Wednesday, 8 October 2008

À QUOI RIMENT LES CONDAMNATIONS EN CASCADE?

  • Il y a quelques jours, le CNDP a rendu publiques des précisions nouvelles à la formulation de sa lutte. Personne n'est surpris des condamnations en cascade qui pleuvent sur le leader du Movement, simplement parce qu'il a osé affirmer, par téléphone, à quelques journalistes étrangers, le malaise profond qui imprègne le pays. Les condamnations de la part du leadership de Kinshasa et de toute la communauté internationale sont proportionnelles à leur dernière manoeuvre manipulatoire: quand "l'éminente" Braeckman insinue une rumeur sur son blog, il s'agit toujours d'une alerte à dimension et portée internationale. Et elle avait suggéré que le leader du CNDP serait ou grièvement blessé, ou mort sur le champ de bataille, et dans le meilleur des cas, il serait hospitalisé, à Kigali bien sûr. Le networking entre les médias, le leadership à Kin et la communauté internationale forme une ligue puissante, si puissante que la hiérarchie militaire des FARDC, comptant sur la vraisemblance de la rumeur, a montré les biceps. J'ai rapporté ici les propos du général Kayembe.
  • La sortie, pour le moins ostensiblement remarquée, du Général Nkunda a sans doute été une surprise pas très agréable pour cette ligue qui défend des intérêts absolument opposés au bien-être du peuple. D'où l'immédiate condamnation d'abord de la Monuc, ensuite de Ross Mountain, les dernières en date étant celle du département d'Etat amercain par Robert Wood, et celle du familier de la politique Congolaise qu'est Karel de Gutch. Que cachent ces déclarations fracassantes qui sont invariablement accompagnées par le rappel au CNDP de regagner le programme Amani. On dirait que ces messieurs ne lisent pas l'actualité car, on le sait bien, le CNDP a expliqué inlassablement pourquoi il s'est retiré du programme. Une de ses dernières correspondances avec Mr Alan Doss affirme catégoriquement le refus de regagner le programme et les raisons qui motivent ce refus. Cette espèce de sourde oreille ou d'aveuglement voulu que le leadership de Kinshasa et la communauté internationale affichent contre le CNDP est une stratégie presque mobutienne. Au lieu de traiter un adversaire respectueux avec respect en dialoguant avec lui, on préfère l'ignorer comme si cet ignorance était capable d'enrayer les questions politiques qui fondent la dissidence de l'adversaire. Si l'on peut comprendre cette attitude dans le chef d'un Kabila qui se caractérise par le mutisme en public, tout en se laissant mener par les divisionnistes de son équipe, on ne comprend pas du tout pourquoi la communauté internationale, qui prétend emmener la paix et la démocratie, se range invariablement du côté d'un pouvoir qui opprime le peuple. Ce peuple fait piètre figure en gobant indistinctement les mensonges des médias qui disent que le Congo n'a pas besoin de libération! Un peuple tenu en otage par un pouvoir qui ne fait rien est un peuple opprimé, qu'il l'admette ou pas. Et n'en déplaise aux nombreuses associations de la société civile (si vile disent certains?) du Nord comme du Sud-Kivu, car l'on sait que leur existence et leur survie tient à un discours divisionniste et même proprement raciste.
  • A quoi rime alors l'appui que la communauté internationale donne indéfectiblement à un pouvoir qui plonge le pays dans un marasme endémique? Car leur clameur contre la déclaration de Nkunda n'a d'autre raison que soutenir le régime de Kabila. Ces condamnations ne seraient-elles pas un aveu voilé de la peur? Après tout le droit d'un peuple à se soulever contre une dictature, soit-elle approuvée par un Robert Wood, un Karel de Gutch, un Alan Doss etc., fait partie de l'ancienne et vieille déclaration des droits de l'homme que l'Illuminisme français a rédigée pour la posterité. Son cadre général est celui du droit des peuples à disposer d'eux-même. Je ne partage pas du tout la vision illuministe de la politique, mais par contre je trouve parfaitement honnête le droit à l'insurrection comme ultime recours quand on n'en a plus d'autres. La constitution française de 1793 qui a le plus influencé les constitutions africaines après l'indépendance fut la première à décreter que quand un gouvernement bafoue les droits du peuple, l'insurrection est même un acte sacré que le peuple se doit de poser. Même à ce niveau, le leader du CNDP semble être en avance sur les politiciens budgétivores qui peuplent le leadership kinois. L'appui de la communauté internationale au programme Amani est simplement la dernière, en date bien sûr car il y en aura d'autres, des ambiguïtés qu'adopte cette communauté dans les affaires des Grands Lacs.
  • C'est évident qu'il y a des enjeux au niveau du pouvoir global qui doivent être protégés. Mais le CNDP n'est pas un danger pour une globalisation inclusive. Il est un danger pour une politique internationale à double langage. Et cela, ces acteurs là le savent et ils craignent cette détermination à ne pas se laisser marcher sur les pieds. Leurs condamnations en cascade sont des réactions défensives. Les congolais savent très peu de choses sur les groupes étrangers qui se partagent le gateau sur leur dos. Ce sont ces mêmes groupes qui soutiennent un gouvernement aussi prédateur que son armée. En février 2008, Keith Harmon Snow publiait un rapport frustrant sur les entreprises minières qui tiennent en otage le leadership congolais, à tel point qu'il affirme que le duel entre Kabila et Pierre Bemba n'était qu'une bagarre entre deux black gatekeepers for the mining cartels run by dynastic families. Quoi que ne partageant pas ses opinions, j'avoue qu'il semble bien connaître ces cartels. Et il en donne la liste, que j'estime non exhaustive, puisqu'on sait de quel côté il penche lui-même. Si les congolais ne se contentaient pas de répéter des slogans médiatiques servis par les sbires du gouvernement, ils pourraient voir la vérité en pleine figure. Il suffit de la chercher.
  • Cela commence à arriver. L'article laborieux du professeur Kä Mana, que j'ai posté hier, en est la preuve. Il y a des passages qui sont capables d'émouvoir par leur sincerité. Il avoue qu'il était comme tout le monde, convaincu que "le CNDP n'était qu'un mouvement d'anéantissement de la nation congolaise au profit du Rwanda (...). Cette évidence que je portais en moi et qui me portait consciemment ou inconsciemment comme elle porte beaucoup de congolaises et de congolais n'a pas résisté à l'épreuve de la réalité que j'ai vue". Cette réalité là lui a fait voir, entre autre, la vacuité du langage de la hiérarchie militaire congolaise qui continue avec acharnement son option belliciste. Il n'est pas le seul à avoir constaté cela. En voici un autre http://www.congoone.net/Allstory.php?Id=1354
  • Il faut du courage pour un congolais de reconnaître que toute la rhétorique contre Nkunda et son CNDP n'est qu'un voile pour empêcher le peuple de se prendre en charge, et de se débarrasser de l'oppression. Tous ceux qui, en ces 72 heures, ont déversé des condamnations dans les médias supposent que l'insurrection du peuple doit être une prise de pouvoir par la force ou par les armes. Ils oublient que Marcos a été chassé du pouvoir par un peuple entier qui s'est pacifiquement insurgé contre lui en ne bougeant pas de devant son palais. Les armes ne crépitent au Kivu que parce que le gouvernement surmilitarise la zone et travaille avec les FDLR. Seul Kinshasa utilise un langage de guerre que, malheureusement, la communauté internationale d'aujourd'hui ne condamne pas!

