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Friday, 9 January 2009

A PROPOS DE L'AMBITION DE NTAGANDA: UNE CERTAINE SCHIZOPHRENIE?

Hier toutes les sources d'informations sur la RDC on relayé les déclarations du "porte-parole de Ntaganda" qui niait la légitimité de la délégation du CNDP. Mais aujourd'hui c'est Ntaganda lui-même qui rectifie la chose: "But Ntaganda said that if the talks "are going to bring peace, I will support them." Entendez: si les négociations [de Nairobi] vont ramener la paix, je les appuirai. N'est-ce pas que ces propos sont empreints d'une certaine schizophrénie? C'est l'AFP que je cite. Ensuite il semble que son problème n'est plus une faiblesse de leadership que voit Ntaganda dans une approche modérée de la part de Nkunda pour trouver un terrain d'entente avec Kinshasa, le problème de Ntaganda serait lié aux questions d'argent!: The movement's money was no longer being used for the CNDP, but was managed by Nkunda as if it was his pocket money," Ntaganda said. Traduction: L'argent du mouvement n'était plus utilisé pour le CNDP, mais plutot administré comme argent de poche pour lui [Nkunda]. Un autre signe d'une ambition un peu schizophrénique? Finalement, Ntaganda pense que la guerre est à sa fin et qu'il est prêt à joindre ses forces aux FARDC pour combattre un seul ennemi, les FDLR!: The war is nearly at an end because we are fighting one sole enemy, the FDLR," Ntaganda said, adding that he was willing to travel to Kinshasa to discuss the operation's organisation. Comment va-t-il combattre aux cotés d'une armée qui le cherche pour l'expédier à la Haye? On ne sait pas comprendre ce qu'il veut au vrai; on ne sait même pas si lui même le sait à en juger par ces propos!

Sunday, 7 December 2008

ON TERGIVERSE DEJA?

Le ministre des affaires étrangères annonce des négociations à Nairobi! Il y avait bien lieu d'exprimer des reserves quant à une soudaine bonne volonté politique qui brillait par son absence depuis le début de la crise, aussi loin qu'on peut en retracer l'historique dans le temps et dans l'espace. Il semble que la délégation du gouvernement n'était pas encore nommée hier, suivant cet article de Reuters. Mais des sources assez fiables affirment que Kabila refuse d'assigner le role à de hauts dignitaires. Il veut envoyer Julien Paluku. Contradiction encore et toujours, tant et si bien que la semaine dernière le gouvernement qualifiait l'offre du gouverneur comme un excès de zèle. Ce n'est pas à lui de prendre la place du gouvernement. La deuxième contradiction ressort de l'histoire récente du conflit. Julien Paluku et John Numbi ont participé dans la négociation autour du mixage. Je rappelais il y a peu que Paluku affirmait que lui et celui qu'il appelait alors son frère Nkunda prétendraient au prix Nobel de Paix ensemble. Nous savons ce que le gouvernement a fait de cet effort. Il l'a simplement foulé au pieds, entrainant la Province et le pays dans la situation amère d'aujourd'hui. Qui peut alors accorder un crédit aux négociations de ce lundi à Nairobi, quand on sait qu'en y envoyant Paluku, Kabila veut faire comprendre qu'il ne respectera pas ce qui y sera décidé? En outre le comportement de Paluku tout au long de tout le processus a montré qu'il est d'un extrémisme qui n'assure en rien l'objectivité de sa contribution. Le seul souhait dans ce cas est de voir le bon sens prévaloir. Kabila pourrait, au moins par respect pour Obasanjo et Mkapa, envoyer Ntambwe Mwamba en personne, comme chef de la délégation. Après tout c'est des négotiations entre le gouvernement et le CNDP!!!

