Monday, 14 May 2012

DU RENFORT EN PROVENANCE DE BUKAVU ARRIVE A GOMA

Vous avez compris, c'est du renfort FARDC pour étouffer ce que tout le monde se plait à appeler juste une mutinerie. Les vautours pensent tranquillement que cette indiscipline ne saurait résister la force de frappe des FARDC, et pour cause, il ne s'agit que de quelque centaines de "mutins" faisant face à deux bataillons, et pas n'importe lesquels puisqu'il s'agit de ceux qui ont été formés par les vautours eux-même. Ce qui étonne c'est d'une part la contradiction, et de l'autre l'histoire qui se re-joue. La contradiction tient de la disproportion en nombre dans les deux camps et aussi au déroulement d'évéments. On a déjà mentionné les chiffres. Des mutins soit disant pauvres en armes et même en vivre sont bombardés de l'air par les hélicoptère de Kabila, mais ils retiennent leurs positions conquises auparavent. Ils semblent qu'ils ont même ajouté Ntamugenga. Comment est-possible? Que les plus forts, mieux équippés fuient? C'est des FARDC, that's all.

Je dis que l'histoire récente se rejoue parce que par le passé, le CNDP à l'époque de la prise de Mushaki et de Rumangabo pour ne citer que ces deux, n'a jamais eu d'effectifs comparables à ceux des FARDC, et pourtant ces dernières ont toujours perdu. Si vous revoyez la situation en retrospection, vous verrez que les FARDC ont déployé 5 à 6 brigades contre 2000 hommes du CNDP. La différence ne se joue pas en termes d'effectif ou d'équipement. Elle se joue en termes de cause: la liberté d'un peuple entier a toujours été défendue par une minorité d'opiniatres, déterminés et incorruptibles. Si cette minorité se laisse corrompre, elle n'accomplit absolument rien. Personne n'a besoin d'exemple illustratif, je suis sûre qu'il vous en vient un ou deux en tête. 

A quoi sert une interprétation contradictoire de ce qui se passe sur terrain alors? Dire que les "mutins" vont échouer faute de munitions et de vivre; insinuer qu'ils se battent pour cacher Ntaganda et forcer le ton autour des réunions entre la hiérarchie militaire congolaise et la rwandaise ne vise qu'une chose. J'aime bien spéculer. Les vautours veulent pousser la RDC, ou est-ce le rais qui s'enerve(?) à forcer la main du Rwanda pour que ce dernier s'implique dans la soit disante soumission des "mutins". Si le Rwanda suit, alors tous s'éléveront comme un seul homme pour condamner Paul Kagame et l'accuser d'occuper le Congo en utilisant les tutsis congolais. The vultures are starting to sound like a broken record. The next thing you'll know, someone will produce a UN report, a student from somewhere in the US will produce a PhD thesis on the conflict, refugees, rape etc... Vous connaissez la chanson. Mais quand est-ce que tout ce monde comprendra que la stabilité de la région doit passer par une réelle négociation politique et pas par ces strategies vides de sens, machinées si grossièrement parce qu'on sait que l'imaginaire congolais avalent toutes ces couleuvres?

Pour que les balivernes ne s'arrêtent pas en si bon chemin, je vous copie ici une dépêche que je vien de recevoir. Ocampo s'invite à la fête. Comment y manquerait-il? La RDC fait vivre la CPI et ses juges new age, haha. Vous remarquerez l'omission des chefs du FDLR qui se la coulent douce au sein de l'union européenne!

RDCongo-Rwanda-armée-rébellion-CPI,2ELEAD
   RDCongo: la CPI lance de nouvelles accusations contre Bosco Ntaganda (procureur)
   