Tuesday, 7 October 2008

DES NOUVELLES D'UN PEU PARTOUT

Dès que j'ai une minute j'écrirai une analyse pour faire pour faire le point. Mais d'abord c'est clair que le département d'Etat américain a voulu ajouter sa voix dans le concert de la rengaine. Pourquoi tout ce monde crie sur Nkunda, je l'ai dit hier, ils ont peur. But I should elaborate on this, we got not only to know, but say openly why the International community fears the new movement in Eastern DRC. Ce n'est pas à cause du Rwanda ni de l'Uganda, c'est à cause de la détermination rationelle d'un nombre de personnes qui ne veulent plus se laisser berner par les manipulateurs, surtout externe, qui à leur tour veulent anéantir un passé, une histoire impossible à ignorer.

http://africa.reuters.com/top/news/usnJOE49601N.html

Ici c'est le tireur de ficelle HRW qui a fait du lobby et s'en vente... ces vautours d' ONGs ne sont pas encore contents parce qu'ils n'ont pas encore réussi à envoyer à la Haye tous ceux qui tiennent tête au régime amateur de Kin. Ils font croire qu'ils défendent les droits de l'hommes et ils bafouent tellement les droits des peuples!

http://hrw.org/english/docs/2008/10/03/usint19912.htm

Des congolais qui se refugient au Darfur ou comment tomber de Carybde en Scylla? C'est le LRA qui sème la terreur dans la province orientale et le monde entier est occupé à condamner des déclarations de Nkunda, qui trouvent par ailleurs écho dans le coeur de tant de personnes raisonables et patriotiquement responsables.

http://www.unhcr.org/news/NEWS/48e3a21b2.html

Et voilà, après la longue liste d'hier (preuves d'une collaboration destructive), un compatriote explique encore davantage:

http://www.kivupeace.org/monuc_force_negative.html

Le dernier link est le plus intéressant parce que c'est l'aveu d'un homme rationnelle, raisonable et honnête. Il va en prendre de la part des congolais, mais désormais il sait, comme vous et moi, que la cause du CNDP est plus que fondée. Elle vaincra, tôt ou tard. Il faut de la patience pour suivre le raisonnement un peu lent mais méticuleux de l'auteur, mais ça vaut la peine!
http://www.kivupeace.org/ka_mana_revient_goma.html

Monday, 6 October 2008

LA PRESSE BELGE ET LES DÉCLARATIONS DE NKUNDA

Et pour ceux qui n'ont pas lu les pointes de Madame Braeckman encore: http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2008/10/05/laurent-nkunda-rescussite-pour-mieux-menacer/
En ce moment la coalition FARDC-FDLR est en train de mettre en pratique les menaces du général Kayembe de la semaine dernière, c'est-à-dire écraser le CNDP à bout de souffle à son avis. Comme tout le monde est occupé à condamner le CNDP, personne ne lève sa voix pour condamner les attaques de cette coalition criminelle. Probablement le CNDP est à bout de patience, il devrait riposter en conséquence.
La Monuc, et par devers elle l'ONU, a peur de ce que Madame Braeckman perçoit aussi comme danger. L'ampleur du ralliement derrière Nkunda qui perce dans la nouvelle structure du CNDP. Là où Madame Braeckman ne voit qu'une mauvaise copie du RCD, la communauté internationale y voit une force inconnue: des congolais qui en ont ras-le-bol avec les mensonges du pouvoir et les tergiversations de l'ONU. Ne pouvant croire que Nkunda puisse vraiment "fédérer" les mécontents, ils ont tous peur que cela puisse se produire vraiment. Ils sont subjugués par l'assurance de ses propos que Malu Malu a qualifié de suicidaires. Ils accusent sans preuve le Rwanda, mais c'est plus comme dans le compte de l'enfant qui criait au loup, plutôt que sur base des faits déterminants. Will be paging from here as events unfold!