Monday, 13 October 2008

QUESTION PERTINENTE DE MARIE-FRANCE CROS

Dans son article publié le 11 octobre Marie-France Cros parle de la conquête du camp militaire de Rumangabo de la semaine dernière. Une épisode qui lui rappelle comme à moi et à beaucoup d'autres, celui de Mushaki en décembre dernier. Elle parle de 6 tonnes des munitions de FABRICATION CHINOISE, abandonnées (par la coalition FARDC-FDLR). Je n'ai jamais été forte avec les chiffres, mais quand même 6 tonnes c'est vertigineux. Les insurgés ont sûrement profité de cette aubaine. Face à ce deuxième échec retentissant, la journaliste se demande: "Est-ce pour cacher les dimensions de cet échec que Kinshasa affirme maintenant que c'est le Rwanda qui attaque son armée au Kivu?". Chose qu'aucune source n'a confirmé et j'ai posté récemment l'opinion de la Monuc là-dessus. La question posée est d'une pertinence extraordinaire. Les congolais devraient chercher à y répondre plutôt que de continuer à inonder le net et le papier journal avec des discours xénophobes plein de vitriol.
Le pouvoir à Kinshasa n'a pas le droit d'humilier son armée de cette manière, tout comme il n'a pas le droit de continuer à imposer à l'Est du pays une guerre d'usure qu'il ne peut pas gagner, le tout pour éviter des négociations politiques qui ont attendu trop longtemps. Mr Jean Ping dépêché par l'UA devrait faire entendre raison au Chef de l'Etat. En outre, il doit tenir compte du fait que le poids de l'UA dans les conflits africains est de plus en plus irrelevant. Cf. Le Darfour, la Somalie, le Zimbabwe... La RDC n'a pas besoin de la complaisance en ce moment, elle a besoin de quelqu'un qui puisse, avec sagesse, sécouer le leadership à Kinshasa au lieu de le conforter dans ses choix belliqueux et bellicistes qui ne mènent nulle part. Si Roeland van de Geer et Alan Doss ont obtenu le retrait du CNDP de Rumangabo, ils savent très bien qu'ils ne peuvent pas abuser de ce genre de tactiques auxquels ils ont déjà recouru un peu trop (Mushaki, Sake plusieurs fois, et maintenant Rumangabo). À force d'user une corde, elle finit par se rompre.

Friday, 19 September 2008

La fourbe hypocrysie de la Communauté International face aux négociations en pays neutre exigées par le CNDP

Pourquoi le CNDP exige des négociations directes, avec une médiation et dans un pays neutre ?

Ceux qui suivent avec constance les différentes étapes dans l’évolution de la crise à l’Est de la RDC ne sont pas surpris par les déclarations rhétoriques de Joseph Kabila, de son représentant dans le programme Amani, et du président de l’assemblée nationale. Ils ne sont pas non plus surpris par les manifestations diverses organisées dans les rues contre la MONUC ou contre les violents combats que les FARDC mènent pour provoquer les troupes du CNDP. Finalement, ils ne sont pas surpris par la ritournelle du programme de désengagement que Alan Doss a dû produire en vitesse pendant que Kabila était encore à Goma.

Quelques prémisses

Pourquoi rien de tout ceci n’est pas étonnant ? C’est parce qu’en décembre 2007, après la défaite de Mushaki, le gouvernement, pour éviter une négociation directe avec les vainqueurs de Mushaki, le gouvernement recourut à la conférence de Goma. Disons tout de suite que, quoi que vainqueurs, les troupes du CNDP ne sont pas bellicistes. Ils se battent contre la provocations des FARDC et pour défendre la population innocente contre les exactions des FDLR. Tant que ces génocidaires soumettront les populations du Kivu à leurs crimes, le CNDP se battra pour la défendre. La déclaration de Kabila d’utiliser tous les moyens pour apporter la paix n’est pas non plus nouvelle, car l’on sait que pour lui la fin justifie les moyens ! Son accusation du pays voisin n’est pas nouvelle non plus d’autant plus qu’il s’agit de rejeter la responsabilité des échecs de son gouvernement à des tiers, qui souvent ne sont pas concernés. Quant au programme de désengagement hâtivement produit par la MONUC, il répond à la logique de Kabila, de forcer la paix sans une négociation politique franche sur le fond des raisons de la crise qui dure depuis quatre ans maintenant. La MONUC sait très bien qu’il est absolument superflu d’envisager un quelconque plan de désengagement aussi longtemps que les génocidaires demeurent actifs dans leurs objectifs au Nord comme au Sud Kivu. Toute la communauté internationale, généralement plus au courant des enjeux que les extrémistes du gouvernement Kabila, est consciente qu’aussi longtemps que Kinshasa ne rapatriera pas les FDLR et au contraire, continuera à les utiliser comme alliées, il n’aura pas d’argument pour forcer un désengagement quelconque de la part des rebelles.

L’opinion dûment alertée

Ceux-ci, contrairement au gouvernement, ne travaillent pas en ordre dispersé, même si Kinshasa a tout fait pour les détruire. Ils prennent soin de prendre à témoin l’opinion sur leur position ainsi que celle du gouvernement et celle de ladite communauté internationale. Par exemple, une lettre du CNDP a rappelé au Chef de la MONUC qu’en date du 11 septembre, la Direction Politique du mouvement avait décrété un cessez-le feu unilatéral et opéré un retrait immédiat de toutes les positions conquises depuis la reprise des hostilités. Un retrait, rappelle la lettre, dont la MONUC a été en mesure de vérifier la réalité sur le terrain. Avec cela, le mouvement s’attendait à ce que l’adversaire, à savoir le Gouvernement saisirait la main tendue pour agir en conséquence. Malheureusement, celui-ci a, comme toujours, traité ce geste de paix par le plus grand mépris, assuré de l’appui décisif, croit-il, de ses forces supplétives que sont les FDLR/ex-FAR/Interahamwe, le PARECO et les diverses factions MAY MAY. Cela s’explique par le fait qu’ayant déclenché les hostilités pour rétablir par la force l’exercice de l’Autorité de l’Etat dans les zones sous contrôle du Mouvement, ainsi que ce dernier l’avait démontré dans son Communiqué du 28 août dernier, le pouvoir n’entend pas s’arrêter avant d’avoir gagné sa guerre en terrassant le CNDP. C’est pourquoi, le déploiement de ses troupes ne se dément pas, au contraire, il s’intensifie.