   NEW YORK (Nations unies), 14 mai 2012 (AFP) - Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a annoncé lundi une extension du mandat d'arrêt lancé contre le général Bosco Ntaganda, l'un des protagonistes des combats dans l'est de la République démocratique du Congo.
   L'extension demandée concerne d'autres crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis par le général Ntaganda, déjà inculpé par la CPI depuis 2006.
   Un mandat d'arrêt a aussi été sollicité pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre contre le chef suprême des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura, a indiqué Luis Moreno-Ocampo à la presse.
   Il a précisé avoir demandé "une extension du mandat d'arrêt (contre Bosco Ntaganda) incluant notamment des crimes contre l'humanité, des persécutions fondées sur des critères ethniques, le viol et l'esclavage sexuel" ainsi que des attaques intentionnelles contre la population civile. Ces crimes ont été commis en République démocratique du Congo (RDC) entre septembre 2002 et septemnbre 2003, selon le bureau du procureur.
   "Le deuxième mandat d'arrêt demandé vise le chef suprême des FDLR, Sylvestre Mudacumura", a-t-il ajouté. Selon le procureur, il est responsable de meurtres, viols, tortures, persécutions et attaques délibérées contre des civils, commis entre janvier 2009 et août 2010 dans les provinces du Nord et du Sud Kivu (est de la RDC).
   Ces deux hommes sont parmi "les plus dangereux" opérant dans cette région et "nous avons confiance dans la solidité de notre dossier", a souligné le procureur.
   Une instance de la CPI doit encore statuer sur ces demandes.
   Le général Ntaganda est déjà visé depuis 2006 par un mandat d'arrêt de la CPI pour enrôlement d'enfants soldats quand il était dans une milice au début des années 2000.
   De son côté, le gouvernement congolais a toujours refusé de l'arrêter. Mais Kinshasa dit vouloir le juger devant des juridictions congolaises pour sa "responsabilité" dans les combats qui ont commencé le 29 avril au Nord-Kivu (est de la RDC) entre soldats loyalistes et mutins ex-CNDP, intégrés dans l'armée en 2009 après un accord de paix.
   Les rebelles FDLR sont régulièrement accusés de commettre en RDC des pillages, atrocités, viols et assassinats, notamment contre les civils. Kigali en recherche certains pour leur rôle présumé dans le génocide du Rwanda, qui avait fait 800.000 morts, surtout tutsis, selon l'ONU.
   Le nombre de combattants des FDLR encore actifs dans les Nord et Sud Kivu voisins du Rwanda est estimé à 3.000, selon la Mission de l'ONU en RDC (Monusco).


Saturday, 12 May 2012

LE GOUVERNEMENT COMBAT LE M23

Le gouvernement combat le M23. Aujourd'hui le théàtre a changé: c'est autour de Jomba, Ntamugenga et Rubare. La MONUSCO utilisant ses helipads, est allée en reconnaissance des lieux afin de pouvoir fournir aux FARDC les informations relatives aux positions du M23. Mais comme on me le dit de là-bas, "hakuna shida".

Si vous avez de la patience, lisez ce long e-mail envoyé par un ami à Kinshasa. Vous verrez comment la version des vautours se repéter sans cesse:

Envoyé le : Vendredi 11 mai 2012 13h08
Objet : Actualités de l'est du pays

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AP

A displaced Congolese family carry their...

RD CONGO – Il faut éviter une « escalade du conflit » à l’est (ONU) – AFP via Afreeknews

Le secrétaire général adjoint aux droits de l’Homme de l’ONU Ivan Simonovic a souligné jeudi qu’il fallait éviter une « escalade du conflit » dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où l’armée combat des déserteurs ex-rebelles menés par le général Bosco Ntaganda.
« Je suis très préoccupé par les actes de violence récents qui résultent des défections », dont celles de soldats de l’ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrée dans l’armée en 2009 après des accords de paix, a déclaré M. Simonovic à Kinshasa, au dernier jour de sa visite en RDC.
« Nous devons tout mettre en oeuvre pour éviter une escalade du conflit », a-t-il ajouté, alors qu’a expiré l’ultimatum des Forces armées de la RDC (FARDC) aux mutins, que dirige pour partie le général Ntaganda, ex-chef d’état-major du CNDP en fuite près de la frontière avec le Rwanda.
L’officier supérieur est recherché par la Cour pénale internationale (CPI), et aussi par Kinshasa, qui le juge « responsable » des affrontements qui ont commencé le 29 avril dans la province instable du Nord-Kivu (est), surtout dans le territoire de Masisi, dont l’armée dit avoir repris le contrôle.
« Je suis encouragé par l’empressement des autorités de la RDC à agir contre Bosco Ntaganda », car cela signifie que dans les Nord et Sud Kivu, « tous les crimes seront poursuivis avec succès, peu importe l’auteur du crime », a précisé M. Simonovic.
« Il est très important que la sécurité soit restaurée dans les zones que les soldats rebelles ont quittées et que les civils soient protégés. (…) C’est d’autant plus important si on considère le mauvais passif de Bosco Ntaganda et de ses déserteurs en termes de droits humains », a-t-il insisté. Lire la suite sur Afreeknews.com

 

RDC : tirs entre armée et mutins à la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda – AFP via Aufait Maroc