QUELQUES PREUVES D'UNE COLLABORATION DESTRUCTIVE

Ces données ont été transmises au représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC attachées à la lettre suivante: http://www.cndp-congo.org/lettre_alan_doss_28_9_2008
Les congolais se laissent encore bernés par des institutions prétendument légitimes!!!!
1
Annexes à la lettre V/lettre Réf : SRSG/787/2008 du 29.09.2008, adressée à son Excellence Monsieur
l’Ambassadeur Alan DOSS Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC a
KINSHASA/Gombe.
CI - APRES QUELQUES DOCUMENTS DE REFERENCES, QUE LA MONUC EST CENSE CONNAITRE, PRESENTES A
TITRE ILLUSTRATIF COMME PREUVES DE LA COLLABORATION ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA RDC, LES FARDC ET
LES FDLR.
I. Rapport journalier de la MONUC
1. Dans son rapport du 24 septembre 2007 :
La MONUC est informée d’une réunion entre le commandant du 63e bataillon de la 6e brigade et
des FDLR à ISHASHA en date du 23 septembre 2007.
2. Dans le rapport du 20 septembre 2007 :
Le Col. KABUYAYA des Mayi-Mayi commence un recrutement de plus de 500 cadres après une visite
au Quartier Général de la 8e Région Militaire. Sa collaboration avec les FDLR est pourtant connue par
les FARDC et la MONUC.
3. Dans le rapport du 21 Août 2008
a. Les FDLR de MARANGARA ont emprisonné deux personnes dont un militaire du 62e bataillon. Apres
intervention de la MONUC et FARDC, ils l’ont libéré mais les FDLR ont refusé de donner l’arme.
b. La MONUC est au courant des mouvements des FDLR et de l’occupation de nouvelles positions par
les FDLR/groupe SOKI dans le village de KAGARA à 6 km de KINYANDONI.
c. La MONUC est informée que le major Blaise, porte parole des FDLR de NYABIONDO préparait une
opération punitive sur les FARDC du 11e bataillon. Le colonel PILIPILI commandant de ce bataillon a
sollicité la MONUC pour qu’elle intervienne auprès de la population qui devrait implorer la clémence
des FDLR vis-à-vis des FARDC.
4. Dans le rapport du 16 février 2008
a. La MONUC est informée de l’intensification des mouvements et du renforcement des FDLR dans le
BUSANZA mais aussi des nouveaux recrutements par les FDLR.
b. La MONUC est au courant de la naissance d’un nouveau groupe celui des FDLR /HARERA.
c. La MONUC est au courant de l’occupation d’un nouveau camp prêt de celui des FARDC par les
FDLR/FOCA à CHONDO 60 Km de KANYABAYONGA sous le commandement de Col. Belmondo.
d. La MONUC est informée du mouvement des FDLR de MIRIKI vers BULINDI en date du 10/11/février
2008.
5. Dans le rapport du 18 septembre 2007
2
a. La MONUC reconnait avoir rapatrié 6 FDLR à partir de KICHANGA sans mentionner que ces derniers
avaient été capturés aux fronts alors qu’ils se battaient aux côté des FARDC et qu’ils avaient été
remis officiellement à la MONUC par le Col. Faustin MUHINDO du CNDP.
6. Dans le rapport du 17 septembre 2007
La MONUC est informée de la présence dans un même camp des forces Mayi-Mayi, FARDC et FDLR.
7. Dans le rapport du 15-18 mai 2008
La MONUC trouve qu’il est contre productif d’associer la 85e brigade FARDC dans le processus de
traque des FDLR alors qu’il y a une collusion entre les FDLR et la 85e brigade dans le trafic illégal et
pillage des ressources naturelles.
8. Dans le rapport du 01-02 septembre 2008
Le Cap. BUSHIRISANA reconnait que 120 éléments FDLR sont venus renforcer les positions des FARDC
lors des combats de KATALE contre les forces du CNDP. Et le 08/09 ce même capitaine avait arrêté
un de ces FDLR pour avoir tiré en l’air.
9. Dans le rapport du 30 -31 septembre 2008
La MONUC accuse les FDLR se trouvant au sein de la 6e brigade d’avoir aidé et incité la population de
Rutshuru de jeter les pierres sur le contingent indien de Rutshuru.
II. ENOUGH, Colin THOMAS Jensen, Policy Advisor, 30 septembre 2008
Paragraphe 1 :
Le rapport montre l’incapacité de la MONUC d’exercer une pression politique et diplomatique conséquente sur le
gouvernement congolais et d’imposer le cessez-le-feu aux FARDC.
Paragraphe 3, point 2 :
Le rapport fait état de la partialité de la MONUC dans la dénonciation des faits. Elle se contente à dénoncer
publiquement les violations du cessez-le-feu par le CNDP mais reste silencieux sur celles de l’Armée gouvernementale
qui perpètre des graves exactions sur la population civile. La MONUC appuie les FARDC dans leurs offensives contre le
CNDP et les FARDC se replient dans des bases de la MONUC pour trouver protection lorsqu’elles perdent une bataille.
III. MDRP, Rapport de mission conjointe des partenaires, 30 octobre 2007
Des éléments des FDLR/FOCA ont collaboré avec des membres des FARDC au cours des récentes hostilités. Ceci
pourrait mettre en danger le nouveau processus de réconciliation nationale entre le GdRDC et le Gouvernement du
Rwanda (GdR) et accroître le risque d’une nouvelle intervention militaire du Rwanda en RDC en cas de menace directe
contre le territoire rwandais.
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IV. MDRP, Opportunités et contraintes du désarmement et du rapatriement des groupes armes
étrangers, cas des FDLR, FNL et ADF/NALU. Juin 2007 par Hans Romkema.
Elles ont une idée plus claire de leur mission et de leur rôle dans la société en dépit de l’indiscipline persistante chez
les soldats du rang et de la corruption persistante au niveau des plus hautes autorités.
Il convient de noter cependant que les FARDC ne peuvent pas encore être considérés comme une armée efficace et
suffisamment professionnelle. La corruption et l’indiscipline demeurent des préoccupations majeures et s’expliquent en
partie par le faible niveau de rémunération des soldats.
Par le passe, les Mayi-Mayi se sont fréquemment allies aux GA étrangers. Les FDLR ont reconnus qu’il a leur fallu
maintenir des relations cordiales avec les Mayi-Mayi, parce qu’il aurait été difficile de survivre et de combattre les