Propos indus

A côté du déploiement belliciste dont le Mouvement a les détails, les politiciens ne sont pas en reste. TCHIKEZ DIEMU, ministre de la défense a, dans une conférence de presse, traité le Chairman du CNDP de « bandit, Satan, Ben Laden, Karadzic ». Il affirmé que le CNDP est « un serpent dont la tête a déjà été coupée et dont seul le corps bouge encore en attendant d’expirer sous les coups de boutoir des FARDC ». Les députés extrémistes SEKIMONYO et BARIYANGA, et le Président de l’Assemblée Provinciale ont fait des déclarations du même ton à Rubare et à Rugari où, en outre, ils félicitaient les jeunes gens qui avaient attaqué la MONUC à Rutshuru.Le Général-Major Denis KALUME NUMBI a déclaré, quant à lui, à la jeunesse de Goma : «NKUNDA et les siens ont entrepris de nous entraîner dans la logique de partage du pouvoir, leur a-t-il martelé en substance. Et ça c’est impensable. Mais en fait, le problème n’est plus NKUNDA ni le CNDP. Le problème, c’est un petit pays voisin qui les utilise pour nous déstabiliser. Alors, si vous ne voulez pas être asservis, prenez-vous en charge, commencez à agir comme les jeunes palestiniens et faites-vous sauter sur les partisans du CNDP que vous rencontrerez en ville. Si vous avez besoin de ceintures de dynamite, nous vous les fournirons ». Cette déclaration se passe de tout commentaire.

Hypocrisie de la Communauté internationale

La communauté internationale qui, à travers la MONUC, tente de suggérer un plan de désengagement complaisant, ne peut pas oublier qu’au terme du « Communiqué de Nairobi », le Gouvernement s’était engagé avec le soutien de la MONUC à mettre définitivement fin, de gré ou de force, entre le 15 mars et le 15 juin 2008, à la présence des FDLR/ex-FAR/Interahamwe en RDC.
Et le Conseil de Sécurité qui suggère que le CNDP dépose les armes au lieu de convaincre le gouvernement de Kinshasa de négocier sur les causes politiques de la crise, pense qu’il est normal de fermer les yeux devant les responsabilités du Gouvernement KABILA qui utilise les forces génocidaires pour perpétuer l’instabilité dans les Kivu. Ce même Conseil de Sécurité voudrait que le CNDP, qui est un Mouvement politico-militaire congolais, dépose les armes pour laisser le champ libre à des forces illégales et criminelles étrangères ayant entrepris de soumettre tout une partie de la population congolaise contrainte de vivre sous leur joug ou de s’exiler pour leur échapper.
Cependant cela est simplement le signe qui montre que les Nations Unies croient qu’il n’y a plus de patriotes en RDC. La lettre du CNDP à Alan Doss remarque que même si l’ONU devait donner à la MONUC « un mandat plus musclé », comme le suggèrent certains, paraît-il, ou faire intervenir une opération « Artémis bis », comme l’a souhaité le Président de l’Assemblée Nationale, KAMERE Vital, cela ne change rien à position de ces vrais patriotes: s’il faut mourir jusqu’au dernier pour que soit recouvrée « la dignité du Congo et des Congolais », ils y sont préparés depuis maintenant plus de 4 ans. En attendant, l’incessant déploiement des troupes gouvernementales et de leurs supplétifs ainsi que le harcèlement qu’elles continuent d’exercer sur les positions du CNDP ne laissent à celui-ci aucune autre alternative que d’y faire face. Dès maintenant.

Pourquoi négocier avec une médiation et en pays neutres

De tout ce qui précède, l’on déduit :
  1. Que l’option militaire demeure absolument une erreur car les problèmes sécuritaires du Kivu ont des causes politiques qu’il faut négocier
  2. Que le gouvernement congolais devrait reconnaître qu’il faut faire face à cette négociation sans chercher d’autres subterfuges qui risquent de finir en flop comme la conférence de Goma, qu’il a d’ailleurs torpillée sciemment
  3. Qu’aucun plan de désengagement ne peut être envisagé tant que le rapatriement des FDLR n’a pas été effectué.
  4. Que la communauté internationale doit léver le voile de son ignorance voulue pour éviter de se trouver impliquée dans un nouvel échec comme en Somalie dans les années 1990 ou comme avec la tristement célèbre opération turquoise.
  5. Qu’il n’y a pas de possibilité d’assurer la neutralité en RDC, les propos des ministres clés sont on ne plus clairs; et les représentants de la communauté internationale jusque là impliqués dans AMANI ne sont plus capables d’assurer cette neutralité. L’échappatoire de Mbusa Nyamwisi qui dit ne pas vouloir négocier avec le CNDP car celui-ci n’est pas un État, souligne simplement la mauvaise foi qui ignore la meilleure manière de trouver une solution efficace à un problème qui dure depuis trop longtemps.

