pas pour. Mais que lui offre Paluku en échange ? Je n’en ai pas une seule idée. Vous vous souvenez qu’il y a une procédure pendante contre Paluku devant la justice à Goma n’est-ce pas ? Si la justice fonctionne comme au Rwanda dans le cas Nkunda, le Gouverneur n’a rien à craindre, ceux qui sont au pouvoir gagne en vertu de la raison d’Etat !
Cependant, il faut reconnaitre que ce n’est pas facile d’être le Gouverneur du Nord-Kivu quand le processus d’intégration des groupes armés reste une illusion, même si on se contente de considérer l’intégration terminée, ce n’est que théoriquement, d’ailleurs le recensement pour l’intégration prévue n’a jamais été effectué sur l’ensemble de la province. La Monuc, pour se donner à faire, est favorable à une intégration en situ, dès que la partie gouvernementale semble plancher sur son obsessionnelle idée de brassage. D’autre part, selon la Monuc et Eusec, il y a une certaine réticence de la part du Chef de l’Etat Major à continuer à intégrer des militaires de l’Est de la RDC, car cela rendrait plus faible la composante de l’Equateur. On ne sait, par ailleurs pas qui a vraiment le contrôle du commandement des FARDC sur les troupes (toutes origines confondues) déployées sur le terrain.
A ce stade vous vous demandez bien pourquoi rivaleries dans le titre. C’est qu’on a fait tant de bruit autour de Nkunda en disant qu’il était le problème, quand en fait il est la solution. Voilà le problème en dessous de tout ceci et qui n’apparait pas trop au grand jour. Le processus de la paix au Kivu depuis la conférence de Goma et le fameux défunt programme Amani se joue entre deux factions également coriaces autour du président Joseph Kabila. Il s’agit de la faction Malu Malu et de la faction Raymond Tshibanda. Les deux hommes et leurs factions s’occupent de la conduite des travaux du comité national de suivi de l'accord de
Ihusi. Tshibanda en est le président et Malu malu est son second. Le premier ayant plein à faire au sommet, n’arrive pas à faire le suivi de manière permanente quant à de la mise en oeuvre de l'accord signé avec les différents groupes armés y compris les forces de Terminator. Une manne pour Malu malu qui se voit en position de combler le vide et de manière tout à fait légale. En réalité Tshibanda s’inquiète des allures indépendantistes de Malumalu qui semble tout faire pour échapper au contrôle du ministre. Bien plus, il croit que Malumalu aurait l'intention de faire échouer le processus comme il en a été le cas avec le programme Amani.
C’est ici que les rivaleries se définissent car, 'à l'époque de la Conférence sur le Kivu, il existait deux camps autour de Kabila qui s'affrontaient ouvertement toutes armes permises: d'un côté il y avait Malumalu, Denis Kalume et Vital Kamerhe, tandis que de l'autre il y avait Raymond Tshibanda et Marcelin Chishambo. Après l'échec du programme Amani de Malumalu, le camp de Raymond Tshibanda a pris les affaires en
mains avec les négociations de Nairobi et le coup monté contre le CNDP. Il s’en félicite parce qu'il estime avoir réussi sans faute. En le supplantant dans l’imbroglio d’Ihusi, Malumalu serait en train de s’attribuer des dividendes que Tshibanda croit lui être dues, c’est pour cela qu’il serait prêt à lui faire la peau, à l’abbé, je veux dire. On en aura vu de toutes les couleurs.
Il y a un autre abbé dans les parages donc, lisez dans cela ce que vous voudrez. C’est l'Abbé Bahala, qui est le porte-parole du comité de suivi des accords d’Ihusi. C’est lui qui a signifié à Gafisi que ces accords n'ont jamais prévu des postes au sein du gouvernement en faveur du CNDP, que le gouvernement actuel appartient
à ceux qui ont gagné les élections et non à ceux là qui ont pris les armes et qui doivent être récompensés pour avoir tué des congolais. Je ne comprends pas cet homme, mais je ne sais pas comment le Rwanda lui a fait croire qu’il ferait quoi que ce soit pour sauver ces maudits accords ! Ils sont maudits parce qu’ils sont le fruit d’une trahison.