principaux adversaires du groupe…
Page 41, paragraphe 1
Ceci n’est pas surprenant car la population, dans la plupart des zones ou la recherche a été menée, a été complètement
abandonnée par le gouvernement de la RDC, les FARD et la communauté internationale. Certains responsables des
FARDC semblent collaborer avec les FDLR, les chefs locaux entretiennent des relations d’affaires avec les chefs
rebelles, la MONUC est rarement bien perçue et comprise et les ONG internationales tendent a se positionner a
quelques kilomètres des voies carrossables ou dans la périphérie d’une des pistes d’atterrissage.
Page 34, paragraphe 2
Dans bon nombre des localités, les personnes interrogées ont critiques leurs chefs locaux pour avoir copte les FDLR. A
Masisi, dans les plaines de Ruzizi et dans le territoire de Fizi, plusieurs chefs locaux agissent pour le compte des FDLR
et prennent des décisions préjudiciables aux populations locales.
Dans cette région, le commandant de brigade des FARDC a Kilembwe (Colonnel Ngomanya) et le commandant de la PNC
(Police Nationale Congolaise), sont accuses d’aider les FDLR a traquer leurs combattants soupçonnés de désertion.
Page 35, paragraphe1
Les territoires environnants de Kalehe, Walikale et Rutshuru, on retrouve plusieurs leaders Hutu locaux qui ont
développé des relations d’affaires étroites avec les FDLR, particulièrement dans les zonnes commerciales ou
d’exploitation minière.
Page 35, paragraphe 2
Dans les plaines de Ruzizi et dans plusieurs localités comme à Mwenga, Walungu ainsi que dans la partie sud du Nord
Kivu, nous avons été informes que la sphère d’influence des FDLR s’est étendue a des localités censées être contrôlées
par les FARDC.
Page 35, paragraphe 2
Par exemple, un chef local de Sange, sur la route principale allant de Bukavu à Uvira, a souligne qu’il était de consulter
le commandant des FDLR des environs sur toutes les décisions à prendre.
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Page 44, paragraphe 2
Certains officiers des FDLR et d’autres sources ont affirmes que les FDLR ont pu recruter des espions au sein de la
MONUC ou qu’ils ont pu introduire certains de leurs espions au sein de la MONUC en tant qu’agents locaux du D & R.
Nous n’avons pas pu vérifier ces allégations. Ce qui est certain, c’est que les candidats au rapatriement font plus
confiance à certaines unités et bureaux de la MONUC qu’a d’autres. En particulier, au bataillon indien (IN BAT) du Masisi
qui est regarde avec suspicion a cause de ses relations avec des agents de sécurité influents des FDLR, notamment
avec <<>>, le jeune frère du General Mudacumura.
Page 51, paragraphe 2
Dans la Dixième région militaire (c'est-à-dire au Sud Kivu), il y a beaucoup des brigades et des bataillons non intégrés
(souvent d’origine Mayi-Mayi) qui continuent de collaborer avec les FDLR plutôt que d’exercer une pression sur eux.
Ceci permet aux FDLR de vivre dans un environnement relativement sécurisé, leur permettant de s’établir
confortablement.
Page 54, paragraphe 2
Les FARDC sont très amicaux et, si des attaques occasionnelles ont lieu, l’armée congolaise ne montre aucune
insistance. D’après ces combattants FDLR, la MONUC n’exerce pas non plus une pression sur eux. Comme d’après la
MONUC, son mandat se limite a faciliter le désarmement et le rapatriement volontaire des refugies étrangers, les FDLR
peuvent choisir ou non les propositions de la MONUC. Tant que les FDLR peuvent vivre confortablement en RDC, une
proportion importante d’entre eux choisira de rester en RDC.
En résumé, au cours des quatre dernières années, les FDLR ont connu très peu de menaces militaires et diplomatiques,
que ce soit de la part du gouvernement de la RDC ou de la communauté internationale. Ils peuvent donc se permettre de
s’établir confortablement, de prendre des vacances et même d’accorder la retraite aux combattants âgés.
V. Le contrôle des mines exerce par les parties belligérantes menace les efforts de paix dans l’est du
Congo, Global witness, 10 septembre 2008.
Page1, Paragraphe 3
Une mission d'enquête menée par Global Witness en juillet et août 2008 a mis en évidence d'importants éléments
démontrant la participation de groupes armés ainsi que d'unités et de commandants des Forces Armées de la
République démocratique du Congo (FARDC, l'armée nationale congolaise) à l'exploitation et au commerce de minerais
dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Page1, Paragraphe 5
Les FDLR, tout comme d'autres groupes armés opérant dans l'est du Congo et les FARDC, ont perpétré de graves
atteintes aux droits de l'homme à l'encontre de la population civile, dont des meurtres et des viols à grande échelle.
Page 2, paragraphe 2
La situation est rendue d'autant plus complexe par la complicité tacite entre les FARDC et les FDLR. En effet, bien que
les FARDC soient censées mener des opérations militaires pour déloger les FDLR avec le soutien de la MONUC, la
mission de l'ONU chargée du maintien de la paix en RDC, de nombreux militaires des FARDC font en réalité preuve d'une
telle bienveillance à l'égard de leurs « opposants » qu'ils les laissent poursuivre leurs activités sans entrave. Il a
5
également été signalé à plusieurs reprises que des membres des FARDC ravitaillent les FDLR en armes, en munitions et
en uniformes.
« Cette complicité s'étend à l'exploitation des minerais », déclare Patrick Alley. « Nos enquêteurs se sont rendus dans
des zones où les FARDC et les FDLR opéraient côte à côte, chaque groupe contrôlant ses propres zones, s'occupant du
commerce des minerais provenant de "ses" mines respectives, sans s'ingérer dans les affaires de l'autre partie. La
poursuite de leur activité commerciale dépend de ce soutien mutuel. »
VI. Rapport Human Rights Watch, NOUVELLE CRISE AU NORD-KIVU, Octobre 2007 volume 19, no. 17 (a)
Pages 17, 18