Tuesday, 9 September 2008

La MONUC fera-t-elle la guerre au CNDP?

Il y a seulement quelques jours, Thikez Diemu déclarait à Reuters que la RDC prendrait exemple sur l'Angola et exigerait le départ de la MONUC pour que le gouvernement congolais puisse régler la crise comme il l'entend. C'est clair que le régime a soif d'instaurer son autocratie sur toute l'étendue du territoire, comme l´ont bien remarqué les leaders du CNDP, dans un communiqué récent.

Aujourd'hui, aux dires du potentiel, c'est au tour de Kalume de placer les exigences gouvernementales sur la table de la MONUC: "Le gouvernement congolais a demandé à la MONUC d'imposer la paix au NOrd-Kivu par l'application du chapitre 7 de la charte des Nations Unies", a-t-il dit. http://www.lepotentiel.com/afficher_article.php?id_edition=&id_article=70153. Ces porte-paroles du gouvernement sur la question de l'Est sont rapides pour imputer au CNDP la violation du processus de paix sous les hospices du programme Amani. Mais ils oublient deux choses:

a) Les violations répétées de ce même processus par les FARDC, elles-mêmes
b) Le fait que le CNDP a eu la prudence de prendre toujours à témoin l'opinion nationale et internationale en ce qui concerne les violations incitées par le gouvernement lui-même, ainsi que les autorités régionales.

Les communiqués du CNDP que le gouvernement ignore superbement sont quand même connus et de la presse, et de la communauté internationale à travers ses représentants sur place. Ce mouvement a alerté l'opinion à chaque fois que les préparatifs de guerre, de la part du gouvernement, ont atteint un nouveau stade. La MONUC le sait parce qu'elle est très bien informé. La population occupant les zones exposées aux razzias des génocidaires seraient complètement à la merci de ces criminels si le CNDP croisait les bras. Chose qu'il ne fera pas aussi longtemps qu'il s'agira de défendre le peuple. Les FARDC et leurs supplétifs FDLR, encouragées par les assurances que leurs protecteurs, les extrêmistes présents au gouvernement et à l'assemblée leur donnent, ne demandent mieux que de provoquer le CNDP.

L'offensive d'envergure déclenchée la semaine dernière ne fait que confirmer la stratégie de Kinshasa de ne recourir qu'aux armes pour trouver une solution politique tant attendue. Eh bien le langage des armes qui n'a pas convaincu l'année dernière à Mushaki ne convaincra pas aujourd'hui. À moins que Babacar Gaye ne prennent le haut commandement des FARDC et troque l'uniforme de la MONUC pour se substituer aux FARDC. Mais il est improbable qu'un diplomate de la trempe d'Alan Doss veuille attacher, pour l'histoire, son nom à un autre type de génocide. Car c'est bien le génocide qu'annoncent les propos incendiaires des généraux kabilistes. Faut-il encore répéter qu'un bain de sang n'est pas la solution dont le Kivu, la RDC et les Grands Lacs ont besoin?

Quand Kalume dans une interprétation cavalière du droit international somme une mission de paix à faire la guerre, on ne peut que soupçonner que ou bien son gouvernement ne comprend rien au droit international, ou bien il ne veut pas de la paix du tout. Mais nous savons que le problème du droit international ne veut rien dire pour Kinshasa, puisque toute cette cacophonie n'est que du tapage, justement pour lui éviter de devoir exécuter des accords auxquels il s'est engagé: le déjà presqu'oublié Gentleman's Agreement de Kigali en janvier 2007, l'Accord de Nairobi en Novembre 2007 et maintenant l'Acte d'Engagement de Goma. Tôt ou tard il faudra négocier l'application de tous ces accords car décider de faire la guerre peut reserver des surprises désagréable, peut être des humiliations irréparables! En cette époque d'instabilité presque partout dans le monde, c'est naïf de penser qu'une mission de paix va se trasformer en armée républicaine pour un pays dont l'armée laisse à désirer. A moins que cette mission ne soit aussi corrompue qu'on la dit. Moi je lui reserve le bénéfice du doute quant à sa possibilité de mener une guerre en lieu et place d'une armée nationale. Elle risque de plonger la main de l'ONU dans le sang des innocents, une fois de plus!