Cependant, il faut reconnaitre que ce n’est pas facile d’être le Gouverneur du Nord-Kivu quand le processus d’intégration des groupes armés reste une illusion, même si on se contente de considérer l’intégration terminée, ce n’est que théoriquement, d’ailleurs le recensement pour l’intégration prévue n’a jamais été effectué sur l’ensemble de la province. La Monuc, pour se donner à faire, est favorable à une intégration en situ, dès que la partie gouvernementale semble plancher sur son obsessionnelle idée de brassage. D’autre part, selon la Monuc et Eusec, il y a une certaine réticence de la part du Chef de l’Etat Major à continuer à intégrer des militaires de l’Est de la RDC, car cela rendrait plus faible la composante de l’Equateur. On ne sait, par ailleurs pas qui a vraiment le contrôle du commandement des FARDC sur les troupes (toutes origines confondues) déployées sur le terrain.
A ce stade vous vous demandez bien pourquoi rivaleries dans le titre. C’est qu’on a fait tant de bruit autour de Nkunda en disant qu’il était le problème, quand en fait il est la solution. Voilà le problème en dessous de tout ceci et qui n’apparait pas trop au grand jour. Le processus de la paix au Kivu depuis la conférence de Goma et le fameux défunt programme Amani se joue entre deux factions également coriaces autour du président Joseph Kabila. Il s’agit de la faction Malu Malu et de la faction Raymond Tshibanda. Les deux hommes et leurs factions s’occupent de la conduite des travaux du comité national de suivi de l'accord de
Ihusi. Tshibanda en est le président et Malu malu est son second. Le premier ayant plein à faire au sommet, n’arrive pas à faire le suivi de manière permanente quant à de la mise en oeuvre de l'accord signé avec les différents groupes armés y compris les forces de Terminator. Une manne pour Malu malu qui se voit en position de combler le vide et de manière tout à fait légale. En réalité Tshibanda s’inquiète des allures indépendantistes de Malumalu qui semble tout faire pour échapper au contrôle du ministre. Bien plus, il croit que Malumalu aurait l'intention de faire échouer le processus comme il en a été le cas avec le programme Amani.
C’est ici que les rivaleries se définissent car, 'à l'époque de la Conférence sur le Kivu, il existait deux camps autour de Kabila qui s'affrontaient ouvertement toutes armes permises: d'un côté il y avait Malumalu, Denis Kalume et Vital Kamerhe, tandis que de l'autre il y avait Raymond Tshibanda et Marcelin Chishambo. Après l'échec du programme Amani de Malumalu, le camp de Raymond Tshibanda a pris les affaires en
mains avec les négociations de Nairobi et le coup monté contre le CNDP. Il s’en félicite parce qu'il estime avoir réussi sans faute. En le supplantant dans l’imbroglio d’Ihusi, Malumalu serait en train de s’attribuer des dividendes que Tshibanda croit lui être dues, c’est pour cela qu’il serait prêt à lui faire la peau, à l’abbé, je veux dire. On en aura vu de toutes les couleurs.
Il y a un autre abbé dans les parages donc, lisez dans cela ce que vous voudrez. C’est l'Abbé Bahala, qui est le porte-parole du comité de suivi des accords d’Ihusi. C’est lui qui a signifié à Gafisi que ces accords n'ont jamais prévu des postes au sein du gouvernement en faveur du CNDP, que le gouvernement actuel appartient
à ceux qui ont gagné les élections et non à ceux là qui ont pris les armes et qui doivent être récompensés pour avoir tué des congolais. Je ne comprends pas cet homme, mais je ne sais pas comment le Rwanda lui a fait croire qu’il ferait quoi que ce soit pour sauver ces maudits accords ! Ils sont maudits parce qu’ils sont le fruit d’une trahison.