Des tirs ont éclaté jeudi soir entre l’armée et des mutins dans l’est de la République démocratique du Congo, près de la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda, où le général en fuite Bosco Ntaganda s’est retranché avec ses hommes, a-t-on appris de sources militaires.
« Des combats entre FARDC (Forces armées) et mutins se passent en ce moment à Runyiony, où il y a des tirs à l’arme lourde », a déclaré à l’AFP vers 22h00 (20h00 GMT) un mutin ex-membre de l’ancienne rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), dont le général Ntaganda était le chef d’état-major.
« Nous suivons de près la situation à Runyiony et les affrontements se poursuivent », a confirmé à l’AFP un colonel des FARDC servant à Goma, la capitale de la province instable du Nord-Kivu, théâtre depuis le 29 avril d’affrontements entre soldats loyalistes et déserteurs ex-CNDP.
Les heurts ont provoqué des déplacements de populations à Bunagana, non loin de Runyiony. « Certaines personnes commençaient à venir à Bunagana, mais là même ceux qui ne voulaient pas quitter leur maison sont partis », a déclaré à l’AFP un habitant de cette localité. Lire la suite sur Aufaitmaroc.com
Dissident Congo Colonel Says His Men Won't Disarm
By EDMUND KAGIRE Associated Press
KIGALI, Rwanda May 11, 2012 (AP)
A group of Congolese soldiers who created a rebel group after defecting from the army have no intention of laying down their weapons despite an ultimatum from the government and the expiration of a cease-fire with the military, one of their leaders said Thursday.
Col. Innocent Kaina spoke by telephone from his stronghold of Masisi in northeastern Congo. Thousands of people have fled Masisi and its neighboring provinces after Congo's military launched an offensive on April 29 against the defectors. The five-day cease-fire expired Wednesday.
"We will not look back," Kaina told The Associated Press. "They had said we should put down our guns, but we didn't. We still have guns and are ready to fight whoever attacks us."
The soldiers that led the mutiny belong to the former CNDP rebel group, whose fighters signed a peace deal on March 23, 2009, agreeing to be integrated into the Congolese army.
That deal has come to embarrass Congo's government because the CNDP's ex-leader, Gen. Bosco Ntaganda, is wanted by the International Criminal Court for war crimes allegedly committed by his men against villagers in eastern Congo. He has been allowed to live freely despite the international arrest warrant, and to enjoy the rank of general in the regular army.
Ntaganda's soldiers began to defect from the army in early April, charging that the government had failed to hold up its end of the March 23 peace accord. The defections turned into a full-blown mutiny when Congo surprised the world and announced that the military would arrest Ntaganda.
A displaced Congolese family carry their belongings on the road between Rutshuru and Goma, after the village of Kibumba was occupied by an armed militia consisting of current or former members of the "National Congress for the Defence of the People", according to those fleeing, in Congo Tuesday, May 8, 2012. Mutinous soldiers formerly from the armed militia "National Congress for the Defence of the People" and linked to Congolese ex-general Bosco Ntaganda, who is wanted for alleged war crimes by the International Criminal Court, say they have formed a new rebel group called the "March 23 Movement", led by a colonel who was formerly the No. 2 in the army under Ntaganda. (AP Photo/Marc Hofer) Close
The mutinous soldiers have fled into the bush, where they regrouped, issuing a press release on the letterhead of the former CNDP, saying that they had launched a new rebel group, called the M23 — for March 23, in reference to the date of the 2009 peace treaty.
Kaina is one of several high-ranking army officers leading the defectors. The new group claims to have no link to Ntaganda.
The colonel said he had helped create the new faction to protect "his people" from rapes and killings by Congolese forces. Like the former CNDP, the M23 is dominated by fighters from the Tutsi ethnicity. Kaina spoke just hours after the government's cease-fire elapsed.
"Our mission is to protect our people from the rapes, looting and killings by (Congolese President Joseph) Kabila's forces. We are not looking back," Kaina said, denying that the rebels have lost ground to government forces.
Over the weekend, the military claimed it had won back from the rebels the areas of Masisi, Mushaki and Rutshuru. They also claimed that the rebels had been pushed into the mountainous Virunga National Park, toward the Uganda-Rwanda border.
"We haven't lost any ground. We still have our stronghold. As we talk, I am in Masisi. They cannot be stronger than us," Kaina said, claiming that he has some 6,000 men under his command.
Asked about the whereabouts of Ntaganda, Kaina said he didn't know. "You should ask the government, I thought that he is a government soldier," Kaina said, in an effort to dispel rumors that the two are connected.
The dissident colonel also claims that his group is recruiting more fighters ready to take on government forces. Congolese army spokesman Sylvester Ekenge could not immediately be reached for comment.
The new claims by the rebels signal more trouble for volatile eastern Congo, as more people continue to flee into neighboring Rwanda and Uganda. Kaina hinted that the current hostilities could blossom into a full-scale war, ending three years of relative peace in the troubled Central African nation.
According to United Nations figures, over 7,000 people, mainly Congolese Tutsis, have crossed into Rwanda fearing escalating violence, while about 8,000 crossed to neighboring Uganda.
———
Associated Press writer Saleh Mwanamilongo contributed to this report from Kinshasa, Congo.
Rwanda on alert: DRC violence could help Interahamwe rebels to regroup
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By EDMUND KAGIRE  (email the author)
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Posted  Thursday, May 10  2012 at  12:01
The recent violent clashes between forces loyal to rebel leader Bosco Ntaganda and the Congolese army in the Eastern part of Democratic Republic of Congo could help the Rwandan rebels of the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda to regroup.
The Rwandan army is now pushing for dialogue between the two parties after holding talks with top Congolese military officials last week.
Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR) which is mainly a group of Interahamwe who are remnants of the forces of former Rwandan president Juvenal Habyarimana had been weakened following two offensive attacks by both Rwandan and Democratic Republic of Congo(DRC) army three years ago.
“Our concern is that when there is escalation of violence, the consequences spill over-once the Congolese are fighting amongst themselves, it creates an atmosphere for the FDLR to reorganize and reconstitute to destabilize Rwanda,” Col. Joseph Nzabamwita, the spokesman for the Rwandan army- Rwanda Defence Force (RDF) told The East African.
FDLR attacks on both Rwandan and DRC citizens living in Eastern Congo heightened in 2009 prompting two countries to launch a military offensive dubbed-operation Umoja Wetu between January and February 2009 and Amani Leo in April the same year.
The operation resulted into significant disruption of FDRL’s command with the death of at least 100 FDLR fighters and the surrender and repatriation to Rwanda of 390 more (out of a total of FDLR force of about 4,500) according to United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR).
It also freed over 500 captives from the rebels including women and children.
Following complete withdrawal of RDF troops from the Congolese territory after the operation, the two countries agreed to restore full diplomatic ties.
“We do not want the situation to go back to was it was in 2009,” Col. Nzabamwita said.
He added that the Rwandan government is pushing for dialogue to resolve the ongoing conflict as opposed to war.
“During the meeting our role was to encourage the DRC government to seek a political solution to the standoff other than using military forces. We would not want to see the FDLR who we had almost wiped out reorganize,” Col. Nzabamwita said without revealing further details of the talks.
This follows recent unrest and violent clashes in North and South Kivu provinces and in the Ituri district of north-eastern DR Congo between the Congolese army and soldiers loyal to the rebel leader Bosco Ntaganda who is wanted by the International Criminal court ( ICC) for war crimes.
The recent clashes have forced thousands of Congolese to flee into Rwanda from the fierce fighting with approximately over 6000 refugees received in Rwanda.
Some of the fighters loyal to General Bosco Ntaganda are former members of National Congress for the Defence of the People (CNDP), which was integrated into the Congolese national army in 2009 following a peace deal with their leader.
From 2002-2005, General Ntaganda was chief of military operations for the Congolese the Union of Congolese Patriots (UPC) rebels, led by warlord Thomas Lubanga who in March became the first person to be convicted of war crimes by the ICC after finding him guilty of recruiting child soldiers.
However, in April, President Joseph Kabila vowed to arrest General Ntaganda citing absence of tangible results following peace agreement.
Pressure has also mounted on Mr Kabila’s government to handover General Ntaganda whose has over 20, 000 soldiers reintegrated in the Congolese army.