Au cours des dix dernières années, les gouvernements nationaux congolais ont fait preuve d’une tolérance générale à
l’égard de plusieurs organisations rebelles rwandaises basées dans l’est du Congo. En 1998, les soldats de l’armée
nationale congolaise ont formé une coalition avec ces rebelles rwandais, s’appuyant sur la supériorité de leur discipline
et de leur entraînement pour essayer de repousser les soldats des armées gouvernementales ougandaise, rwandaise
et burundaise.
Depuis l’Accord global et inclusif mettant fin à la guerre de 1998-2003, le gouvernement congolais a été nominalement
engagé à démanteler les groupes rebelles rwandais et à faciliter leur retour au Rwanda. En dépit de cet engagement, il
a été fréquemment fait état de la poursuite par le gouvernement congolais de son assistance aux FDLR, sous forme
d’armes, de soutien et de collaboration militaires. A la fin 2006, les forces congolaises ont demandé et obtenu
l’assistance des troupes des FDLR pour lutter contre les forces de Nkunda près de Tongo, en territoire de Rutshuru.
Dans un entretien avec les chercheurs de Human Rights Watch, un combattant des FDLR qui a participé à ces combats
puis s’est enfui, a estimé que 80 combattants FDLR environ soutenaient les attaques de l’armée congolaise.
Début 2007, des représentants du gouvernement national ont réitéré les assurances selon lesquelles l’armée
congolaise aiderait à éliminer les groupes des FDLR, mais avec la montée des tensions ethniques les soldats de l’armée
congolaise se sont à nouveau abstenus d’attaquer les FDLR. En août, le gouvernement congolais a été à nouveau accusé
par des officiers militaires rwandais de fournir des armes aux FDLR17 et le 2 octobre, la BBC a signalé que l’un de ses
journalistes avait trouvé des preuves de la poursuite de la coopération militaire entre l’armée congolaise et les FDLR.
Page 44
Dans certaines zones, les forces armées congolaises ont aussi toléré la présence des combattants des FDLR et n’ont
fait aucun effort pour mettre en oeuvre la politique nationale supposée d’élimination des groupes. Selon un capitaine de
l’armée congolaise, affecté avec ses troupes près de Tongo, ils ont évité les problèmes avec les FDLR jusqu’au début de
2007, quand le processus de mixage a commencé. Il a déclaré : « Nous avions pour ordre de les laisser tranquilles
puisque nous étions en
collaboration avec eux ». Un habitant du territoire de Rutshuru a confirmé aux chercheurs de Human Rights Watch que
les bonnes relations entre les soldats de l’armée congolaise et les FDLR lui avaient paru évidentes, ainsi qu’à d’autres
membres de sa communauté.
Avec la création des brigades mixées et le déclenchement d’actions plus agressives contre les FDLR, les combattants
des FDLR ont commencé à s’en prendre aux civils avec qui ils avaient eu auparavant des relations relativement
harmonieuses. En cherchant à empêcher les brigades mixées de s’emparer du territoire où elles avaient auparavant
opéré sans difficulté, les FDLR ont recouru à la violence et aux menaces de violence pour Katwiguru : « Les FDLR ont
changé de comportement. Avant, ils s’entendaient bien avec les gens. Puis la brigade Bravo est arrivée, et maintenant
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les FDLR s’en prennent aux gens qu’ils accusent d’être proches de la brigade Bravo. Les gens ont peur de rentrer chez
eux à cause des FDLR. »
VII. Informations Concordantes Tirées D’autres Sources Indépendantes.
PREUVES DE LA COALITION FARDC – FDLR CONTRE LE CNDP LORS DES RECENTS AFFRONTEMENTS.
En date du 20 Septembre 2008, les FDLR de la premiere Division ainsi que ceux de la brigade de reserve ont appuyés
les FARDC de la 8eme Region Militaire pendants les offensives contre les positions du CNDP sur 4 axes dans le
territoire de Masisi et 2 axes du territoire de Rutshuru:
a. Sur l’axe Ngungu, un bataillon des FDLR de la brigade de reserve sous commamdement du Lt.col
Samuel Nsengiyumva alias Cirus a appuyé la 14 ème brigade du Col. David RUGAYI pour attaquer les
bases arrières du Secteur III du CNDP sous commandement du Col. Claude MICO.
b. En territoire de Rutshuru, sur l’axe Kanyabayonga – Kikuku - Nyanzale, un bataillon FDLR de la
premiere Division sous le commandement du Lt Col Elie Mutarambirwa alias Safari Martin a appuiyé
les FARDC de la 15 Bgde pendant que 3 Batallon de la 1ere Division sous le commandement du Lt. Col
Marc Habimana ont appuiyés la 2eme et la 6eme brigades respectivement sous commandements
des Cols Kasongo et Antoine Mushimba dans les combats contre les forces du CNDP des secteurs I
et II commandes respectivement par le Col Sultan Makenga le Col Innocent Kabundi.
c. Sur l’axe Katale - Kashebere, deux bataillons de la 1ere Division FDLR dirigés par le Lt Col Jean Paul
Ndinzimihingo alias Sadiki et deux bataillons du PARECO sous commandement du Lt.col Dan Safari ont
reinforce les elements FARDC de la 81e brigade du Col Yave Yolo dans leurs combats contre les
elements CNDP du sector III under Col Claude MICO.
d. Le 23 Septembre 2008 une coalition composée de la 15e brigade FARDC du Col Richard Mwungura et
d’un bataillon de la 1ere Division FDLR sous le commandement du Lt Col Elie Mutarambirwa alias
Safari Martin, a lancé une attaque contre les positions CNDP secteur II, à Gashuga et Mweso dans le
territoire de Masisi, commandé par le Lt Col SALONGO.
e. A la même date du 23 Septembre 2008, une coalition de la 2e brigade FARDC commandée par
KASONGO et le 3e bataillon de la 1ère division FDLR a lancé une attaque sur les positions CNDP du
secteur I de Rumangabo, Kanombe, Busanza et Nkokwe sous le commandement du Col Sultan
Makenga dans le territoire de Rutshuru.
f. Le 24 septembre, une coalition des 6e et 2e brigades et 3e bataillon de la 1e division FDLR a conduit
des attaques sur les positions du secteur I commandé par le Col Sultan MAKENGA.