PASSPORT: ACKNOWLEDGING CREDIT WHERE IT IS DUE
J'ai posté une fois quelque chose sur le flou qui régnait autour du passeport bio-métrique congolais. J'ai même perdu 250 euros pour avoir essayé d'introduire la demande d'un nouveau avant l'expiration de l'ancien. Cela se passait en mars 2008. Envoi du fric à un avocat de confiance, attente interminable, demande d'une prorogation sur un passeport déjà expiré, ce qui fut fait par l'ambassade du pays hôte, voyages à l'étranger avec toujours l'explication suspicieuse (surtout à Doha ou à Washington où ils prennent du temps à découvrir que le code de notre pays c'est COD) du genre "regardez à la page 23 svp, c'est là que se trouve la prorogation en vigueur" etc...
Tout cela a changé depuis un peu avant Noel 2009: la grande nouvelle, l'ambassade a l'équipement pour faire la capture de données pour le passeport bio-métrique. Il faut juste remplir un formulaire, passer l'interview et avoir les fameuses attestations de nationalité et de bonne vie et moeurs, bien sûr payer 175 US$. Et c'est ici que les surprises commencent: le payement se fait à la banque, vous venez juste avec un bordereau du versement!!!!! Yes!!! Il y a des moments absolument rigolos quand on remplit le formulaire car si cela fait longtemps qu'on est hors du pays, c'est facile de trouver des gens qui ne savent plus à quoi correspond le secteur, le district, le territoire, etc. Ce qui m'a sauvé, c'est ma carte verte, eh oui, celle du MPR quand nous faisions tous partie du parti-Etat automatiquement. Un employé local n'en revenait pas et se demandait comment tous ces congolais qui remplissaient la salle d'attente pouvaient être dans le noir quand aux informations relatives à leur lieu d'origine. Il a fallu lui expliquer que chaque nouveau régime a tendance à changer ces choses, ce qui lui a semblé encore plus absurde.
De toute les façons, une fois toutes ces formalités achevées, il fallait attendre, je me préparais à attendre au moins trois mois, mais voilà. J'ai retiré mon passeport hier. Il porte la date précise du 26 janvier, ce qui veut dire que la procédure a pris moins d'un mois! Chapeau pour les employés de l'ambassade, je leur enverrai un gateau d'encouragement.
Tout cela a changé depuis un peu avant Noel 2009: la grande nouvelle, l'ambassade a l'équipement pour faire la capture de données pour le passeport bio-métrique. Il faut juste remplir un formulaire, passer l'interview et avoir les fameuses attestations de nationalité et de bonne vie et moeurs, bien sûr payer 175 US$. Et c'est ici que les surprises commencent: le payement se fait à la banque, vous venez juste avec un bordereau du versement!!!!! Yes!!! Il y a des moments absolument rigolos quand on remplit le formulaire car si cela fait longtemps qu'on est hors du pays, c'est facile de trouver des gens qui ne savent plus à quoi correspond le secteur, le district, le territoire, etc. Ce qui m'a sauvé, c'est ma carte verte, eh oui, celle du MPR quand nous faisions tous partie du parti-Etat automatiquement. Un employé local n'en revenait pas et se demandait comment tous ces congolais qui remplissaient la salle d'attente pouvaient être dans le noir quand aux informations relatives à leur lieu d'origine. Il a fallu lui expliquer que chaque nouveau régime a tendance à changer ces choses, ce qui lui a semblé encore plus absurde.
De toute les façons, une fois toutes ces formalités achevées, il fallait attendre, je me préparais à attendre au moins trois mois, mais voilà. J'ai retiré mon passeport hier. Il porte la date précise du 26 janvier, ce qui veut dire que la procédure a pris moins d'un mois! Chapeau pour les employés de l'ambassade, je leur enverrai un gateau d'encouragement.