Friday, 11 May 2012

PRESSIONS DE LA COMMUNITE INTERNATIONALE

Les porte-voix de cette pression:

http://www.enoughproject.org/publications/taking-terminator-congo%E2%80%99s-golden-opportunity-deliver-warlord-justice

Assurez-vous de lire le rapport en PDF dont le link se trouve au bas de l'article posté par Enough Project

Une autre interprétation qui se veut mesurée et peut-être objective, mais elle tombe en deça de l'objectivité quand elle réduit la question des tutsis congolais à la mainmise militaire du Rwanda sur le Congo. Ce genre d'interprétation est normale pour ces "experts" de la RDC qui passe d'une ONG à une autre, elles sont compétitives en termes de revenus et peut-être de prestige médiatique, pacotille, pacotille:

http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/11/rdc-au-kivu-la-solution-est-politique-selon-thierry-vircoulo.html

More to come: Here we go!

J'ai entendu tot le matin des rumeurs qui viennent de m'être confirmées. N'est-ce pas que nous parlions de la pression de la CI sur Kabila pour entrer en guerre contre le M23? Eh voilà, nous y sommes.Les vautours veulent une guerre et seulement eux car tout le reste est fatigué des guerres. Une négotiation politique sur les problèmes politico-militaires de la RDC s'impose. Cependant les vautours et la classe politique à Kin ne veulent pas de paix car cela équivaudrait à une perte énorme de postes de travail de tous les parasites-experts gravitant autour des ONG, de l'ONU, et les campagnes bidons de nos moralisateurs de Washington, New York, Paris, Londres et Bruxelles. 

Alors nos bataillons finement entrainés par les belges au Kindu et à Kananga déployés depuis la fin du mois d'Avril sur l'axe Goma, Rutshure, Bunagana, Ishasha ont attaqués les hommes du M23. Ces derniers ont riposté de manière adéquate, et les FARDC ont fait ce qu'ils savent faire le mieux: fuire. Notez qu'ils ont attaqué les premiers, on vous dira qu'ils étaient à la recherche de Ntaganda, beau pretexte. C'est le cas dans ce dispatch de la bbc http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-18035618. Ce que la bbc appelle smaller towns c'est Runyonyi, Bikenge et Shanzu. Les soldats FARDC se sont dispersés dans la zone et les officiers sont entrain de rentrer à goma, ils promettent de réorganiser les troupes pour une nouvelle offensive. Attendons voir.