MALU MALU ET SA FACILITATION INTERNATIONALE!

La nouvelle formule de la présence internationale à Goma appelée Facilitation Internationale se ligue avec Kinshasa et son abbé Malu Malu dans un ultime effort de consacrer le desordre pérenisé en RDC. Les récentes déclarations du leader du CNDP continuent à provoquer des réactions en chaîne, qu'il faut suivre de près, l'histoire du pays est en train d'amorcer un tournant. Pourquoi Nyamwisi réaccuse le Rwanda au moment où Nkunda touche là où le bas blesse le leadership de Kinshasa? A savoir l'échec notoire et absolu sur toute la ligne commençant par la paix et finissant par le développement? C'est parce que Nyawisim comme Kabila et Malu Malu d'ailleurs, protègent comme la prunelle de leurs yeux le noeud de la méfiance entre les deux pays: les forces génocidaires FDLR. Le problème de Kinshasa n'est pas Nkunda, c'est l'alliance du gouvernement avec ces forces génocidaires. C'est donc du bidon de répéter la rengaine: http://www.lepotentiel.com/afficher_article.php?id_edition=&id_article=71584


Voilà les déclarations des représentants de la fameuse facilitation internationale. C'est risible de les voir défendre avec bec et ongles l'avorté programme Amani quand ils ne disent jamais rien de l'accord de Nairobi de Novembre 2007. Les événements vont plus vite que les déclarations mensongères, donc si ce n'est pas le temps ni la justice, c'est l'histoire qui les rattrapera sous peu.

http://www.lepotentiel.com/afficher_article.php?id_edition=&id_article=71582

« La facilitation internationale est unifiée dans notre soutien pour la travail de l’abbé Malumalu et du gouvernement. On doit continuer avec le processus Amani », a indiqué le représentant de l’Union européenne dans la région des Grands Lacs.
Pour l’abbé Apollinaire Malumalu, le Programme Amani se poursuivra avec ou sans le CNDP. « Nkunda veut une rébellion. Mais laissons-le, seul, consommer son forfait. Par contre, restons vigilants pour que cela ne puisse pas de nouveau faire dérailler le processus de paix », a-t-il déclaré.