Saturday, 6 February 2010
NORBERT NKULU OU LA DIPLOMATIE DELAVEE
La diplomatie n’a plus son éclat d’antan quand les ambassadeurs étaient pratiquement des princes. Elle a complètement perdu son verni particulièrement dans la RDC de Joseph Kabila. Dans le temps, le travail des diplomates, leurs négociations étaient tout un art ! Ceux qui aiment l’histoire se rappellent de ce qu’un type comme Metternick pouvaient faire pour l’Europe des Conventions entre Etats. Elégance, éloquence, conviction pouvaient masquer une poursuite féroce d’intérêts impériaux, coloniaux et j’en passe. Aujourd’hui nous assistons à une diplomatie affairiste qui ne craint pas de se salir les mains directement ou de les tremper directement dans le sang des milliers de peuples innocents. C’est le cas de l’activité de ce que j’appelle une excroissance de la diplomatie faisant ici allusion aux représentants de différents organismes internationaux. Ils ont carrément supplanté les professionnels du domaine. S’elle est devenue affairiste à une degré inconnu avant au niveau mondial, à l’échelle nationale, en RDC, elle accuse un manque de lustre sans précédent. Norbert Nkulu en sait quelque chose. Comme vous le savez, c’est lui l’ambassadeur désigné par la RDC pour Kigs.
Vous savez bien que l’intérêt de ce blog est surtout de vous parler de ce que les journaux et autres sources de nouvelles passent sous silence sciemment. Qui n’a pas applaudi le croque en jambe fait par la RDC et le Rwanda à la diplomatie avec un semblant de décence qui se déroulait à Nairobi en janvier 2009 ? Aujourd’hui on l’applaudit encore si j’en crois le communiqué fait à Addis Abeba lundi dernier. Je vous en transcris quelques extraits. « [Le mini sommet] a accueilli avec satisfaction l’amélioration des relations entre la RDC et le Rwanda et le renouvellement de leurs relations diplomatiques et de coopération. Ils ont en outre exprimé leur satisfaction de voir que la coopération existante a accordé des opportunités pour la mise en œuvre des programmes de la CIRGL et de la CEPGL sur la paix et la sécurité et le développement économique et l’intégration régionale respectivement.
[Le mini sommet] a exprimé leur satisfaction et encouragé la coopération existante entre la RDC, l’Ouganda, le Soudan et la République Centrafricaine dans la lutte conjointe contre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) en vue de mettre fin à la présence des forces négatives au sein de la Région des Grands Lacs.
[Le mini sommet] a accueilli avec satisfaction les efforts consentis dans la poursuite et le déracinement des rebelles du FDLR dans les deux Kivu ainsi que l’engagement de la communauté internationale à arrêter les leaders des FDLR dans la diaspora et ainsi déstabiliser le réseau existant ».
Seulement voilà, les relations diplomatiques entre la RDC et le Rwanda se réduisent aux déclarations d’intentions. Car, les medias n’en parlent pas, mais Norbert Nkulu a plié bagage et est rentré à Kinshasa. Les raisons de sa rentrée ressemblent en apparence à un caprice. Il parait que c’est une question de maison. La RDC aurait insisté pour récupérer la propriété qui servait d’Ambassade avant la rupture diplomatique. Pourquoi s’est-il obstiné quand le pays hôte avait, parait-il, signifié à la RDC que cette propriété était hors de portée pour de raisons de sécurité. Elle serait trop voisine du quartier général d’où opère le chef de l’Etat à Kigs ! Le Rwanda cependant s’était engagé à compenser notre ambassadeur, ce qui semble être une question pendante, moyennant quoi, Nkulu et ses gars se sont fatigués d’habiter un hôtel. Ils ont plié bagage. Est-ce là une raison suffisante de plier bagages diplomatiques ? Si vous voulez mon opinion spéculative, non. Il doit y avoir anguille sous roche, et peut-être un bien gros. Nous verrons. En tout cas, les plus perdants de cette mascarade diplomatique, c’est la population kivutienne car elle n’a pas de paix. Les FDLR ne sont pas plus inquiétées qu’elles ne l’étaient hier. Au sein de la population, les tutsis congolais sont ceux qui paient le prix le plus élevé simplement parce qu’ils portent encore l’étendard d’une révolution silencieuse que tout citoyen kivutien et congolais devrait mener contre un leadership disposé à pérenniser une corruption de système et de principe, de part et d’autre de la frontière. Les tutsis congolais sont la cible des Nokos de Kigs quand ceux-ci veulent satisfaire les caprices du rais. Observez ce qui se passera avec Nkulu…