Thursday, 10 May 2012

LES ARMES RECUPEREES PAR LES FARDC

J'ai insisté sur les circonstances de la prise de Mushaki, non seulement parce que c'est le coin qui m'a vu naitre, mais surtout parce que c'est un coin qui joue un role d'un symbolisme énorme militairement, à de sa situation physique. Mushaki surplombe Goma pratiquement. Quand j'étais gosse, mon père nous emmenait la nuit sur les hauteurs de Mushaki regarder les lumières de Goma et la grande "torche", le volcan Nyiragongo qui ressemble étrangement à une vraie Light House gigantesque. C'est un point au-delà duquel un FARDC normal et courant ne saurait se mouvoir en toute tranquilité, car c'est déjà un terrain inconnu. Pas étonnant donc qu'en tant qu'officier des FARDC issu de ces montagnes inconnues par les FARDC moyens, Ntaganda y commandait tout un régiment. Ce qui fait que les armes récupérées chez lui ne sont que les armes des FARDC. Alors pourquoi les journalistes et les autorités à Goma croient que c'est une nouvelle.

La vérité est que Kinshasa doit être en train d'attendre les ordres de la communauté internationale pour décider s'il faut aller en guerre contre le M23 ou pas. Kabila aime bien faire la guerre au Nord-Kivu pour ses propres  raisons et celles de ses vautours. Quand va-t-il choisir de se lancer dans une nouvelle guerre? Cela dépendra de la teneur des pressions de la communauté internationale. La seule chose que je note, c'est que le Rwanda ne semble pas enclin à guerroyer maintenant. "Le choix de la guerre par Kabila est fonction de la pression de la part de la communauté internationale pour arrêter Ntaganda, mais elle n'est pas encore prête à y prendre part" me disait un ami aujourd'hui.

En attendant que tout ce beau monde se décide, quelques voix du Kivu s'élèvent. Un mouvement politico-militaire, semble-t-il, est né au Sud-Kivu. Il s'agit de l'union des congolais pour la défense de la démocratie, dirigé par l'ancien gouverneur Xavier Chiribanya. Intéressant le fait que cet homme dont j'aimerais trouver le profile, ait déclaré sur les ondes de la voix de l'Amérique, qu'il est allié au M23. Est-ce le début d'un réveil? Les peuples du Kivu souffrent la même oppression arrogante de Kinshasa et le mépris de la communauté internationale. J'ai toujours penser qu'un leader digne de ce nom sera celui qui parviendra à fédérer tous les mécontents autour des revendications patriotiques qui résonnent très bien avec le destin du peuple. Si le moment de fédérer les mécontents est arrivé, il faut seulement s'attendre à une chose: Kinshasa va essayer d'acheter un à un ces mécontents. Il faut être vigilant. Seuls ceux qui ne se laisseront pas corrompre pour trahir leur peuple sauveront le pays et initieront le vrai processus de paix.

Wednesday, 9 May 2012

IL MANQUAIT MAMA RDC HIER

Décidement, les journalistes pensent que le reste des mortels ne sommes qu'une engeance stupide! Si vous vous en doutez, lisez ceci: http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2012/05/08/nouvelle-mutinerie-au-kivu/. Si vous la croyiez, vous seriez convaincus qu'il y a eu une OFFENSIVE des Fardc sur Mushaki! Risible n'est-ce pas? Et la conclusion de l'article? le Rwanda toujours à la recherche de l'homme-lige, haha. Pourquoi ne dit-elle pas que tout le discours de Kabila affirmant que Ntaganda devrait être jugé par la justice congolaise ne visait qu'une chose. Le rassurer, lui poser une sorte de traquenard élégant pour ensuite l'empaqueter à la manière de Lubanga, sur un avion soit de l'ONU, soit des forces françaises ou belges jamais loin de la scène RDC, en direct pour la Haye. Nous avons tous compris cela. Ntaganda aussi.

Il est quand même trop facile d'accuser le Rwanda. Je peux ne pas être d'accord avec la politique de Kigs en RDC mais je pense que c'est trop simpliste de l'accuser des malheurs de la RDC, surtout pour des problèmes congolo-congolais comme la situation lamentable de l'armée (pardon à tous les occidentaux qui se vantent de la reformer tous les jours, haha). Comment continuer à accuser le Rwanda quand les vautours eux-mêmes s'entre-accusent: http://www.guardian.co.uk/business/2012/may/08/mining-firms-congo-deals? Tot ou tard, il faudra bien faire face aux problèmes politico-militaires non seulement du Kivu, mais des grands lacs. Tout le bruit qu'on fait autour de Ntaganda, tout le bataclan autour de la CPI, etc... C'est juste un effort pour cacher la cupidité de l'occident quand il s'agit de tout le potentiel des resources humaines et économiques de la Région. Je sais que le Colonel Makenga s'attend déjà à toutes les fausses interprétations que les journalistes et activistes de tous bords vont semer partout. Mais c'est un homme qui incarne la défense indéfectible d'une cause qui va bien au-delà de tout cela: le droit de jouir de la terre qui l'a vu naitre et la prosperité non seulement de sa province, mais aussi du pays et de son peuple.