Congoindépendant croit, peut-être avec raison, que le coup de gueule du chef du CNDP bouscule le microcosme politique kinois. Et ces messieurs-dames là et leurs alliés n'aiment pas être bousculés pendant qu'ils se remplissent tranquillement les poches avec la bénédiction de la dite Communauté Internationale. Comment est-ce que cette communauté internationale vivant dans le luxuriant décor de Goma peut elle continuer à soutenir Malu Malu? Quel deal se cache derrière ce soutien? Je me hasarde à spéculer: Joka leur aurait promis la révisitation des contrats avec la Chine en échange de leur soutien à un programme mort-né? Lisez ce qu'écrit le rédacteur de :http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=3912 sur l'appel national de Laurent Nkunda.

Sunday, 5 October 2008

Réactions Diverses

Une sorte d'hypocrisie de mise semi-élégante dans le monde relativiste des intérêts politiques caractèrise les diverses interprétations de l'appel que le chef du CNDP a lancé au peuple congolais. Les architectes du programme Amani ne sont pas contents et le font savoir à leurs copains. Ce qui est tout à fait normal. Mais lire entre les lignes est toujours éclairant:
Et il y a eu une réunion du pogramme Amani à Goma hier. Le maintien des travaux de ce genre avec des déclarations comme celle de Ross Mountain constituent le type de langage qui fait croire à Kinshasa que ce programme est encore viable:
Et Alan Doss qui utilise le terme appliqué aux activités militaires américaines en Irak pour émouvoir ceux qui doivent payer pour une force de l'ONU encore plus grande au Kivu. Il faut donc pas s'étonner que l'ONU soit de mèche avec Kabila. Elle fait comme lui: surmilitariser le Kivu pour continuer une exploitation éhontée:
Et il paraît que quelques étagères des bureaux de la Monuc au Kivu sont utilisées pour stocker de l'ivoire en son état naturel! Dès que je vérifie la source de la nouvelle je l'afficherai.
Et pourquoi donc toutes les puissances croient que l'Afrique n'a besoin que de guerres, des armées et des commandements militaires? http://www.nytimes.com/2008/10/05/world/africa/05command.html

Saturday, 4 October 2008

Pas de surprise, Doss a demandé plus de troupes!

Voilà, il fallait s'y attendre:

http://africa.reuters.com/top/news/usnJOE493017.html

D'où tient il l'insinuation que le CNDP veut renverser l'ordre établi par les élections de 2006? L'homme réaliserait-il qu'une maison fondée sur le sable ne tient pas longtemps? Mais ce n'est pas le CNDP qui renversera l'ordre issu des élections de 2006! Ce sont les échecs cumulés des institutions qui en ont résulté à commencer par la valse "primaturale"... L'ONU et tous les "partenaires"de la RDC doivent se rendre à l'évidence, la ritournelle qui consiste à charger le CNDP de tout le mal congolais va bientôt s'épuiser.

Et une explication du porte-parole du CNDP sur la nouvelle de la BBC d'hier que j'ai affiché en anglais. Nkunda n'est pas en train d'organiser une guerre à l'échelle nationale. Doucement, doucement... http://africa.reuters.com/top/news/usnJOE4920ZI.html