On n’a pas eu le temps de discuter la sortie de Gadi Ngabo qui veut s’approprier de la cause de Laurent Nkunda. Il opère de l’Uganda où l’on dit qu’il a été et peut-être est encore membre des services de sécurité là-bas. S’il se permet de faire des sorties pareilles c’est d’abord pour montrer combien Kabila est mensonger : il ne contrôle pas l’Est du pays si Gadi a le contrôle d’Ishasha. Il ne contrôle pas le pays sauf si c’est par FDLR interposées car celles-là sont présentes au Kivu tant au Nord qu’au sud. Si l’on poussait la spéculation plus loin pour voir dans la déclaration de Gadi l’appui de l’Uganda, cela voudrait dire que le communiqué d’Addis-Abeba est aussi vide. N’importe quel gars armé avec l’appui d’un pays limitrophe peut faire sauter toutes ces sornettes dont on se félicite à Addis. Si l’on pense que Gadi aurait des relations proches avec un Ntaganda… Tout ceci pour montrer, une fois encore et je ne cesserai de le faire, que les revendications de Nkunda, ce que son mouvement négociait avant la mascarade d’Ihusi en mars dernier, demeure la question politique à résoudre. Et Nkunda la personne clé. En contournant cette réalité, on a créé un imbroglio plus complexe et on ne peut pas s’étonner qu’un Louis Michel débarque encore à Kin pour donner un coup au timon du bateau de Kabila, mais ce ne sera pas dans la direction qui profite au pays ou au peuple. Vous verrez. Est-ce que les Nokos de Kigs pourraient supporter un soulevement du coté d’Ishasha avec l’appui de l’Uganda ? Ne serions-nous pas plutôt devant un autre Kisangani si une éventualité pareille prenait forme? Who knows ?
On parlera du communiqué d'Addis Abeba bientôt. Un ami me l'a envoyé. J'ai aussi l'intégralité du texte par lequel Olosegun Obasanjo et son ami Mkapa viennent rendre tablier dans l'affaire du processus de paix en RDC. Mais ils se sont tous les deux déclarés disponibles au cas où l'on aurait besoin d'eux car, comme ils le reconnaissent, il n'y a pas encore de paix en RDC. Quel échec, mais c'est bien là une diplomatie sans lustre n'est-ce pas?
Vous savez bien que l’intérêt de ce blog est surtout de vous parler de ce que les journaux et autres sources de nouvelles passent sous silence sciemment. Qui n’a pas applaudi le croque en jambe fait par la RDC et le Rwanda à la diplomatie avec un semblant de décence qui se déroulait à Nairobi en janvier 2009 ? Aujourd’hui on l’applaudit encore si j’en crois le communiqué fait à Addis Abeba lundi dernier. Je vous en transcris quelques extraits. « [Le mini sommet] a accueilli avec satisfaction l’amélioration des relations entre la RDC et le Rwanda et le renouvellement de leurs relations diplomatiques et de coopération. Ils ont en outre exprimé leur satisfaction de voir que la coopération existante a accordé des opportunités pour la mise en œuvre des programmes de la CIRGL et de la CEPGL sur la paix et la sécurité et le développement économique et l’intégration régionale respectivement.
[Le mini sommet] a exprimé leur satisfaction et encouragé la coopération existante entre la RDC, l’Ouganda, le Soudan et la République Centrafricaine dans la lutte conjointe contre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) en vue de mettre fin à la présence des forces négatives au sein de la Région des Grands Lacs.
[Le mini sommet] a accueilli avec satisfaction les efforts consentis dans la poursuite et le déracinement des rebelles du FDLR dans les deux Kivu ainsi que l’engagement de la communauté internationale à arrêter les leaders des FDLR dans la diaspora et ainsi déstabiliser le réseau existant ».