Tuesday, 8 May 2012

L'OPINION QUE L'ON NOUS FABRIQUE

1) D'un think-tank basé à Prétoria: https://mail.google.com/mail/u/1/#inbox/13728a5a535b8c8d


2) Une interprétation genre Mai-mai:  http://congosiasa.blogspot.com/2012/05/is-it-end-or-beginning-of-rebellion.html

3) Celle de la BBC: http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2012/05/120507_congo.shtml

4) Une nouveauté de la BBC, qui parait avaoir parlé au lieutenant Vianney Kazarana:  http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-17992994

More in the course of the day...

The last one, in the night, haha: Quelqu'un vient de me l'envoyer car je ne suis pas familière de ce site, très intéressant: http://www.newtimes.co.rw/news/index.php?i=14986&a=53370

Monday, 7 May 2012

SUSPENSION D'HOSTILITES POUR 5 JOURS

Les premières lueurs de curiosité intellectuelles que je peux tracer dans la mémoire d'une toute jeune écolière dans le Nord-Kivu incluent un nombre de questions qui sont restées jusqu'à ce jour sans réponse. Certaines, comme toutes celles relatives à la colonisation se sont même compliquées davantage. Je crois que la dite communauté internationale recolonise plus efficacement que Leopold II. Par exemple, il faut penser que l'instabilité qu'ils veulent maintenir au Kivu avec l'aide de Kabila. raison pour laquelle je crois que le processus de paix ne viendra ni de cette communauté, ni de Kabila. Il faudra que des assoiffés de la vraie liberté arrachent cette paix des griffes rapaces de nouveaux colonisateurs. Pour cela, il faudra rivaliser de ruse avec eux. Les dévancer à leur propre jeu. Est-ce cela que Ntaganda a compris un peu tard?

En effet tous les media parlent de la prise de Mushaki et de la fuite de Ntaganda. Il y a peut être eu fuite, mais pas de prise, tout simplement parce que Ntaganda a décidé de se "déblayer" lui-même. Les FARDC ont donc ont occupé un terrain abandonné et c'est pourquoi ils parlent moins de victoire. C'est Kabundi qui est en charge de Mushaki. Innocent s'occupe des opérations au sein de la 8me région militaire à Goma. Il n' y a pas eu combat. Maintenant nous avons 5 jours de suspension d'hostilités, quelles hostilités si Ntaganda est en fuite? Il n'y a pas d'hostilité, cher Kabila! Les FARDC se donnent 5 jours de reflexion, ou est-ce Kinshasa?

Par contre il y a une nouveauté: une relance de la dynamique des accords de Mars 2009 annoncée très officiellement par le Haut Commandement Militaire de l'Armée Nationale Congolaise (ANC)/CNDP. Je spécule pas, j'en ai le texte en anglais et je m'en vais vous en donner la teneur: 

"PRESS RELEASE n°011/ANC/CNDP/2012

Members of the Military High Command of the Congolese National Army (ANC) met in an extraordinary session this Sunday, May 6, 2012 in Rutshuru, Province of North Kivu. One single item was on the special meeting’s agenda: the evaluation of the peace process negotiated with the Government of the Republic in January 2009 at the Ihusi hotel in Goma leading to the January 16 Official Press Release and the Political Agreement March 23 of the same year.

In May 6, 2012 meeting in Rutshuru, the ANC Military High Command has assigned to the current leadership of the organization full responsibility for the failure in implementing the negotiated agreements with the Government of the Democratic Republic of Congo.

Consequently, from the date of this special meeting, the High Military Command of the ANC has decided the following:

1. The creation within the organization of a new entity called the March 23 Movement (M23 acronym) with the aim of reviving the dynamics of the provisions contained in the January 16 2009 Official Press Release as well as the March 23rd 2009 Political Agreement;

2. The appointment of Colonel Sultani MAKENGA as the Coordinator of the Movement of March 23rd;

3. The ANC Military High Command instructs all Senior officers, Deputy- officers, Junior Officers and corporals to work under the command of and report to Colonel Sultani MAKENGA.

Done in Rutshuru, May 6th, 2012
The Spokesman of the High Military Command of the ANC?CNDP
Lt Kazarana Vianney"

Friday, 4 May 2012

QU'A PROMIS KINSHASA AUX DONNEURS DE LECONS?