Friday, 3 October 2008

DANGEROUS DECLARATIONS FROM THE FARDC CHIEF OF STAFF

Everyone following the daily situation in Eastern DRC was impressed by General Kayembe's bold declarations last Tuesday in a press conference. He unapologetically said that his troupes (meaning FARDC and allies including FDLR) are very well versed in their enemy's tactics and strategy now. He assured the press that all CNDP positions are within his troupes'reach and it was a small matter to crush the Movement once and for all. The Congolese press jubilantly commented the general's affirmations. Extremist politicians proceeded to organize paid for manifestations, supposedly discrediting the CNDP for good, after spreading the rumour of his leader "disappearence" for illness, wounds or even death. The UN Mission (MONUC) did nothing, as usual, to denounce the provocative moves on the part of the army hierarchy, political activism or else, knowing perfectly how all this can be part of a sinister plan the Government has been iching to carry out. Kinshasa and all Kabila's supporters, including in the international community, have not understood yet that the CNDP is not about a single individual, but a whole people's cause.
Such lack of understanding explains why some observers are getting nervous about this http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/7649020.stm. But how can anyone expect the return of the CNDP in the Amani Programme when, instead of correcting its faulty mechanism, the government maintains its belligerent stand as General Kayembe's declaration shows? The international facilitation has taken a wrong course by passively watching Kinshasa overarming the North-Kivu on one hand, and, on the other, by virtually considering the CNDP as the main problem in the Kivu. There is nothing threatening stability as much as General Kayembe's statements. He supposedely thinks, like Kabila, that the number of men and weapons being flown in from Sudan is a way to peace!
He cannot possibly think that his declarations are conducive if the CNDP is supposed to consider
Monuc disengagement plan. They are likely to procude the opposite effect. Double language cannot be trusted. Carrot and sticks have never worked in the Kivu peace process no matter which policy advisors and experts have preached such ideas. Only dialogue between the two adversaries can lead to peace. Unless dialogue is taken seriously, no one can expects the CNDP to disarm. And dialogue with the CNDP will pave way to a much needed dialogue at a national level on so many unsolved issues blocking Congolese people's development. Dialogue is something different from unilateral deals. The international facilitation should put more pressure on Kinshasa for this dialogue to be different from faulty deals like the Amani Programme, so hastily coocked up that it was meant to fail. Everyone has the right to know that of the 4 commissions that were supposed to be put in place by that programme, only one started tentatively. There has never been sufficient political will to make it work. And yet both the government and the International facilitation talk about this failed programme as if it were any legal framework for true peace. This is where the complicity of the International facilitation appears in its hypocritical colors.
What comes out clear at this stage is something I have said several times before: the government entered the Goma conference to keep some appearence of political will in the peace process, but it never renounced the idea of pursuing the war against the CNDP. It is very surprising to see that the country is plagued with illegal foreign criminal forces from North to South, national territory is occupied in Kahemba (Ouest), and yet the so called International community and the government see no other enemy than the CNDP. By insisting on disarming the only voice of reason, the government and the international community are doing what all corrupt societies do: silencing the voice of the people trying to reclaim their liberty. History will tell the reason behind this, but it should no be very difficult to find some shared interests between the government and the said community. The population is paying a very high price, that is why it should claim its freedom confiscated by the current leadership with the tacit suport of the International community.

Thursday, 2 October 2008

Les manifestions montées suffiront-elles?

Après une tentative manquée de faire circuler la rumeur de la disparution du leader du CNDP, Kinshasa multiplie les manifestations "payées" par le trésor public pour faire monter de plusieurs crans le facteur de la haine comme moyen défense de son option guerrière. Celle-ci a montré déjà, à plusieurs reprises et comme l'avaient prédit tous les observateurs de bon sens, ses limites. On était presqu'habitué aux manifestations fomentées par les députés extremistes du Nord-Kivu soit contre la Monuc (ces derniers jours), soit contre le CNDP. La population, au moins celle de Bunagana n'y croit plus, selon cet article http://www.cndp-congo.org/index-fr.php?subaction=showfull&id=1222879659&archive=&start_from=&ucat=6
C'est au tour de Katumbi de se jeter dans la bagarre, pour contenter le raïs et décrocher la primature? Assez probablement quoi qu'il serait dommage que cet illustre lushois prenne la course à la primature quand son travail et sa popularité le préparent à briguer mieux que ça un jour! Et Kimbuta aussi prend le train de la surenchère à Kin, toujours contre le CNDP. Il faut laver les taches de sang que le procès Botheti pu laisser sur la capitale.
La question qui se pose est de savoir si les manifestations montées contre le CNDP suffiront pour couvrir le bilan désolant et désespérement négatif du gouvernement Gizenga. La réponse est non. La négativité de ce bilan ne se chiffre pas seulement en insécurité. L'instabilité sociale que montrent les grèves n'est qu'une pointe d'un immense iceberg. A force de crier que le problème de la RDC c'est le CNDP, Kinshasa expose contre son gré peut-être, que le problème c'est son propre leadership. Ce dernier, non content de l'échec de sa campagne militaire, veut maintenant tromper les masses en leur brandissant des billets de banque comme au moment des élections. Et plus on observe la situation, plus on est enclin à penser que ces tactiques mensongères s'useront tôt ou tard, et alors l'opinion verra que la cause du CNDP est en réalité la cause du peuple. Il y a entre Kinshasa et le CNDP une différence de philosophie sur la manière de conduire la destinée de ce pays: l'option guerrière du gouvernement qui évite de traiter les questions politiques de fond en toute franchise et face à face; ou l'option pacifique du CNDP qui ne se lasse pas de reclamer une negociation politique afin de pouvoir sortir de l'impasse et, ainsi pouvoir mettre en place des structures plus adéquats à l'amorce du développement.

Wednesday, 1 October 2008

KABILA IS PREPARING TO ACCOMMODATE INTERNATIONAL TERRORRISM

While his commandants speak of defeating the CNDP troupes to force this movement back into the AMANI program, this is what they are actually doing: http://www.cndp-congo.org/index-fr.php?subaction=showfull&id=1222837603&archive=&start_from=&ucat=6

Let's see how this unfolds in the coming hours. It all depends on whether Alan Doss gets from the Security Council the backing Monuc needs to fight the CNDP troupes instead of the FARDC, because it is known that the latter, on their own, have failed in their military campain against the movement. If Monuc was not helping them, they'd have lost everything by now! However, Monuc mandate is not to subsitute the Congolese Army, to do so, it does need a different mandate altogether! Those in Brussels who are dreaming of sneaking in their Opération Artemis II can forget it! Anyway all these guys don't really give a d... over the suffering of our people!

And here goes what the Congolese delegation has gone to ask, at the UN General assembly in New York: http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=28367&Cr=demcratic&Cr1=congo, why doesn't surprise me?

And which kind of stakes does this miniature principality has in the ICC? http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=28348&Cr=General+Assembly&Cr1, we'll try to trace this.