Seulement voilà, les relations diplomatiques entre la RDC et le Rwanda se réduisent aux déclarations d’intentions. Car, les medias n’en parlent pas, mais Norbert Nkulu a plié bagage et est rentré à Kinshasa. Les raisons de sa rentrée ressemblent en apparence à un caprice. Il parait que c’est une question de maison. La RDC aurait insisté pour récupérer la propriété qui servait d’Ambassade avant la rupture diplomatique. Pourquoi s’est-il obstiné quand le pays hôte avait, parait-il, signifié à la RDC que cette propriété était hors de portée pour de raisons de sécurité. Elle serait trop voisine du quartier général d’où opère le chef de l’Etat à Kigs ! Le Rwanda cependant s’était engagé à compenser notre ambassadeur, ce qui semble être une question pendante, moyennant quoi, Nkulu et ses gars se sont fatigués d’habiter un hôtel. Ils ont plié bagage. Est-ce là une raison suffisante de plier bagages diplomatiques ? Si vous voulez mon opinion spéculative, non. Il doit y avoir anguille sous roche, et peut-être un bien gros. Nous verrons. En tout cas, les plus perdants de cette mascarade diplomatique, c’est la population kivutienne car elle n’a pas de paix. Les FDLR ne sont pas plus inquiétées qu’elles ne l’étaient hier. Au sein de la population, les tutsis congolais sont ceux qui paient le prix le plus élevé simplement parce qu’ils portent encore l’étendard d’une révolution silencieuse que tout citoyen kivutien et congolais devrait mener contre un leadership disposé à pérenniser une corruption de système et de principe, de part et d’autre de la frontière. Les tutsis congolais sont la cible des Nokos de Kigs quand ceux-ci veulent satisfaire les caprices du rais. Observez ce qui se passera avec Nkulu…
On n’a pas eu le temps de discuter la sortie de Gadi Ngabo qui veut s’approprier de la cause de Laurent Nkunda. Il opère de l’Uganda où l’on dit qu’il a été et peut-être est encore membre des services de sécurité là-bas. S’il se permet de faire des sorties pareilles c’est d’abord pour montrer combien Kabila est mensonger : il ne contrôle pas l’Est du pays si Gadi a le contrôle d’Ishasha. Il ne contrôle pas le pays sauf si c’est par FDLR interposées car celles-là sont présentes au Kivu tant au Nord qu’au sud. Si l’on poussait la spéculation plus loin pour voir dans la déclaration de Gadi l’appui de l’Uganda, cela voudrait dire que le communiqué d’Addis-Abeba est aussi vide. N’importe quel gars armé avec l’appui d’un pays limitrophe peut faire sauter toutes ces sornettes dont on se félicite à Addis. Si l’on pense que Gadi aurait des relations proches avec un Ntaganda… Tout ceci pour montrer, une fois encore et je ne cesserai de le faire, que les revendications de Nkunda, ce que son mouvement négociait avant la mascarade d’Ihusi en mars dernier, demeure la question politique à résoudre. Et Nkunda la personne clé. En contournant cette réalité, on a créé un imbroglio plus complexe et on ne peut pas s’étonner qu’un Louis Michel débarque encore à Kin pour donner un coup au timon du bateau de Kabila, mais ce ne sera pas dans la direction qui profite au pays ou au peuple. Vous verrez. Est-ce que les Nokos de Kigs pourraient supporter un soulevement du coté d’Ishasha avec l’appui de l’Uganda ? Ne serions-nous pas plutôt devant un autre Kisangani si une éventualité pareille prenait forme? Who knows ?
On parlera du communiqué d'Addis Abeba bientôt. Un ami me l'a envoyé. J'ai aussi l'intégralité du texte par lequel Olosegun Obasanjo et son ami Mkapa viennent rendre tablier dans l'affaire du processus de paix en RDC. Mais ils se sont tous les deux déclarés disponibles au cas où l'on aurait besoin d'eux car, comme ils le reconnaissent, il n'y a pas encore de paix en RDC. Quel échec, mais c'est bien là une diplomatie sans lustre n'est-ce pas?
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