Quand vous lisez la dite mama RDC sur son blog apparaissant dans le Soir, et quand vous voyez les activités du HCR, et la multiplication des reférences relatives à l'opinion de HRW vous dites bien que la nouvelle crise du Nord-Kivu est le resultat indirect ou même direct des injonctions imposées à Kin. Les spéculations ici coincident extraordinairement avec la réalité. N'avons-nous pas discuté ici de légitimité du rais? On lui a concédé ses élections. Est-ce qu'en contre-partie on lui a exigé de produire la tête de Ntaganda? Si oui, comment se fait-il qu'il ait procédé de la manière que nous connaissons aujourd'hui? Selon notre experte en toutes affaires congolaises, on dirait que la mutinerie et l'indiscipline dont Kin parle n'a que comme objectif protéger le gars recherché pour être jugé par une justice congolaise. N'est-on pas encore en train de recourir aux arguments simplistes? L'on croit savoir qu'hier, par exemple, le bataillon commando envoyé à l'encontre des "mutins" ait été sérieusement battu dans l'escarpement de Burungu. C'est difficile de savoir si dans leurs discussions, le ministre belge des affaires étrangères et Joseph Kabila ont pu considérer, ne fut-ce qu'un moment, une défaite comme celle d'hier. 

S'ils ne l'ont pas considéré, quelles sont les autres lacunes de leur stratégie? La première à laquelle je pense, c'est de n'avoir pas tenu compte du memorandum des soldats qui a précédé la mutinerie. Le mécontentement du document que tout le monde a vu dans les média et la déclaration de "la direction politique" du CNDP à laquelle les media n'ont pas prêté grande attention peuvent donner une idée de certaines lacunes, si pas dans la stratégie de Kabila, peut être dans la logique de ceux qui exigent de lui la tête de Ntaganda en contre-partie de la reconnaissance de sa légitimité. Je continue aussi à croire que l'insistance de notre experte belge sur les possible alliances contre nature que Ntaganda peut faire n'est que de la poudre aux yeux. L'évolution de la situation nous en dira plus. Elle reconnait quand même que même si Ntaganda est mis à l’écart, le problème du Kivu ne sera pas résolu, montrant ainsi qu'elle sait bien que les raisons de la mutinerie, si mutinerie il y a, vont bien loin que les prouesses de Moreno Ocampo dans cette soi-disante justice internationale!

Just in case you have not seen this:  http://www.virunganews.com/content/view/2069/1/

Thursday, 3 May 2012

MELANGEONS PAS CHOU, CHEVRE, CHAT ET SOURI

Je ne sais pas comment les personnes qui ne sont pas de l'Est de la RDC se retrouvent dans les méandres de la désinformation qui circulent autour de la nouvelle crise au Nord-Kivu. Au lieu de méandres, j'aurais dû dire forêt touffue. A cause de mon temps limité je ne peux pas écrire 500 mots, mais je m'en vais vous faire un éclaircissement sur certains points. Les belges doivent être contents de voir les deux bataillons enfin en activité. Ce qui les démangeait depuis belle lurette! A quoi bon entrainer des bataillons sans engager de bataille. Les occidentaux sont en réalité les grands bénéficiaires de nos guerres. Avez-vous lu les déclarations de la diplomatie américaine concernant le sommet qu'elle organise bientot avec l'OTAN? Enfin, ne dévions pas du Nord-Kivu. Les belges veulent donc une bataille et quoi de mieux que de traquer un accusé de la CPI. Et comme par enchantement, leurs média insinuent qu'il faut le traquer car, autrement, il va faire des alliance contre-nature avec les FDLR et la bande à Nyamwasa. Je ne sais pas très bien si celui-ci a une bande ou pas, j'ai très peu d'intérêt pour lui pour des raisons que j'ai évoqué ici il y a longtemps.

Voyons, voyons. Un tutsi congolais, Ntaganda ou n'importe quel autre, allié aux FDLR? Come on guys, this is just impossible. Alors d'où viennent ces rumeurs? Eh bien de Kinshasa. Et pour quoi faire? La stratégie de Kabila est simple. Il sait très bien que Kigs entend interpréter la nouvelle crise comme un problème congolo-congolais. Absolument. Alors comment gagner la sympathie du Rwanda pour traquer Ntaganda? Il faut en faire un énnemi commun pour Kin et pour Kigs. Exactement comme ils l'ont fait avec Nkunda. Je crois sincerement que les vautours qui se chargent d'inventer ces élucubrations pour Kabila sont, cette fois-ci, à court d'imagination. Mais mathématiquement, ça devrait fonctionner. Mettre le CNDP dans le même panier que les FDLR et la "bande" à Nyamwasa -s'il y en a une- apparait aux yeux de Kabila et ses vautours comme la seule raison qui puisse convaincre le Rwanda de déblayer Ntaganda comme ils ont déblayé Nkunda: un coup de baguette magique. 

Là où il ne faut pas mélanger chou, chèvre, chat et souri, c'est bien dans le noeud de la question de la paix au Kivu. Le problème n'a jamais été Nkunda, ni même Ntaganda. Pour Kabila, il ne s'agit que d'anéantir le CNDP. Ce n'est pas un individu qui compte, criminel ou pas. Kin, et je crois que Kigs aussi, savent que la dynamique du CNDP ou sa cause comme je préfère le dire si souvent, c'est bien quelque chose de plus sérieux, ce n'est même pas qu'une question militaire, d'où l'échec repété de Kin dans toute cette affaire. Continuer d'envoyer des bataillons n'est que du bluff. Ntaganda, encore membre de la hiérarchie militaire congolaise selon ses propres mots, a une opportunité extraordinaire de refléchir. Il sait à quoi s'attendre, mais je le repète, l'enjeu de la paix au Kivu n'est pas un seul individu. Le plus vite Kin et les vautours réalisent cela, le mieux pourront-ils courageusement prendre des mesures conciliatrices et constructive. Finalement je crois avoir dépasser les 500 mots, je serai plus brève prochainement.

Tuesday, 1 May 2012

TOUJOURS A LA CASE DU DEPART

Les vautours, comme tout le monde, sous le coup de la confusion qui recommence au Nord-Kivu nous servent des interprétations variées de ce qui se passe. Le scenario indiscutable pour eux c'est que Ntaganda ayant peur d'être arrêté, se retire dans le Masisi et allume le feu qui se propage. Mais puisqu'ils croient Ntaganda incapable de faire quoi que ce soit sans Kagame, ils lisent dans les dernières échauffourées du Masisi, une manoeuvre du Rwanda. Cela ne m'étonnerait pas de voir les calculs de 2008 se repéter avec tout le bataclan de rapports d'experts de l'ONU, HRW, ICG, etc. Enfin, franchement c'est ce que les vautours veulent que tout le monde pense. Les vautours et tous ceux qui se sont habitués à considérer la RDC comme une entité gérée par les officines activistes au service de divers multinationales qui payent les experts en RDC, qui à leur tour créent ces interprétations. Elles ne nous mènent nulle part du reste, car nous revenons sans cesse à la case du départ tant pour les problèmes militaires endémiques de la RDC, que pour ses questions politiques toujours irrésolues comme je ne cesse de le rappeler.

Alors de quoi il retourne encore? Une déclaration de ce que je continue de considérer comme le faux CNDP, c'est-à-dire, celui de Ntaganda, circule depuis hier. Si j'en comprends bien le contenu, il met en question l'incapacité de Kinshasa d'honorer sa part d'engagement dans les fameux accords bidon de janvier 2009. Ce CNDP (faux) qui fait partie de la majorité présidentielle encore, n'a-t-il pas d'autre moyens d'exiger ou de faire entendre ses revendications? Renvoyer aux accords de 2009 arrache un sourire narquois à ceux qui savons que ces accords étaient entachés de traitrise, et il aurait été terriblement surprenant de les voir faire avancer la paix en RDC. J'espère que qui a trahi ne trahira pas encore, ne fut-ce que pour contredire le dicton. Car maintenant il y a bel et bien une crise initiée depuis le memorandum de troupes auquel Kabila a répondu d'une façon plutot cavalière, toujours dorloté par le fait que les vautours le couvrent et sont les premiers à l'aider à pointer du doight les tutsis du Kivu pour n'importe quel gachis. Et ce faisant, ils déplacent le problème complètement. Il serait souhaitable que ceux qui ont trahi, prennent cette nouvelle opportunité pour éclipser la traitrise, et revenir à la raison qui dicte ceux-ci:

1) Les accords de 2009 n'ont avancé en rien la solution militaire et politique pour retablir aussi bien la paix que l'autorité de l'Etat en RDC et bien entendu, au Kivu.

2) Pour relancer le dialgue sur le fond et la forme de cette question complexe, que les vautours s'acharnent à traiter d'une manière par trop simpliste, il faut aller plus loin que les accords de Janvier 2009. Il faut plutot faire marche arrière jusqu'à la fameuse conférence qui a suivi la victoire du vrai CNDP sur les hauteurs de Mushaki en 2008. Cette conférence avait produit une avancée sérieuse en la forme des négociations interrompues à Nairobi, peu avant la traitrise de janvier 2009 exactement.

3) Que les vautours cessent de maquiller les problèmes politiques irrésolues de l'Est du pays en brandissant le spectre du Rwanda car cette argument d'une monotonie inutile ne comporte aucune solution. Ceux qui ont des comptes personnelles ou affairistes à regler avec le regime rwandais devraient trouver d'autre moyen de lui presenter opposition. Tot ou tard, il faudra bien faire face au probleme politique congolais de l'Est qu'on ne résoud pas par bouc emissaire interposé indéfiniment.

4) Si le faux CNDP se trouve en difficulté avec Kinshasa aujourd'hui, cela n'est rien d'autre qu'une preuve de ce que Laurent Nkunda avait raison depuis le début. Au cas où les difficultés entre le faux CNDP et Kinshasa persistent, à quoi s'attendre? A un divorce probablement même si j'ai horreur du mot divorce. Et il faudra bel et bien revenir à une case de départ. Cette fois-ci il faudra choisir la bonne, case il va sans dire, et pas la fausse.